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2014-12-25 | Readers 278 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Le retrait américain des ville irakiennes


 Le retrait américain des ville irakiennes :

début d’un retrait définitif de l’Iraq ou nouveau redéploiement ?

Quoi de plus plaisant que de pouvoir marcher dans les rues de Bagdad sans se trouver nez à nez avec les troupes d’occupation américaines, en étant bercé par le doux espoir que cela soit le début du retrait définitif américain d’Iraq, comme cela a été conclu dans un accord signé avec le gouvernement irakien en novembre 2008 !

Certes les 120 à 140 000 soldats américains ne sont pas loin, postés dans les abords immédiats des villes, dans des zones rurales et aux frontières du pays. Mais en principe, ils n’interviendront plus dans les combats ni dans les opérations dites de maintien de l’ordre, sauf si les autorités irakiennes le leur demandent.

Alors, début de la fin de l’occupation américaine en Irak ? ou seulement un retrait « formel » des villes occupées, un redéploiement des forces américaines dans la région, laissant la charge de la sécurité des villes irakiennes aux seuls policiers et militaires irakiens, tout en se gardant les moyens d’entraîner des groupes armés amenés à intervenir à l’extérieur, comme au Kurdistan ou en Iran ?

Se gardant de parler de « défaite » ou d’« embourbement » en Iraq, les forces d’occupation américaines se vantent d’avoir apporté la « sécurité » et la « démocratie » en Iraq après avoir renversé le 20 mars 2003 celui qu’ils ont dit être « un des pires dictateurs » de la région.

Or, qu’ont apporté les Etats-Unis en Iraq, si ce n’est les destructions, la répression, les massacres, les attentats sanglants, les affrontements meurtriers inter-ethniques et inter-confessionnels, l’insécurité, le banditisme, les détentions dans les pires conditions, la torture (qui n’a pas entendu parler de la prison d’Abu Ghrayb ? – Et d’ailleurs que sont devenus les 11 000 prisonniers reconnus être entre les mains américaines qui auraient dû être libérés ce même jour aux autorités irakiennes ?), l’exode de millions d’Irakiens, notamment de la communauté chrétienne, sans parler de la dégénérescence de l’économie irakienne ?

Nous saluons au passage la résistance islamique et la lucidité des savants religieux (dont la haute autorité de référence juridique, Sayyed Sistanî) qui, même s’ils n’ont pas pu créer une alternative, ont au moins pu, avec l’aide de la République islamique d‘Iran, déjouer les complots américains de démantèlement du pays, colmater les divisions inter-ethniques malgré les attentats sanglants et éviter la guerre civile inter et intra confessionnelle ; bref, en quelques mots, qui ont réussi à sauvegarder une relative unité du pays.

 

Des questions se posent alors, autour de ce début des retraits des forces américaines :

-Les forces américaines espèrent-elles, en se retirant, rompre le front plus ou moins uni contre elles, soustraire l’Iraq à l’influence iranienne et créer des pôles de rivalité ?

-Que  veulent les Etats-Unis de l’Iraq ?

*un pays fort, stable, indépendant, tenu par une « poigne de fer », confessionnel (sunnite ? shi’ite ?) nationaliste (arabe ? irakien ?)

*ou un pays démantelé en trois principales grandes régions, kurde, sunnite et shi’ite ?

*ou encore un pays avec un pouvoir faible, instable, soit déchiré par des guerres intestines soit maintenu sous tension, soumis aux aléas de la situation régionale et des ingérences extérieures par l’intermédiaire de groupes stipendiés de l’extérieur (Arabie Saoudite ou autres) tels la Qa‘ida, les Takfiris, des « forces spéciales »..

-Avec quel argent ?

Après une décennie d’embargo international, deux guerres américaines qui ont abouti à une occupation directe du pays, avec le maintien de l’insécurité, la corruption, la situation économique et financière est plutôt alarmante. Certains parlent d’une « épave » tant son infrastructure est vétuste, en mauvais état, voire même sabotée en certains endroits.

A l’appel d’offre lancé, en ce même jour du 30 juin 2009, pour l’exploitation de six des grands champs pétroliers irakiens, seul un accord anglo-chinois pour le centre de Roumaïla situé dans le sud du pays. Aucune compagnie américaine n’a accepté les conditions offertes par l’actuel gouvernement irakien.

L’exploitation des réserves pétrolifères soulève d’autres problèmes : juridique pour la redistribution des revenus pétroliers et politique en ce qui concerne le statut du bassin pétrolier de Kirkouk. La province autonome du Kurdistan est-elle prête à renoncer au contrôle des contrées pétrolifères du Kirkouk ?

Sans moyen financier quelle marge de manœuvre pourra avoir l’Iraq ?

-Enfin, le retrait des forces américaines, des villes irakiennes dans un premier temps, est-il un signe de changement de stratégie dans la région, devant leur constat de l’impossibilité actuelle d’attaquer directement, militairement, l’Iran, les Etats-Unis ?

D’un côté, des belles paroles et des appels au dialogue, de l’autre, une concentration des troupes de façon consensuelle en Afghanistan, non loin des frontières iraniennes, avec des interventions quasi-quotidiennes contre la population afghane, et une déstabilisation progressive de la région pour brouiller les cartes ou en changer la donne ?

Les récents évènements en Iran ont montré que les Anglo-américains sont prêts à employer tous les moyens possibles pour arriver à leurs fins : campagne de diffamation pour discréditer la République islamique d’Iran, son président réélu Mahmoud Ahmadinejad, ses institutions, son Guide suprême, l’imam Khâmine’î ; ingérences directes dans les affaires iraniennes pour semer la discorde, des conflits inter-ethniques, l’insécurité ; tentatives d’embargo diplomatique de l’Iran avec un renforcement du blocus économique (cinq nouvelles lois votées contre l’Iran dans le domaine économique par le congrès américain)..

Alors, derrière cette première étape du retrait américain des villes d’Iraq, se cache-t-il un redéploiement des forces américaines dans la région pour arriver à mettre un terme à la République islamique d’Iran et donc à l’Islam et aux valeurs islamiques ?

 www.lumieres-spirituelles.net     No3 -  Sha‘ban 1430 – Août  2009


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