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2014-12-27 | Readers 441 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les pleurs par crainte de Dieu


Les pleurs par crainte de Dieu

« « Ceux qui pleurent beaucoup » (al-Bakkâ’) sont au nombre de cinq : Adam, Ya‘qûb, Youssef, Fâtimah fille de Mohammed(s) et ‘Alî fils de Hussein(p).

Adam pleura le paradis perdu au point d’avoir comme des vallées dans ses joues.

Quant à Ya‘qûb, il(p) pleura [son fils] Youssef au point de perdre la vue et qu’on lui dise: { « Par Dieu! Tu ne cesseras de penser à Youssef jusqu’à en dépérir et être de ceux qui ont péri. »} (85/12 Youssef)

Quant à Youssef, il(p) pleura à Ya‘qûb au point de gêner ses compagnons de prison qui lui dirent : « Ou bien tu pleures la journée et tu te tais la nuit, ou le contraire ». Ils se mirent d’accord pour l’une des deux solutions.

Quant à Fâtimah(p), la fille du Messager de Dieu(s), elle(p) pleura le Messager de Dieu(s) au point de gêner les habitants de Médine qui lui dirent : « Tu nous fais du mal avec l’abondance de tes pleurs. » Elle allait au cimetière des martyrs et y pleurait à satiété puis se retirait.

Quant à ‘Alî, fils de Hussein(p), il(p) pleura al-Hussein(p) vingt ou quarante ans. On ne lui présentait pas de nourriture qu’il ne se mettait à pleurer au point que son serviteur lui disait : « Que Dieu me mette en rançon pour toi, ô fils du Messager de Dieu(s) ! J’ai peur que tu ne sois de ceux qui sont perdus. » Il(p) répondait : « Je me plains à Dieu de mon malheur et de mon affliction et je sais de Dieu ce que vous ne savez pas. Car je ne me rappelle pas de l’assassinat des enfants de Fâtimah sans être suffoqué par les larmes, à cause de cela. » » (de l’Imam as-Sâdeq(p), Bihâr, vol.46 p109 H2)

Un jour, Abû Hamzeh ath-Thumâlî entra chez l’Imam as-Sajjâd(p) et lui dit : « Ta tristesse ne s'arrêtera-t-elle jamais, ô mon Maître ? Il(p) lui répondit : « Et comment ma tristesse pourrait-elle s'arrêter après avoir vu ce que j'ai vu. »  Puis il(p) ajouta : « Ô Abû Hamzeh ! As-tu vu ou as-tu entendu parler qu'une Hâshîmite puisse être capturée ?  [et il(p) parlait de sa tante Zeinab(p)].(Kashaf al Ghummatd’Abî Hassan al Arbilî, p314)

Une autre fois, il(p) répondit : « Ne me blâmez pas ! Ya‘qûb  fils d’Isa‘c fils d’Ibrâhîm(p), était un prophète(p) et l’un de ses douze fils avait disparu. De tristesse, ses cheveux avaient blanchi, il s’était voûté, il avait perdu la vue à force de pleurer. Et son fils était encore vivant en ce monde ici-bas. Alors que moi, j’ai vu mon père, mon frère, mon oncle et 17 membres de ma famille abattus. Comment ma tristesse va-t-elle s’arrêter et mes pleurs tarir ? » »( (de l’Imam al-Bâqer(p), Bihâr, vol.46 p61 H19)

www.lumieres-spirituelles.net     No56  - Moharram 1435 – Nov. Décembre  2013


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