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2014-12-25 | Readers 376 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

L’importance du savoir


L’importance du savoir pour Sheikh Bahjat

C’était au début de mes études religieuses. Alors que nous sortions d’une séance d’étude et de recherche, mon camarade d’étude me fit part de son intention d’abandonner les études religieuses et de quitter la haouzah. Il me déclara qu’il n’y avait aucun intérêt à y rester. Je lui demandai : «  Mais où veux-tu aller ? Que veux-tu faire ? » Il me répondit : « Je vais me recycler dans l’enseignement dans les écoles modernes ou fait un quelconque autre travail. » Et il arrêta d’assister aux cours depuis ce jour.

Quelques jours plus tard, je le rencontrai par hasard et nous décidâmes de nous rendre ensemble chez Sheikh Bahjat.

Nous étions à peine assis que Sheikh Bahjat se tourna vers nous et nous dit : «  Ne sous-estimez pas ce qu’a dit l’Imam as-Sâdeq(p) et ce qu’a dit l’Imam al-Bâqer(p) ! Ne pensez pas que si quelqu’un d’entre vous devient un enseignant il y a quelque chose là-bas, qu’il y trouvera un profit ! Non ! Toute chose est présente ici ! Uniquement ici ! »

rapporté par un des professeurs de haouzah sheikh Mu’min,

in Fî madrasati ayâtu-llâhi al-‘uzhmâ al-‘ârif ash-sheikh Bahjat, vol.1 p37

Un jour, un étudiant de la haouzah demanda à Sheikh Bahjat de faire pour lui une « istikhârat » c’est-à-dire qu’il demande à Dieu de mettre en évidence ce qui est le mieux pour lui. Sheikh Bahjat refusa de le faire. L’étudiant, surpris de son refus (ce n’était pas dans ses habitudes d’agir ainsi) lui en demanda la raison.

Sheikh Bahjat lui répondit : « On ne fait pas une « demande de ce qui est meilleur » (une istikhârat) pour savoir s’il faut faire ou abandonner quelque chose d’obligatoire, mais l’istikhârat doit avoir lieu entre deux choses licites (mubâhayn) ! »

Devant l’étonnement de l’étudiant, sheikh Bahjat confirma : « La demande à Dieu ce qui est meilleur (l’istikhârat) dans une telle situation n’a aucune valeur ! Car la recherche du savoir est obligatoire pour celui qui en a les moyens ! La société a un grand besoin de savants. Le nombre actuel de savants est insuffisant pour combler ses besoins ! »

Sheikh Bahjat voyait que la recherche du savoir à notre époque était obligatoire pour celui qui en avait les moyens et que rien n’empêchait à cela. Il privilégiait le savoir à toute autre activité. Et si un étudiant était amené à quitter ses études pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, Sheikh Bahjat préférait toujours trouver une autre solution, (quitte à lui faire accepter une aide financière ou des biens légaux), plutôt que de faire abandonner les études.

in Fî madrasati ayâtu-llâhi al-‘uzhmâ al-‘ârif ash-sheikh Bahjat, vol.1 pp38-39

www.lumieres-spirituelles.net     No2  - Rajab 1430 – Juillet  2009


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