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2014-12-25 | Readers 388 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les derniers instants d’un combattant dans la voie de Dieu


Les derniers instants d’un combattant dans la voie de Dieu

Quelque part dans le sud du Liban, après un bombardement intensif d’une des positions de la résistance islamique libanaise par les forces d’occupation israéliennes. Presque tous les combattants étaient tombés martyrs. Il restait Abû ‘Alî, blessé de quelques blessures, et à côté de lui, son ami ‘Imad (marié depuis plus de dix ans et qui n’avait toujours pas eu d’enfant) gravement touché. Abû ‘Alî se tourna vers lui quand il l’entendit dire avant de rendre son dernier souffle : « Dis à ma femme que ‘Imad n’est pas mort. Il est encore vivant dans ses entrailles. »

Abû ‘Alî se retourna et vit, un peu plus loin, le jeune Ahmed qui rampait vers un arbre, le sang coulant de ses blessures. En s’approchant de lui, Abû ‘Alî l’entendit réciter la Ziyârat ‘Ashûrâ’ d’une voix éplorée. Il n’avait jamais entendu une telle voix de sa vie et depuis quand la connaissait-il en entier ? Quand Ahmed le vit, il lui demanda à boire puis perdit connaissance. Quand il reprit connaissance, il était en train de réciter la ziyârat Ali Yâsîn..

Après s’être assuré que personne d’autre que lui n’était vivant, Abû ‘Alî mit Ahmed sur ses épaules et le porta jusqu’à une maison abandonnée, repérée précédemment, malgré ses blessures et sa fatigue. A peine put-il pénétrer dans la maison avec Ahmed qu’il perdit connaissance.

Il revint à lui peu de temps après, réveillé par la voix d’Ahmed qui disait : « Je les ai vus ! Les voilà qui viennent me prendre ! » Il s’était dressé sur le pas de la porte, son corps couvert de sang,  et disait, les yeux pleins de larmes, d’une voix haute : « Que la paix soit sur toi, ô Abû ‘Abdallah ! » Abû ‘Alî ouvrit grands les yeux : « Avec qui parle Ahmed ? »

Ahmed se tourna vers Abû ‘Alî, comme s’il avait compris sa surprise, et lui dit : « Ce sont l’Imam al-Hussein, Abû Fadl al-‘Abbas, Sayyidati Zeinab. L’Imam Hussein(p) m’a donné un message que tu dois transmettre à ..le voici.. » Puis il ajouta : « Transmets aux jeunes de la résistance qu’al-Hussein(p), Zeinab et al-‘Abbas sont avec eux dans chaque opération. » Il reperdit connaissance.

Les heures s’écoulèrent et la fatigue reprit le-dessus, Abû ‘Alî perdit à nouveau connaissance.
Quand il revint à lui, il trouva Ahmed, couché sur le dos à côté de lui et qui saluait l’Imam al-Mahdî(qa). Son regard était faible, sa voix exténuée. Il lui dit :  « Ô Abû ‘Alî, dans quelques secondes, je vais quitter ce monde, martyr. Tu vas raconter tout ce qui s’est passé. Dis aux jeunes que nous les aimons, que leur récompense est auprès de Dieu… qu’ils sont comme les compagnons d’al-Hussein à Karbalâ, qu’ils vont remporter la victoire de la Rencontre de Dieu sur les rives de cette rivière. »

Ahmed s’arrêta un peu, épuisé mais le visage illuminé.. d’une lumière éclatante, puis continua : « Lors de ton retour, tu vas t’égarer. Apparaîtra devant toi un guide qui t’indiquera le chemin. Tu le suivras jusqu’à atteindre les limites du village. Là, un groupe de résistants t’attendront et te transporteront à l’hôpital. » Sa voix s’effilochait. Abû ‘Alî voulait l’empêcher de parler. Ahmed reprit, le timbre de sa voix devenant plus doux : « La première personne que tu verras à l’hôpital sera ma mère. Transmets-lui mon salut et dis-lui de ne pas désespérer parce qu’az-Zahrâ’(p) va se charger d’elle. » Et il le quitta.

Abû ‘Alî jeta un cri perçant, le prit dans ses bras, le secoua : « Ahmed ! Ahmed ! » mais en vain. Il le serra contre sa poitrine, posa sa joue contre sa joue, lui essuya le front..

Après un instant, Abû ‘Alî dut se résigner à l’abandonner et prit le chemin du retour. Tout se passa comme avait dit Ahmed. Le guide (un chien), les compagnons qui l’attendaient, la mère d’Ahmed à l’hôpital.. Jusqu’à la femme de ‘Imad qui s’avéra être enceinte..

 Depuis, quand il raconte l’histoire de ses 9 compagnons martyrs, il ajoute toujours : « Comme j’aurais voulu tomber martyr avec eux ! Eux sont arrivés. Et c’est à moi qu’est revenu le devoir de transmettre leur histoire et leurs testaments ! Je demande à Dieu qu’Il me rassemble avec eux. »

(pris de la revue Al-Mahdî(qa) n°Nov.2007)

www.lumieres-spirituelles.net     No8  -  Moharram 1431 – Janvier  2010

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