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2014-12-27 | Readers 334 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Droits de la femme - Remarques sur deux versets coraniques


Droits de la femme
Remarques sur deux versets coraniques

Sayyed Mujtaba Mussavi-Lari

Trad. Haydar BenaïssaRévision Nahid Shahbazi

Ce petit livret reprend deux versets coraniques qui n’arrêtent pas de faire couler de l’encre tant ils suscitent la polémique dans les milieux occidentaux islamophobes, avec les commentaires par le regretté sayyed Mujtaba Mussavi-Lari.

Le 1er verset est : {..celles dont vous craignez l’insoumission, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et corrigez-les.}(34/4 Les Femmes), la polémique se centrant sur le mot « idribûhâ » de la racine « daraba », qui est traditionnellement traduit par « frappez-la ».

L’auteur donne les différents sens du mot « daraba » qui ne se limite pas à celui de « frapper » et rappelle le contexte de l’emploi de ce mot. Puis il reprend l’interprétation de tout le verset en mettant en évidence son aspect pédagogique pour résoudre des problèmes de couple où interviennent à la fois des facteurs matériels, rationnels, affectifs et de l’ego.

Il est dommage qu’il n’ait pas cherché à éclaircir davantage le mot de « nushûz » dont il évoque pourtant l’importance dans le cadre de ce verset et qui, sans doute, éclaircirait les limites à ne pas dépasser pour la femme pour ne pas tomber dans l’interdit (le « haram »).

L’auteur lie également les indications pédagogiques données dans ce verset aux autres sciences de la Religion, notamment au Droit (le « fiqh ») où sont clairement définies les règles de l’ordonnance du convenable et de l’interdiction du blâmable, les droits et les devoirs des deux époux dans le couple ainsi que la pénalité pour les actes et les agressions aux droits d’autrui.

En même temps, il rappelle la finalité du mariage (l’amour, la miséricorde, l’harmonie) et les modalités d’un couple heureux.

Le 2d verset pose la question de l’héritage : {..Dieu vous recommande en ce qui concerne vos enfants : au garçon une part équivalente à celle de deux filles..}(11/4 Les Femmes) et {..s’ils sont frères et sœurs alors au garçon une part égale à celle de deux filles.}(176/4 Les Femmes) Pourquoi les garçons ont-ils droit au double de la part des filles ?

Le commentaire de ce verset se fera à partir de la pratique sociale comparée, pour mettre en évidence un principe rationnel mêlé à la nature universelle et la nature humaine. Désapprouvant ceux qui disent qu’il y a une totale similitude entre les hommes et les femmes en ce monde, comme étant contraire à ce que tout le monde peut constater, sayyed Mousavi-Lari rappelle l’organisation générale de la société qui impute à l’homme la charge financière de la famille et à la femme l’organisation de la maison, tout en laissant à la femme le libre-choix de travailler elle-même ou d’employer quelqu’un d’autre. Ce type d’organisation sociale n’est pas propre à l’Islam et est pratiquée partout dans le monde, manifestation de la Sagesse divine.

Ce n’est que depuis ces derniers temps que les revendications dites « féministes » ont apparu, au début plus causées par des exigences économiques (comme faire tourner les usines 24h sur 24h) que par des raisons morales. Même ! La vie automatisée, informatisée et virtualisée est en train d’aliéner l’homme au point de lui faire perdre tous ses repères et tous ses critères psychologiques et moraux.

L’Islam est venu rétablir les droits de la femme à une époque où lui était refusé jusqu’à l’héritage des terres de son père et a donné les règles d’organisation de la société qui permettent d’assurer la sérénité et le respect des droits des uns et des autres en fonction de la nature fondamentale de chacun et de s’accomplir totalement.

www.lumieres-spirituelles.net     No61  - Jamâdî II 1435 – Avril  2014

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