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2014-12-27 | Readers 369 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Banque américaine sur le banc des accusés pour banditisme


La première banque mondiale américaine..

.. mise sur le banc des accusés pour banditisme !

Présente dans toutes les malversations financières mondiales (les subprimes, la hausse du coût du pétrole, jusqu’à la crise financière grecque et la fuite du pétrole dans le golfe du Mexique) la banque Goldman Sachs est responsable de la faillite voire même de la famine de millions de gens. Et à chaque fois, elle s’en sort renforcée et enrichie de milliards de dollars !

Mais pour la première fois, à l’occasion de contradictions au sein de l’establishment américain avec le président Obama qui veut imposer une réforme de la régulation financière pour éviter « la chute de l’empire américain ruiné par ses escrocs », le voile s’est officiellement levé sur les « fraudes » et le « banditisme » de la banque par l’ouverture de procès menés l’un par la Securities and Exchange Commission (la SEC, le gendarme américain de la bourse) le 16/4/2010 et l’autre par une commission d’enquête du sénat américain, fin avril-début mai 2010. Moyen de pression qui ne sera cependant pas utilisé trop longtemps pour ne pas dévoiler toute les pratiques de la place financière et son étroite relation avec le Congrès et l’Administration américaine, ni provoquer une onde de chocs qui pourrait ébranler d’autres piliers de la finance mondiale. Déjà, un accord amiable est annoncé avec cette fameuse banque et le rideau s’est abaissé.

C’est qu’elle ne s’est plus contentée de l’usure, ni de la spéculation : elle a transformé le monde de la finance en un immense casino mondial ! Comment ?

Profitant de différentes modifications des règles apportées au système financier à la fin du XXè siècle par le gouvernement américain en vue de faciliter la libre circulation des capitaux, la privatisation des sociétés financières, l’insertion des petits investisseurs dans le système mondial (« mondialisation » et « démocratisation » obligent), elle fait des paris en baisse contre ceux-là même à qui elle a vendu des transactions «toxiques» (sans le leur dire) en les incitant à la hausse ! Certains parlent de « bulles spéculatives »(1), d’autres de « délit d’initié » et de « conflits d’intérêt »(2).

LA BULLE INTERNET (fin XXe)

Profitant des facilités d’introduction de sociétés en bourse, cette banque a introduit des centaines de sociétés technologiques (internet) n’ayant aucune valeur réelle (contre de fortes commissions de centaines de millions de dollars) et en a fait monter artificiellement la valeur de différentes façons. Une fois les actions vendues dans le monde entier, elle laissa tomber leurs valeurs : ainsi 5 milliards de dollars (les « dépôts » de millions d’actionnaires de par le monde) disparurent sur le Nasdaq(3) mais.. présents dans la banque Goldman, redistribués en grande partie sous forme de salaires faramineux et de copieuses primes.

Cette première malversation marque un tournant : la banque ne cherche plus à faire des bénéfices dans le développement d’entreprises rentables, mais à attirer de grosses sommes d’argent par tous les moyens imaginables puis de les convertir en bonus et salaires au plus vite !

LES SUBPRIMES (2007)

Mais les accusations de fraude et de banditisme portées contre la banque concernent l’affaire des       « subprimes » : début 2007, la banque a vendu à ses clients des produits complexes adossés à des crédits immobiliers à risque (dus à des facilités de conditions d’emprunt accordées), des «CDO», sans les prévenir des risques que détenaient ces produits, même ! en les trompant par une cotation AAA (les Abacus 2007 AC1), donc susceptibles d’augmenter de valeur.

Ensuite, fait plus grave !, elle ne leur a pas dit qu’elle pariait, en même temps, de grosses sommes d’argent sur leur chute (étant la seule à connaître la véritable nature de ces produits).

Ainsi d’un côté, elle incitait ses clients à miser sur une hausse de l’immobilier et leur vendait des produits « toxiques », et de l’autre, elle faisait une transaction avec un riche partenaire Paulson, dernier ministre des finances de Bush (moyennant une forte commission) en pariant sur une baisse (les CDS), et se couvrait contre le risque sur ses propres paris en contractant une assurance auprès de compagnies telle qu’AIG.

Après le gonflement artificiel du marché, arrive l’inévitable implosion. La chute brutale des titres provoque une perte nette d’1 milliard de dollars et la faillite des investisseurs, des petits aussi bien que de ses principaux concurrents. Elle sera la seule banque à ne pas avoir été touchée par la crise des « subprimes », vantant le sérieux de sa pratique financière.

Cependant Les courriels rendus publics le 24/4/2010 par la commission d’enquête sénatoriale (où l’on parle d’« affaires de merde », d’« édifice entier qui risque de d’effondrer ») montrent à quel point la banque savait ce qu’elle faisait.

Le sénateur Carl Levin, président de la sous-commission d’enquête sénatoriale, compara la banque Goldman Sachs à « des pollueurs qui mettent du poison dans une rivière, puis qui font croire que l’eau est potable. » lors de l’ouverture de l’audition.Puis pour dissiper les soupçons et surtout bénéficier du « renflouement » de l’Etat de certaines banques ousociétés, la banque annonça un déficit de 1,2 ou 1,7 milliard au début de 2008 et toucha, en automne 2008,quelque 13 milliards de dollars de l’argent du  « renflouement » versé à L’AIG que ce dernier lui devait dans lecadre du pari effectué. (voir New York Times de 15/3/2009) Et ainsi la boucle fut bouclée.

LA CRISE DU PÉTROLE (2008)

La banque se tourna ensuite vers le marché des « matières premières » (pétrole, blé, maïs, café) et, profitant de la loi de la « modernisation des transactions à terme sur les matières premières », et    d’« exemption pour couverture de bonne foi », transforma le marché du pétrole en un lieu de spéculation et de paris, encourageant les mises vers la hausse et des paris de plus en plus gros, indépendamment de la quantité de pétrole réellement possédée. En un an, le coût du baril passa de 60 $ à 147 $, le pétrole changeant de main 27 fois avant d’être livré et consommé, avant sa chute brutale jusqu’à 33 $, ce même été 2008. A nouveau ce sont les pauvres qui en subirent les conséquences.

LE «RENFLOUEMENT»

Après le pétrole, ce fut l’argent des contribuables et des impôts. La banque se transforma alors en     « holding » bancaire, annonça en 2009 un énorme bénéfice pour bénéficier du plan de sauvetage de l’industrie financière de 700 milliards de dollars (« TARP ») et éviter le « test de stress » corollaire. Elle put en même temps déplacer l’argent dans les pays étrangers à faible taux d’imposition (ou paradis fiscaux) en toute « légalité ».

LA FUITE PÉTROLIÈRE DU MEXIQUE (2010)

Le 11 mai 2010, la Goldman Sachs reconnaît avoir fait d’énormes bénéfices en misant sur un recul important dans la production pétrolière dans le golfe du Mexique, quelques jours avant l’explosion du puits de pétrole appartenant à la société anglaise BP, ayant reçu un rapport secret l’informant d’un danger imminent menaçant la plateforme pétrolière en question.

Puis la course aux « crédits de carbone » en juin 2009, toujours en cours.

LA CRISE GRECQUE (2010)

Enfin, dernier exemple en date, la crise financière en Grèce. La banque est accusée d’avoir aidé le gouvernement grec à maquiller ses comptes publics grâce à des produits dérivés (les « Credit Default Swaps » ou CDS), moyennant une commission de 300 millions de dollars (ce qui avait permis à la Grèce, nouvellement entrée dans l’Union Européenne, d’emprunter de l’argent frais en échange de revenus futurs); puis, au fait de ces informations, d’avoir spéculé sur la baisse de ces produits (faisant même circuler de fausses rumeurs d’emprunts grecs auprès des Chinois). Elle se comporta comme un « fourgue » qui encaisse sa part du butin puis qui dénonce les auteurs du larcin pour encaisser la prime promise par l’assureur.(voir New York Times de 15/2/2010)

Voilà ce qu’a révélé la presse américaine, ces derniers temps. Aux peuples du monde d’en tirer les leçons pour envisager leur avenir !

(1)Voir le rapport publié dans Rolling Stone le 13 juillet 2009 « La grande machine à bulles américaine » de Matt Taibbi, journaliste d’investigation.

(2)Accusations de la SEC 16/4/2010, et de la commission d’enquête sénatoriale 27/4/2010 - Délit d’initié : Le fait d’avoir des informations privilégiées et de les utiliser en bourse. - Conflit d’intérêts : Le fait d’être à la fois juge/conseiller et partie ou parier contre ses propres clients.

(3)Indice boursier du marché électronique des valeurs mobilières aux Etats-Unis.

www.lumieres-spirituelles.net     No14  - Rajab  1431 – Juin-Juillet 2010


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