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2014-12-25 | Readers 394 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Chögyal Namkhaï Norbu (1938-)


Chögyal Namkhaï Norbu  

Chögyal Namkhaï Norbu, maître de la tradition bouddhiste tibétaine, sillonne la planète pour transmettre les enseignements du dzogchen, la voie de la « grande perfection ». Il fait découvrir les trésors cachés des Anciens (« termas ») qu’il dit avoir reçus par inspiration en rêve.

Né à Derghe (Tibet oriental) en 1938, il fut reconnu à sa naissance comme la réincarnation d’Adzom Droukpa, maître réputé des nyingmapas, l’une des quatre écoles du bouddhisme tibétain, bien que lui-même ne se réclame d'aucune de ces quatre écoles.

A quatorze ans, il rencontra Ayou Khandro, une grande pratiquante, détentrice des enseignements sur les dakinis (êtres éveillés féminins) et sur les retraites dzogchen dans l’obscurité, qui le marquera durablement.

Après l’instauration de la République Populaire de Chine sur la partie orientale du Tibet, il fut envoyé quelques temps en Chine pour enseigner à l’université des minorités. A son retour à Derghe en 1956, il rencontra celui qui allait devenir son maître principal, Nyak la Changchoub Dordjé qui lui fit découvrir la profonde simplicité de la nature de l’esprit.

En 1958, il dut fuir la répression chinoise et se réfugia au Sikkim, en Inde, où il se mit à écrire  et éditer des textes tibétains.

Le dzogchen ou « grande perfection » est l’enseignement et la pratique qui dévoilent la perfection naturelle de notre véritable nature, la Présence éveillée (rigpa) ou Nature de Bouddha. Cette voie directe enseignée dans les écoles tibétaines Nyingmapa et Bönpo repose sur la transmission du maître qui « présente » à ses disciples la nature de leur esprit. Une fois celle-ci reconnue, le pratiquant doit stabiliser cet état par la méditation et libérer progressivement toutes les passions qui le conditionnent. Il pourra alors intégrer tous les aspects de son existence à cette dimension non-duelle de l’Eveil.

Selon le Dzogchen, la nature de l’esprit est comparable à un miroir poli avec la plus haute finition, les pensées, les émotions.. ne sont que des reflets qui apparaissent dans ce miroir.

Puis, dans les années 1960, il fut invité en Italie pour donner des conférences sur la culture du Tibet et il y resta. Il contribua ainsi (activement) à la naissance des études tibétaines en Occident. Au milieu des années 1970, Chögyal Namkhaï Norbu commença à enseigner le yoga et la méditation Dzogchen à quelques élèves italiens, pour fonder, un peu plus tard, son premier centre à Arcidosso en Toscane Mérigar (« le camp du volcan ») où il mit au point une pratique intégrant le corps (yantra-yoga, danse du vajra),  la parole (chant du vajra, mantras) et l’esprit (contemplation). Depuis, d’autres centres furent créés en Europe, en Russie, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Australie.

En 1986, il créa un programme complet de pratique et d'étude approfondie et forma nombre de traducteurs de textes tibétains pour préserver la culture de son pays. En même temps, il créa une organisation humanitaire et culturelle l’A.S.I.A. dont les réalisations (écoles, hôpitaux, programmes éducatifs, restaurations de monuments et de monastères au Tibet et en Mongolie intérieure), sont financées aussi bien par des fonds privés que par les ministères des Affaires étrangères italiens et français et l'Union européenne.

 Selon Namkhai Norbu, le Dzogchen qu'il représente n'a que peu de choses à voir avec le bouddhisme, même si la communauté mère est toujours basée au Tibet, et il est le plus éloigné de toute idée de « religion ».

www.lumieres-spirituelles.net     No4  - Ramadan 1430 - Août 2009  


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