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2014-12-27 | Readers 226 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

St Thomas d’Aquin (1225-1274)


St Thomas d’Aquin

(1225-1274)

Surnommé parfois le “docteur angélique” et parfoisle “prince de la scolastique”, St Thomas d’Aquin est un philosophe  et théologien italien du Moyen-âge qui, par ses œuvres, est devenu la figure majeure de la philosophie scolastique, l'un des principaux théologiens catholiques et une référence jusque dans la vie spirituelle chrétienne.

Thomas naquit vers 1225 dans une famille noble à Roccasecca, près d'Aquino et étudia au monas-tère bénédictin du Mont-Cassin, puis à l'université de Naples. Il aurait sans doute pu faire une belle carrière ecclésiastique s'il n'avait décidé, vers l'âge de dix-huit ans, à la mort de son père, d'entrer chez les Frères prêcheurs, ordre récemment fondé par saint Dominique. C'était choisir la pauvreté, une vie consacrée à la prière, à l'étude, à la méditation, à la contemplation et à la prédication. Il fut  l'élève du philosophe scolastique allemand Albert le Grand, qu'il suivit à Cologne en 1248. Ordonné prêtre vers 1250, il commença à enseigner à l'université de Paris en 1252. En 1256, saint Thomas obtint son doctorat en théologie et fut nommé professeur de philosophie à l'université de Paris.

Thomas d'Aquin  proposa, au XIIIe  siècle, un essai de synthèse de la raison et de la foi, en distinguant les vérités accessibles à la seule raison, de celles de la foi relevant de la Parole de Dieu, et en montrant leur complémentarité, la philosophie étant au service de la théologie et les deux disciplines collaborant en vue d'une même fin.

Il quitta Paris en 1272 pour Naples pour s'occuper d'une nouvelle école dominicaine. Là, il eut une expérience spirituelle pendant la messe, qui lui fit remettre en question tout ce qu’il avait écrit. Il cessa d’écrire. Peu de temps après, il tomba malade et mourut le 7 mars 1274. Il fut canonisé par le pape Jean XXII en 1323 et proclamé docteur de l'Eglise par le pape Pie V en 1567.

Il écrivit de nombreuses œuvres dont les deux plus importantes sont Summa contra gentiles (Somme contre les gentils, 1261-1264), virulent traité destiné à convaincre les intellectuels musulmans de la vérité du christianisme et Summa theologica (Somme théologique, 1265-1273), composé de trois parties (« Dieu », « La vie morale de l'homme » et « Le Christ ») dont la dernière demeura inachevée.

Ses principales idées :

-Il est tout à fait possible d'accéder à une connaissance de Dieu sans la Révélation, en observant le monde, cette connaissance restant dans les limites de la raison. Mais elle ne pourra jamais remplacer la connaissance de Dieu par la Révélation que l’âme connait spirituellement.

-Dieu est absolument Simple, Ses Attributs ne se distinguant que par la raison.

-Dieu est le Créateur de l’Univers sans matériau préexistant. Le principe de la Création, fondamental chez Thomas d’Aquin implique que, sur le plan philosophique, l'existence est un acte qui a sa source ultime dans la volonté amoureuse de Dieuet que, sur le plan spirituel, la charité (amitié de l'homme pour Dieu)se fonde sur la considération de l'amour que Dieu a pour nous et dont notre existence est le témoignage constant et qu’elle forme l’ensemble des vertus.

L'homme doit s'insérer dans l'ordre de l'Univers voulu par Dieu, c'est-à-dire faire ce pour quoi il a été créé : connaître et aimer Dieu. Dans ce cadre, la morale, parce qu'elle porte sur l'être humain en tant qu'être composé d'âme et de corps, doit intégrer dans son chemin toutes les inclinations sensibles, toutes les passions, tous les amours, afin que l'homme arrive à sa fin dans toute son intégrité : cette fin est le bonheur dans l'ordre naturel et la Béatitude dans l'ordre surnaturel. La vie morale consiste donc, pour chaque homme, à développer au plus haut point ses capacités et ses possibilités naturelles sous la conduite de la raison, et de s'ouvrir à la vie surnaturelle offerte par Dieu.

www.lumieres-spirituelles.net     No14  - Rajab  1431 – Juin-Juillet 2010


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