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2014-12-27 | Readers 344 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Dans les alentours de Qom


Dans les alentours de Qom

Intriguée par cette grande dame, Fâtimah al-Ma‘sûmah(p), qui attire toujours autant de visiteurs jours et nuits, je suis partie à la recherche de ses traces dans cette ville qui l’avait si bien accueillie, sur sa route vers Marw. J’ai retrouvé, dans les rues de Qom, la maison de la tribu des Ash‘arî où elle avait été hébergée, où elle était restée une quinzaine de jours avant de rendre l’âme sans avoir revu son frère. L’endroit se somme la Settiyeh ou « la Maison de la Lumière » (Beit an-Nûr). Après avoir passé le pas de porte, une grande pièce vous accueille où vous pouvez vous asseoir, vous recueillir, prier, lire le Coran. Au milieu de la pièce de façon latérale, en direction de la qiblah, vous découvrez l’endroit où Sayyida Fâtimah al-Ma‘sûmah(p) se retirait et priait, endroit de lumière immortalisant son passage.

Après y avoir prié deux raka‘ts pour Sayyida Fâtimah al-Ma‘sûmah(p), je sortis de la maison et poursuivis ma route. Un peu plus loin, je découvris dans le quartier Adhar, un sanctuaire d’apparence modeste dans lequel se trouve le mausolée de  Moussa al-Mubraqa‘, fils de l’Imam al-Jawâd(p), aussi appelé Abû Ahmed, qui eut une descendance bénie. Il fut surnommé « al-Mubraqa‘ » (de « burqa‘ ») parce qu’il portait en permanence un voile (une « burqa‘ ») sur son visage, pour cacher (dit-on) la beauté de son visage portant les marques de la foi et de la proximité de Dieu. On raconte qu’il entra dans la ville de Qom en 256H portant un voile sur son visage. Les notables arabes de la ville ne lui firent pas un bon accueil, même le chassèrent de la ville. Il se rendit alors à Kâshân où un de ses habitants, Ahmed fils de Abd al-‘Azîz fils de Dalf al-‘Ajalî l’honora, lui offrit des habits, des biens, lui alloua 1000 onces (« mithqâl » unité de mesure) d’or avec un cheval sellé toutes les années. En voyant cela, les chefs arabes de la ville de Qom regrettèrent leur comportement à son égard et se rendirent chez lui à Kâshân pour lui présenter leurs excuses. Puis ils le ramenèrent à Qom, n’arrêtant pas de l’honorer et de le gratifier au point que Moussa put s’acheter des terres, et faire venir ses sœurs Zeinab, Oum Mohammed et Maymûnat (les filles de l’Imam al-Jawâd(p)). Ils moururent tous à Qom ainsi que leurs descendances et y furent enterrés dans ce même sanctuaire. En effet, un peu avant,  sur la gauche en entrant, se trouve une grande tombe collective  où quarante membres de sa famille seraient enterrés.

Quand Moussa mourut, les habitants de la ville bâtirent pour lui un mausolée. Une cage ornée de dorure, d’argenterie et de céramiques a été placée au-dessus de sa tombe. Beaucoup de bienfaits sont attribués à ce sanctuaire, grâce aux bénédictions de cet illustre homme et à son haut rang auprès de Dieu, notamment pour les femmes qui n’arrivent pas à avoir des enfants. A la droite de sa tombe, il en existe une autre attribuée à son frère Ibrahim (si jamais il en a eu un de ce nom).

En poussant la route un peu plus loin, je découvris un autre sanctuaire, celui d’un descendant d’Abû Fadl al-‘Abbas(p). Que faisait-il dans cette région ? Sans doute, en cette période terrible de répression abbasside à l’encontre des partisans d’Ahle al-Beit(p), la ville de Qom représentait-elle un refuge et un ilot de paix en leur faveur. Pour y avoir accès, je dus passer sur des tombes que les Iraniens foulent sans se soucier. Autre philosophie par rapport la mort ?

Somaya

www.lumieres-spirituelles.net     No61  - Jamâdî II 1435 – Avril  2014

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