1. La Prière
  2. L’invocation
  3. Le Coran
  4. L’Imam al-Mahdî(qa)
  5. Connaître Dieu
  6. La Voie de l’Éloquence
  7. Spiritualité des Infaillibles(p)
  8. L’Au-delà
  9. Méditer sur l’Actualité
  10. Le Bon Geste
  11. Des états spirituels
  12. La Bonne Action
  13. Exemples des grands savants
  14. Les Lieux Saints
  15. Notre Santé morale
  16. Notre Santé physique
  17. Notre Nourriture
  18. Expces Spirituelles des autres
  19. Le Courrier du lecteur
  20. Le Livre du Mois
  21. La Femme dans l'Islam
  22. Entretiens
  23. Éditorial
  24. Divers
2014-12-25 | Readers 665 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Faire comprendre au cœur (1)


Faire comprendre au cœur(1)

Cette règle de conduite –  faire comprendre au cœur – est particulièrement importante pour les actes d’adoration où il y a des rappels (dhikr).

Au début, l’homme considère son cœur comme un enfant qui commence à parler. Il veut tout lui apprendre des rappels (dhikr), des récitations (awrâd), les vérités et les secrets des actes d’adoration, avec précision et attention, et lui faire comprendre la vérité qu’il a saisie, quel que soit le niveau où il se trouve.

S’il n’est pas apte à comprendre les sens du Coran et des rappels et qu’il n’arrive pas à connaître les secrets des actes d’adoration, il en fait au moins comprendre à son cœur le sens global : que le Coran est la Parole de Dieu, que les rappels (dhikr) sont des Souvenirs de Dieu Très-Elevé et que les actes d’adoration sont des actes d’obéissance à l’Ordre du Seigneur. Ainsi il fait comprendre à son cœur ces sens globaux.

S’il est apte à comprendre les sens formels (sûriyyat) du Coran et des rappels, alors il fait comprendre à son cœur les sens formels de la Promesse (du Paradis) et de la menace (du Châtiment divin), de l’Ordre et de l’Interdiction, de la science de la création et de la Résurrection, selon ce qu’il peut comprendre, ce qu’il sait.

Et si une des vérités de la connaissance lui est dévoilée, ou un des secrets des actes d’adoration lui est révélé, alors il l’enseigne à son cœur avec sérieux et diligence.

Résultat de cet effort assidu de faire comprendre à son cœur, la langue du cœur se dénoue et le cœur devient rappelant, se souvenant. Au début, le cœur apprend ce que la langue lui enseigne. Il se rappelle par le rappel de la langue, la suivant dans le rappel. Mais après le « dénouement » de la langue du cœur, les choses s’inversent. Le cœur devient le rappelant et la langue le suit dans le rappel et le mouvement.

Sans doute, cette chose peut arriver pendant le sommeil, la langue évoquant  ce que le cœur lui rappelle, parce que le rappel du cœur n’est pas spécifique à l’état d’éveil. Si le cœur est en  train de se rappeler, la langue le suit et le rappel circule des « cieux » (malakût, le for intérieur) du cœur jusqu’à l’apparent : {Dis : chacun agit selon ce qui lui est semblable (shâkilatihi).} (v.84, s.Le voyage nocturne XVII)

En résumé, l’homme doit absolument au début  observer cette règle de conduite (de faire comprendre à son cœur) jusqu’à ce que se dénoue la langue du cœur. Voilà ce qui est réellement demandé. Et le signe que la langue du cœur commence à parler : la disparition du sentiment d’effort, de fatigue, de lassitude et de douleur, et l’apparition des sentiments de dynamisme et de joie.

On pourrait comparer cette situation à celle de l’homme qui apprend à un enfant à parler. Tant que l’enfant ne sait pas parler, le professeur se fatigue et même peut se lasser. Mais quand l’enfant se met à parler et prononce le mot qu’il lui a appris, la lassitude du professeur disparait et il est tout joyeux ! De même, pour le cœur : au début, il est comme un enfant qui apprend à parler. On doit lui apprendre et lui faire répéter les rappels et les récitations. Quand la langue du cœur se dénoue, disparaissent alors l’effort, la fatigue et la lassitude de l’apprentissage des rappels. Cette règle de conduite est absolument nécessaire pour les débutants.

Même ! Un des secrets de la répétition des rappels et des invocations, et de l’assiduité à cela est que la langue du cœur se dénoue et devient « se rappelant », « invoquant » Dieu et « adorant ». Tant que cette règle de conduite évoquée n’est pas constatée, cela veut dire que la langue du cœur ne s’est pas encore dénouée.

(d’après Al-Adab al- Ma‘nawiyyqh li-s-Salât de l’Imam al-Khomeiny(qs)) – Maqâlat 1- Chap.7(1))

www.lumieres-spirituelles.net     No11  - Rabî’ II  1431 – Avril  2010


Articles précédents:

1440 (2018-2019)

1439 (2017-2018)

1438 (2016-2017)

1437 (2015-2016)

1436 (2014-2015)

1435 (2013-2014)

1434 (2012-2013)

1433 (2011-2012)

1432 (2010-2011)

1431 (2009-2010)

1430 (2008-2009)