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2014-12-27 | Readers 370 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sourate al-A‘lâ (le Très-Haut) 87 (2)


Sourate al-A‘lâ  (le Très-Haut) 87  (2)

الأعلىسورة

بسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Bi-smi-Allâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,

Par [la grâce du] Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,

سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى(1)

Sabbihi-sma rabbika al-a‘lâ

Glorifie le Nom de ton Seigneur le Très-Haut, (1)

الَّذِي خَلَقَ فَسَوَّى(2)

al-ladhî khalaqa fa-sawwâ

Qui a créé et agence harmonieusement, (2)

وَالَّذِي قَدَّرَ فَهَدَى(3)

wa-l-ladhî qaddara fa-hadâ

Qui a donné la mesure et a guidé, (3)

Reprise de la sourate verset après verset en nous aidant des interprétations de cette sourate de sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », de sheikh Makârem Shîrâzî dans al-Amthâl, de sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm», de docteur Mahmoud Bostani dans « al-Tafsîr al-binâ’î lil-Qorân al-karîm », de sheikh Ibn ‘Arabî dans son « Tafsîr al-Qurân » et de la compilation traduite par sh. Ishak Vazirhoussen, « Tafsir é Hoda ».

Nous avons vu précédemment que la sourate était essentiellement composée de deux parties, la première comprenant deux Ordres divins adressés au Prophète(s). Nous allons reprendre cette première partie, verset par verset, et en premier lieu les premiers versets rattachés au premier Ordre, celui de glorifier Dieu.

Le premier verset commence par le basmalah que nous avons vu en détails dans la revue N°0 de la revue. Nous y renvoyons le lecteur. Il se poursuit par :

سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى(1)Sabbihi-sma rabbika al-a‘lâ

  Sabbih » : 2e forme dérivée  du verbe « sabaha » (indiquant l’intensité et la permanence) dans lequel il y a deux aspects : la manifestation de la Grandeur de Dieu et Son exemption de toute faiblesse, de tout défaut, de tout ce qui ne convient pas à Sa sainte Place, au-dessus de toute description, à l’impératif.

= glorifier

-sma » : le nom. Les Noms de Dieu indiquent Dieu sans être Lui. En même temps, ils sont des Manifestations de Son Essence. (cf. l’étude détaillée de ce mot dans le N°0 de la revue). Le mot se termine par un « a » (mansûb) parce que complément d’objet direct du verbe « sabbih ».

rabbi-ka » : « rabb » nom dérivé du verbe « rabba » qui veut dire « conduire quelqu’un ou quelque chose vers sa perfection, enlever les manques en se débarrassant des imperfections, et en se parant des vertus, que ce soit en soi, de façon essentielle ou accidentelle, au niveau des croyances, des connaissances, des qualités, du comportement, ou des actes (ou autres) en fonction de la personne ou de l’animal,  de la plante ou de la chose. Le mot se termine par un « i » parce que complément du nom de « Nom ». Et le « ka » à la fin du mot, pronom personnel (équivalent de l’adjectif possessif en français) renvoyant au Messager de Dieu auquel Dieu s’adresse. Sans doute pour Le distinguer des idoles alors adorées à La Mecque par les associationnistes. Et sans doute aussi pour indiquer qu’évoquer autre que Lui serait contraire au Nom de la Seigneurie = ton Seigneur.

al-a‘lâ » : forme superlative du mot « ‘alinn » qui vient du verbe « alâ » (être haut, élevé) = Le Très-Haut, Le Plus-Elevé, le Plus-Grandiose, au-dessus de toute chose, qui domine toute chose.

 

Avant de commencer la révélation et la transmission de Son Message, Dieu demande à Son Prophète qu’il(s) Le glorifie, c’est-à-dire qu’il ne Lui associe rien et qu’il proclame Son Unicité, en se coupant de tout autre que Lui.  Ou plus exactement, Il lui demande de glorifier Son « Nom » (qu’Il soit Glorifié), en tant que le Nom indique Celui qui est nommé, Dieu (qu’Il soit Honoré et Exalté) et non pas le nom en tant que tel ou en lui donnant un corps comme une idole. Cette proclamation de l’Unicité ne se fait pas seulement au niveau de la Divinité ou Déité mais aussi au niveau de la création, de l’organisation et de la gérance de ce monde, en un mot, de la Seigneurie.

الَّذِي خَلَقَ فَسَوَّى(2)  al-ladhî khalaqa fa- sawwâ

« al-ladhî » : pronom relatif « qui » qui a pour antécédent « le Nom de ton Seigneur le Très-Haut »

« khalaqa » : créer (ne se dit que pour Dieu). Dieu est le Créateur non à partir de quelque chose, en allusion à la création apparente.

« fa-sawwâ » : « fa » particule de coordination indiquant une succession  et « sawwâ » égaliser, rendre égal à, ajuster, faire, créer ou former harmonieusement, c’est-à-dire en plaçant toute chose à sa place.

Dieu créa la création (dont les êtres humains) puis l’a agencée harmonieusement, mettant ainsi en évidence Ses Attributs d’organisation et d’agencement.

Ce verset met donc en évidence deux Attributs de Dieu = Dieu le Créateur et Celui qui a agencé harmonieusement la création. Deux Attributs d’action apparents.

وَالَّذِي قَدَّرَ فَهَدَى(3)wa-l-ladhî qaddara fa-hadâ 

« qaddara » : seconde forme dérivée de la racine « Qa-da-ra » dont le sens principal fondamental est la force dans le choix de faire quelque chose ou de l’abandonner.  « Qaddara » = l’opération de la force (ou capacité), rattachée à l’extérieur. L’apparition de la force (à faire quelque chose) est dans la réalisation de cet acte, et son apparition est selon ce que la personne ou Dieu veut et choisit. Ce sens-là implique la détermination, la délimitation, en opposition à l’absolu. D’où le sens de « de donner la mesure » ou de « déterminer selon une certaine mesure ».

« fa-hadâ » : Guider tout droit, montrer, indiquer le chemin, mettre dans le bon chemin.

 

Dieu met en évidence le mouvement des existants vers leur perfection et pour cela, établir la mesure de chaque chose (au niveau de leur substance, de leurs qualités, de leurs actes) est nécessaire pour que chaque chose se dirige vers l’objectif fixé pour lequel elle a été créée. Vient ensuite la guidance qui leur permettra de l’atteindre. Et la guidance dont il est question ici est celle « constitutionnelle » (ou « structurelle ») (takwiniyyah).

 

La guidance « takwiniyyah »

La guidance « structurelle » (takwiniyyah) est à distinguer de la guidance législative (tashri‘iyyah). Il s’agit là des règles naturelles de tout existant, des instincts naturels.

Par exemple : Dieu créa le sein de la femme qui produit du lait pour alimenter le bébé et a développé en elle une affection maternelle très forte. En même temps, une attirance instinctive a été placée dans le bébé vers le sein de sa mère. Toutes ces dispositions, motivations, relations fortes entre la mère et le bébé, tout cela est mesuré avec une grande précision pour que l’opération du cheminement vers l’objectif voulu soit bonne et juste. Et cette sage gestion, nous la voyons clairement dans l’ensemble des êtres. Elle révèle la marque éclatante de la Seigneurie de Dieu Tout-Puissant.

En plus de la guidance « constitutionnelle » (ou « structurelle ») (takwiniyyah), l’être humain a été spécifié par la guidance législative (tashri‘iyyah) qu’il apprend par la voie de la révélation (al-Wahî) et des Messagers de Dieu. Elle lui permet de se perfectionner par des voies qui lui sont spécifiques, qui lui ont été attribuées à l’exclusion de toutes les autres créatures (comme la raison, la volonté, le libre choix).

www.lumieres-spirituelles.net     No66  - Dhû al-Qa‘deh 1435 – Septembre 2014

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