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2014-12-27 | Readers 479 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

La fidélité au service du Prince des croyants(p)


La fidélité au service du Prince des croyants(p)

« En l’an 501H, [la noble ville du Prince des croyants (Najaf) connut la famine]. Chaque « rat» (~2kg5) de pain était vendu pour un carat. Aussi les hommes durent-ils émigrer vers d’autres villages, pour faire face à la famine. Il ne restait plus qu’un vieil homme appelé Abû-l-Baqâ’i fils de Suwayqata, âgé de 120 ans. Sa situation s’était aussi détériorée. Sa femme et ses filles lui dirent : «  Nous sommes perdues. Pars comme les autres sont partis, peut-être que Dieu t’ouvrira [les portes des moyens de subsistance] et que tu ramèneras de quoi nous faire vivre. »

Il se décida à partir. Avant, il entra dans la noble coupole [du sanctuaire du Prince des croyants(p)], visita [l’Imam(p)], pria, et s’assit au niveau de la noble tête et dit : « Ô Prince des croyants ! Cela fait presque 100 ans que je suis à ton service et je ne t’ai jamais quitté. Je n’ai pas vu al-Hilla ni n’ai connu le repos. Maintenant, la famine nous a touchés, mes enfants et moi. Je dois te quitter et cela m’est pénible. Je te fais mes adieux pour cette séparation entre moi et toi. »

Il sortit et ne rejoignit les âniers (ou conducteurs d’ânes) qu’après avoir dépassé le « waqf » et les murailles Il était accompagné de Wahbânu as-Sulamiyyu, Abû Kurdâna et un groupe de conducteurs d’ânes. Ils quittèrent la [ville] de nuit et se dirigèrent vers Abû Hubaysh. L’un d’eux dit : « Il est tard. » Ils firent halte et Abû-l-Baqâ’i les accompagna aussi.

Abû-l-Baqâ’i s’endormit et vit en rêve le Prince des croyants(p) qui lui dit : « Ô Abû-l-Baqâ’i tu me quittes après tout ce temps ?! Retourne là où tu étais. » Il se réveilla en larmes. Ses compagnons lui demandèrent pourquoi il pleurait. Il leur raconta son rêve puis il les quitta et retourna chez lui. Quand ses filles le virent, elles crièrent après lui. Il leur raconta son histoire et s’en alla. Il prit la clef de la coupole de l’armoire d’Abû Abdallah fils de Shahriyâra al-Qummî et s’assit à sa place habituelle. Il resta trois jours ainsi. Le troisième jour, arriva un homme portant sur ses épaules un sac en toile comme celui des pèlerins sur la route de la Mecque. Il le déposa à côté de lui et en sortit des vêtements qu’il mit. Puis il entra sous la noble coupole, visita, pria et lui donna un dinar en disant : « Apporte de la nourriture pour que nous mangions ensemble. » Abû-l-Buqâ’ partit et apporta du pain, du lait et des dattes. Il lui dit : « Cela ne me convient pas. Donne-les à tes enfants. Qu’ils les mangent ! Prends cet autre dinar et achète-nous un poulet et du pain. »

Il les lui apporta. Quand ce fut le moment de la prière de midi, il pria les deux prières de midi et de l’après-midi, puis il emmena l’homme chez lui. Il prépara le repas et ils mangèrent ensemble. L’homme se lava les mains et dit : « Apporte moi une balance pour l’or. » Abû-l-Baqâ’i se rendit chez Zayd fils de Wâqisata, un joaillier à la porte de la maison de Taqî fils de Usâma al-‘alawiyy an-Nassâbat. Il prit de lui le plateau avec les poids pour l’or et ceux pour l’argent. L’homme rassembla tous les poids et les mit dans un plateau de la balance. [Il ajouta] de l’orge, du riz, et d’autres graines semblables. Il sortit un sac plein d’or, mit [sur l’autre plateau de la balance] l’équivalent des poids et le versa dans le plateau d’Abû-l-Baqâ’i. Puis il se leva, secoua ce qui en restait, allongea le pas et s’apprêta à sortir.

Abû-l-Baqâ’i lui dit : « Ô mon maître ! Qu’est-ce que je fais de cela ? » Il lui dit : « Cela est pour toi. Celui qui t’a dit de revenir là où tu étais m’a dit de te donner l’équivalent des poids. Et si tu avais apporté plus de poids je t’en aurais donné plus. » Abû-l-Baqâ’i perdit connaissance et l’homme disparut. Abû-l-Baqâ’i put, avec cet or, marier ses filles et construire sa maison. Sa situation s’améliora.

Tiré de Bihâr al-Anwâr, vol.42 pp321-322

www.lumieres-spirituelles.net     No62  - Rajab 1435 – Mai 2014


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