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2014-12-07 | Readers 250 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Qu’est-ce que la mort ? (1)


Avant de continuer à décrire les affres au moment de la mort et après, faisons une halte et réfléchissons sur la signification de la mort et sur ce que l’on peut en déduire au niveau de la connaissance de l’homme et de notre vie sur terre.

Est-ce que la mort est la disparition, la fin, l’anéantissement total ou une transformation, une évolution, un passage d’un monde à un autre ? Cette question a préoccupé le genre humain en tout temps et en tout lieu. Certains en ont cherché la réponse en eux-mêmes, d’autres se sont contentés de croire en ce que les autres ont dit.

Nous, les Musulmans, nous revenons au Coran pour y trouver la réponse et nous croyons à la justesse de sa réponse dans la mesure où nous croyons en ce Livre divin. Le noble Coran a une réponse particulière à cette question en tant qu’il emploie un mot particulier pour en parler, le mot « tawaffâ » et non pas le mot « mawt » (la mort). « Tawaffâ » au niveau linguistique veut dire « al-istîfâ » (dans le sens de « recouvrement intégral »). On dit « tawaffî al-mâl » dans le sens de « prendre intégralement l’argent » ou de le prendre totalement sans aucun manque.

Cette expression est employée douze fois dans le noble Coran et à chaque fois pour indiquer la mort comme une opération de remise (ou la remise par l’Ange chargé de cela) de la personnalité véritable, parfaite de l’homme au moment de la mort.

On peut en déduire que :

-1)La mort n’est pas la disparition, le néant, mais le passage d’une monde vers un autre et que la vie de l’homme se poursuit d’une autre façon.

-2)Le corps de l’homme (ses membres, ses organes..) ne représente pas la personnalité réelle de l’homme et n’exprime pas le « moi » véritable de l’existence humaine, parce que le corps n’est pas transféré dans l’autre monde, mais reste dans ce monde et se décompose progressivement.

Ce qui représente notre réelle personnalité, notre « moi » véritable est ce que le Coran a exprimé par le mot « âme » parfois et par le mot « esprit » d’autres fois.

-3)Cet esprit (ou âme) occupe, dans son niveau d’existence, un monde plus élevé que celui de la matière et des choses matérielles, bien qu’il soit le résultat du perfectionnement substantiel dans [le monde de] la nature – ainsi [le monde de] la nature suit le perfectionnement substantiel et sa transformation en esprit ou âme –. Le monde existentiel et le niveau réel de l’esprit (ou de l’âme) changent et s’élèvent vers un niveau plus élevé, c’est-à-dire il apparaît être de l’espèce d’un autre monde qui est le monde de « derrière la nature » (« métaphysique »). Par la mort, l’esprit ou l’âme se déplace vers un monde d’une origine, de la sorte de l’esprit. En d’autres termes, au moment de la mort, l’opération de cette vérité sublimée se libère de la vérité matérielle.

Le noble Coran indique, dans certains versets, l’existence de cette vérité sublimée dans l’homme et mentionne que cette vérité est autre qu’un élément de « la boue malléable » à partir de laquelle a été formé le corps de l’homme : {Et lorsque ton Seigneur dit aux Anges : « Je vais créer un homme d’une argile extraite d’une boue malléable. Quand Je l’aurai harmonieusement formé et que Je lui aurai insufflé de Mon Esprit, alors jetez-vous prosternés devant lui. »} (29-30/XV)

La question de l’esprit (ou de l’âme) et de sa persistance après la mort est une des questions maîtresses des connaissances islamiques. La moitié des connaissances originelles se dresse sur le principe du « fondement de l’esprit », de son indépendance du corps et de sa persistance après la mort. Il en est de même en ce qui concerne la valeur réelle de l’homme. Elle se fonde également sur ce principe. Et c’est la première des leçons que l’on découvre quand on réfléchit sur la réalité de la mort, sur notre propre mort.

D’après Shahîd Mutaharî « al-Hayât al-Khâlidat aw al-Hayât al-Ukhrâ »

Chap. 1 Mahiyyah al-mawt


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