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2014-12-27 | Readers 311 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Siddhârtha Gautama - Bouddha (-624/-544)


 Siddhârtha Gautama - Bouddha (-624/-544)

Siddhārtha Gautamaou le Bouddha, fondateur historique d'une communauté de moines errants, qui devint par la suite le bouddhisme est un chef spirituel qui vécut au VIe siècle avant l'ère chrétienne.

Il serait né à Kapilavastu dans le Teraï népalais, sur les contreforts de l’Himalaya, de la reine Mâyâdevî qui mourut une semaine après sa naissance et du roi Suddhadana, dans une famille de « guerriers-aristocrates ». Il passa toute son enfance protégé dans l'enceinte du palais familial, dans le respect de l’hindouisme et élevé en guerrier, selon sa caste.

À 29 ans, alors qu'il se promenait hors de l'enceinte du palais, il découvrit la souffrance (dukkha) endémique de son peuple qui lui avait été cachée jusqu'alors et le fossé qui le séparait du luxe de sa vie aristocratique. La légende rapporte que ce sont quatre rencontres qui changèrent sa vie : un vieillard qui lui fit prendre conscience de la souffrance du temps qui passe et de la déchéance du corps vieillissant ; un malade qui lui apprit la souffrance du corps et un cadavre que l'on emmenait au bûcher qui lui révéla la mort. Enfin, un ermite qui lui montra ce que pouvait être la sagesse : le renoncement total de ce monde et la domination de son esprit par la force et l'exercice de la foi présentés comme le seul moyen de se soustraire à ces malheurs.

Il rejeta alors titre et palais et commença une vie d’ascèse, suivant les enseignements de plusieurs ermites renonçants  (« samnyâsin » ou « sâdhu »), et entreprit des pratiques méditatives austères, avec cinq autres ascètes méditants, pendant six ans. Il faillit mourir d'abstinence et décida de trouver une autre voie. Acceptant de manger un bol de riz au lait, il mit fin à ses mortifications et se concentra sur la méditation et la voie moyenne (qui consiste à nier les excès). Les cinq disciples qui le suivaient l'abandonnèrent, jugeant cet acte comme une trahison de sa part.

Siddhārtha Gautama s'assit alors sous un arbre (Ficus religiosa), dans une posture demeurée célèbre dans l'iconographie bouddhiste, et fit le vœu de ne pas bouger de cette place avant d'avoir atteint la Vérité. Ignorant les vaines tentations du démon sous la forme de hordes de démons effrayants et de filles séductrices, Siddhārtha, prenant la terre à témoin de ses mérites passés, accéda à l'éveil ou « la compréhension totale de la nature et des causes de la souffrancehumaine et des étapes nécessaires à son élimination ». C’est de cette illumination appelée « bodhi » que vient son nom « Bouddha ».

Les principaux concepts de son enseignement qu’il adaptait à la capacité réceptive de son public, sont : l’impersonnalité, l’impermanence et l’insatisfaction de toute chose, devant conduire au renoncement face au désir, distinguant une réalité conventionnelle d’une réalité ultime, cette dernière ne pouvant être découverte que par l'accomplissement personnel, l’illumination.

Aussi son message est-il simple : l'homme est identifié aux pensées et aux émotions qui l'empêchent de vivre dans le présent et dans la clarté. Il doit s’en débarrasser par la méditation et le renoncement.

Pendant les quarante-cinq années restantes de sa vie, il voyage dans la plaine gangétique du centre de l’Inde (la région du Gange et de ses affluents), enseignant sa pratique en matière de méditation à une grande variété de personnes, allant des nobles aux balayeurs des rues, et sans oublier les disciples des philosophies et religions. Il fonde la communauté des moines et des nonnes bouddhistes (le sangha) pour perpétuer ses enseignements après sa disparition (considéré comme le « parinirvāa »  ou « nirvâna complet »). Le Bouddha mourut, selon la tradition bouddhiste, en 544 avant notre ère, près de la localité de Kushinagara à l’âge de quatre-vingt ans.

Selon la tradition indo-tibétaine, la vie de Bbouddha en douze actes : 1-La descente des cieux Tusita,

2-L'entrée dans la matrice, 3-La naissance dans ce monde, 4-L'accomplissement dans les arts mondains,

5-La jouissance d'une vie de plaisir, 6-Le départ du palais et le renoncement, 7-Les exercices ascétiques,

8-La méditation sous l'arbre de la Bodhi, 9-La défaite des hordes de Mâra, 10-L'atteinte de l'éveil parfait et

ultime, 11-La mise en mouvement de la roue de la loi, 12-L'entrée au parinirvana.

La méditation Vipassana consiste à s’asseoir, à fermer les yeux et à rester attentif au mouvement de la respiration et à observer le mental, ce processus de pensées et d’émotions qui ne s’arrêtent jamais. Cette technique amène détachement, sérénité et bien-être intérieur.

www.lumieres-spirituelles.net     No13  - Jamadî II    1431 – Mai-Juin 2010


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