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2014-12-27 | Readers 224 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Confucius (-551/-479)


Confucius

(-551/-479)

Confucius (Kǒng Fūzǐ, « Maître Kong ») est le personnage historique ayant le plus marqué la civilisation chinoise. Considéré comme le premier « éducateur » de la Chine, son enseignement a donné naissance au confucianisme, une doctrine politique et sociale qui a été érigée en "religion d'État" dès la dynastie Han  et qui ne fut officiellement bannie qu'au début du XXe siècle. Nous en faisons une présentation rapide.

 

Né en -551 av. J.-C. à Qufu, dans l’actuelle province du Shandong, Confucius devint précepteur dès l’âge de dix-sept ans, grâce à un goût précoce pour les livres et les rites, et en -527, se mit à enseigner sa connaissance des textes anciens à un petit groupe de disciples qui le suivait. La légende dit qu’il aurait rencontré Lao Zi (Lao-tseu) et aurait été fortement impressionné. Après quelques emplois subalternes à la cour du prince Lu, il devint son Grand Ministre de la Justice. En raison d’un incident (dit des « danseuses »), il quitta son poste et partit en -496 pour quatorze années d’errance, à la recherche du souverain idéal qui lui permettrait d’appliquer ses idées. Il rentra définitivement à Lou pour se consacrer jusqu’à sa mort, à l’enseignement et à la compilation de textes anciens.

Après plus de deux millénaires de scolastique, il est difficile de se faire une idée juste de l’enseignement originel de Confucius. Il vivait à une époque où le pouvoir centralisé des Zhou entrait en déclin, laissant place aux conflits entre petits Etats rivaux. Contre le désordre ambiant, Confucius se tourna vers la tradition en voulant restaurer le « mandat du Ciel » qui conférait pouvoir et efficacité à l’empereur vertueux tout en  interprétant les anciennes institutions selon ses aspirations.

Ainsi, d’un côté, il prônait la reconnaissance d’un ordre cosmique supérieur porteur de préceptes universels, et de l’autre celle d’un ordre intime propre à la nature humaine, l’homme se sentant porteur de la plus grande Vertu et se découvrant uni à l’Infini ainsi qu’aux autres êtres. L’homme prend alors conscience que l’ordre social ne peut émaner que de sa volonté de développer la perfection qui est en lui.

Plaçant l’homme au centre de ses préoccupations, Confucius chercha à fonder une morale positive, structurée par les « rites » et vivifiée par la « sincérité », en insistant sur l’étude et la rectitude, l’esprit critique et la réflexion personnelle (« Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. ») et en tissant un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. Il préconisa de forger le comportement des hommes, par amour pour autrui comme pour eux-mêmes, selon cinq principes de base, cinq facettes de l'univers parfait dont ils sont issus : la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté.

C’est dans ce cadre que Confucius prôna la soumission au père et au prince qui garantit la cohésion des familles et du pays, (accompagnée d’un devoir de (respectueuses) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction) et la reconnaissance  et le respect du guide qui donne un sens spirituel indispensable à l’évolution.

Sans pour autant évoquer le nom de Dieu, Confucius s'est fait l'ambassadeur d’un ordre cosmique qu'il propageait par sa quête d'idéal et son souci de l'évolution personnelle dans le respect et l'Amour des autres. Sa sagesse se voulait pragmatique, axée tout d'abord sur les vertus morales et civiques, proposant plus une discipline de conduite pratique qu’une méthode de contemplation.

L’enseignement de la pensée confucéenne est contenu dans Quatre Livres (qui sont : Entretiens ((Lun Yu) qui regroupent propos familiers, allusions historiques, citations et aphorismes, sous forme de réponses aux questions que lui posaient ses disciples – seul ouvrage qui rapporte directement les propos de Confucius)Grande Étude, Invariable Milieu, Mencius (Livre)) et Cinq Classiques (qui sont : Canon des Poèmes, Canon de l’Histoire, Livre des Mutations, Livre des Rites, Annales des Printemps et des Automnes (l'histoire de son pays, du pays de Lou, de 722 à 481 av. J.-C). Un sixième a été perdu : Canon de la Musique.)

www.lumieres-spirituelles.net     No15  - Sha‘ban  1431 – Juil.-Août 2010


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