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2014-12-27 | Readers 220 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les trois vœux chez l’Imam Ridâ(p) à Mash’hed en Iran


Les trois vœux chez l’Imam Ridâ(p) à Mash’hed en Iran

 

 « Trois vœux, trois de tes vœux les plus chers se réaliseront lorsque tes yeux se poseront pour la première fois sur le dôme doré » m’avaient répété ceux qui avaient appris ma visite à l’Imam Ridâ(p). «Trois vœux, c’est tout ce que tu auras. »

Alors, lorsque nous prîmes l’avion pour Mash’hed, j’espérais ne pas me trouver au hublot. Non pas que la vue des paysages me dérangeait mais parce que je redoutais d’apercevoir le dôme doré du Mausolée de l’Imam Ridâ(p) avant d’être prête.

Je ne peux cacher que ce qui me vint en premier à l’esprit ce fut la lampe magique et les trois vœux qui l’accompagnent. Aussi pour passer outre ce cliché, je me rappelais la Générosité sans limite de Notre Seigneur, me rassurant ainsi que le chiffre n’était que symbolique.

Néanmoins, après une profonde aspiration, je me mis à réfléchir sérieusement à mes trois vœux. Cela peut paraître étrange de passer au-delà de tous ses désirs et de réduire ses souhaits à seulement trois ; cependant, en y pensant un peu, cela n’est plus si étrange. En réalité, ces trois vœux représentent qui nous sommes réellement et ce qui nous importe le plus dans la vie. Cette sélection est sans aucun doute un excellent moyen d’évaluer sa propre personne et ce que nous considérons comme primordial pour notre devenir. A ces moments de vérité, nous nous rendons compte à quel point nous sommes superficiels ou sincères. Pas de tricherie possible. Nous n’aimerions pas gaspiller un vœu pour quelque chose qui ne nous tient pas réellement à cœur. C’est ainsi que l’Imam Ridâ(p) nous comble de ses bénédictions. Pas seulement par ces trois vœux mais aussi par la profonde révélation qu’ils font de nous.

Le soleil était presque couché quand nous nous approchâmes du Mausolée. « Que la Paix soit sur toi ô Ali fils de Moussa, ar-Ridâ(p) » était la phrase que je répétais chaque jour après mes prières quotidiennes et cela résumait la relation que j’avais instaurée avec lui(p). Aussi je n’arrivais pas à expliquer pourquoi mon cœur était si lourd quand je marchais en murmurant  « Dieu est plus Grand, il n’y a de dieu que Dieu… » D’où venait cette tristesse ? Pourquoi tant de larmes coulaient sur mon visage pour quelqu’un que je connaissais à peine ? Comment ai-je pu lui appartenir soudainement et oublier tout le reste ? La réponse était simple : pour la première fois, j’avais pu saisir la réalité de l’Imam. L’être impuissant que j’étais s’approchait d’une personne choisie par Dieu ! Il était là, prêt à faire disparaître mes craintes et mes soucis et à m’emmener vers le bonheur que je n’avais cessé de rechercher ! En fait, jusque là je n’étais pas prête pour trouver refuge  auprès de sa grandeur ! Que je regrette de ne pas avoir réalisé cela plus tôt !

Debout à sa porte, je lui demandais la permission d’entrer. A peine mes pieds touchèrent le saint sol du Mausolée que tous mes chagrins disparurent. Une inexplicable joie envahit mon cœur douloureux et un sourire paisible remplaça mes larmes ! J’étais en présence de mon Imam tant aimé !

Nous passâmes de nombreuses portes, nous nous égarâmes même une ou deux fois et je ne cessais de répéter à notre guide « Sommes-nous prêts du dôme ? ». Malgré ses assurances, le stress me faisait réagir comme une enfant. Pas de dôme doré en vue.

A peine entrée, une marée de femmes m’emporta et en peu de temps je me retrouvai face à la tombe sacrée. « Maintenant, demandez à l’Imam ce que vous désirez ! » lança notre guide, qui ne comprenait pas pourquoi je continuais à l’interroger naïvement sur le dôme doré. Je ne vais tout de même pas exprimer mes trois vœux comme cela devant cette énorme foule ! Finalement je n’étais pas si réticente car j’avais l’assurance que seul l’Imam Ridâ(p) pouvait m’entendre.

Mais comment parler à l’Imam Ridâ(p) ? Comme à son bien-aimé ? Avec quelle intonation s’adresser à une âme si clémente et charitable ? Sur le ton de la supplication… de la demande… en murmurant … en pleurant… avec un sourire… ou un sanglot… ? Peut-être avec un mélange unique de tous ces sentiments !

Quand nous passâmes, plus tard, près du dôme doré, je demeurai debout comme hypnotisée par son immense beauté. Que faire de mes trois vœux ? Dois-je les formuler à nouveau, par précaution ? C’est ce que je fis. Mais à ce moment précis, la seule chose que je désirais réellement dire était : « Que la paix soit sur toi Ô mon Imam, Ô Ali ibn Moussa Ridâ(p! »                       

   Amal Abdallah Trad. de l’anglais Céline RadjaHussein

www.lumieres-spirituelles.net     No18  - Dhû al-Qa’adeh  1431 – Novembre  2010


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