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2014-12-27 | Readers 466 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sourate al-A‘lâ (le Très-Haut) 87 (3)


Sourate al-A‘lâ  (le Très-Haut) 87  (3)

الأعلىسورة

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى(1)الَّذِي خَلَقَ فَسَوَّى(2)  وَالَّذِي قَدَّرَ فَهَدَى(3)

Bi-smi-Allâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi, sabbihi-sma rabbika al-a‘lâ al-ladhî khalaqa fa-sawwâ wa-l-ladhî qaddara fa-hadâ

Par le Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, glorifie le Nom de ton Seigneur le Très-Haut, (1) Qui a créé et agencé harmonieusement, (2) Qui a donné la mesure et guidé, (3)

وَالَّذِي أَخْرَجَ الْمَرْعَى(4)

wa-l-ladhî akhraja-l-mar‘â

et Qui a fait pousser le pâturage (4)

فَجَعَلَهُ غُثَاءً أَحْوَى(5)

fa-ja‘alahu ghuthâ’ann ah

puis l’a rendu du foin sombre ! (5)

Reprise de la sourate verset après verset en nous aidant des interprétations de cette sourate de sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », de sheikh Makârem Shîrâzî dans al-Amthâl, de sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm», de docteur Mahmoud Bostani dans « al-Tafsîr al-binâ’î lil-Qorân al-karîm », de sheikh Ibn ‘Arabî dans son « Tafsîr al-Qurân » et de la compilation traduite par sh. Ishak Vazirhoussen, « Tafsir é Hoda ».

Nous continuons de voir les premiers versets de la première partie de la sourate, rattachés au premier Ordre, portant sur la Glorification de Dieu, verset par verset.

وَالَّذِي أَخْرَجَ الْمَرْعَى(4)wa-l-ladhî akhraja-l-mar‘â

« akhraja » : 4e forme dérivée du verbe « kharaja » (sortir) = faire sortir

« al-mar‘â » : du verbe « mara‘a » (abonder en pâturages) = pâturage, herbage. Ce que les animaux paissent, broutent pour se nourrir.

 

Sans doute l’emploi du verbe « faire sortir » sous-tend la présence de la plante ou de l’herbe dans la terre que Dieu a fait sortir. L’herbe, verte ou séchée, sert à nourrir les animaux. Et il n’y a pas de doute que l’alimentation des animaux est préliminaire à l’alimentation de l’homme et donc le profit de nourrir les animaux revient à l’homme.

فَجَعَلَهُ غُثَاء أَحْوَى(5)fa-ja‘alahu ghuthâ’ann ah

« ja‘ala-hu » : rendre et « hu » renvoyant à « al-mar‘â » (pâturage)

« ghuthâ’ann » : ce mot signifie de façon spécifique les débris d’herbes charriés par un torrent (ou un cours d’eau) ou l’écume quand on fait cuire qqch dans une marmite. Ensuite, il a été employé pour exprimer, de façon symbolique, toute chose perdue, manquante. Dans le verset, il a le sens de plantes séchées, entassées.

« ah» : féminin du nom tiré du verbe « hawiya » (être d’un vert foncé tirant vers le noir). L’herbe s’est flétrie au point de devenir noire, à la limite de la décomposition.

Sans doute cette expression employée en cet endroit est en vue de présenter des Bienfaits de Dieu pour une des trois raisons suivantes :

1-l’état de ces plantes rappelle de façon indirecte mais de façon permanente que la vie en ce monde est éphémère. Les plantes, après avoir poussé et être devenues vertes au printemps, se sont petit à petit asséchées jusqu’à devenir noires avant de mourir.

2-les plantes sèches quand elles sont entassées, se transforment avec le temps en engrais naturel et donne à la terre la puissance nécessaire pour faire sortir de nouvelles plantes.

3-le verset indique le charbon et même le pétrole qui ont pour origine la putréfaction des plantes et des arbres enfouis dans la terre  il y a des millions d’années et depuis transformés en pierre ou en une masse liquide visqueuse au cours des temps. Ils sont considérés comme des sources importantes d’énergie. Une autre allusion à la Gestion divine.

RÉSUMÉDU PREMIER ORDRE DE LA PREMIÈRE PARTIE

Cette première partie comprend le premier Ordre de Dieu (qui est de Le glorifier, uniquement Lui)  suivi de la description de ce Seigneur qu’il faut glorifier et exempter de toute association et attribution de qualificatifs humains. Sept Attributs de Dieu (Tout-Puissant) sont évoqués, liés à l’Ordre seigneurial donné au Prophète, qui prouvent la Seigneurie absolue de Dieu : Il est le Seigneur, le Plus-Elevé, le Créateur, Celui qui organise, agence, donne la mesure, guide, gère, donne la vie et la retire.

Ibn Arabîdans son « tafsîr al-Qurân » donne une interprétation spécifique de cette glorification avec le Nom le Plus-Haut, en tant qu’elle est particulière à la station de l’ « évanescence » (al-fanâ’), afin d’atteindre Sa Perfection. De même, en ce qui concerne la création, il la spécifie au Prophète(s) dont Dieu a harmonisé la constitution, prête à recevoir l’esprit le plus parfait, disposée à atteindre l’ensemble des perfections et de sorte à faire apparaître les mesures divines, les mettre en évidence vers leurs réalisations par la purification. Le pâturage (al-mar‘â) est interprété comme étant la parure de la vie en ce monde et ce dont on tire profit. Ses boissons, sa nourriture sont les pâturages de l’âme animale, des capacités animales. Et ce vert pâturage devient rapidement noir au point de ne plus être regardé, de ne plus attirer l’attention, rapide à disparaître comme ce monde éphémère.  

Dans cet exemple, Ibn Arabi y voit  un conseil au Prophète de ne pas s’occuper de ce monde éphémère et de maintenir son regard sur Dieu qui est Celui qui reste éternellement, afin de réaliser cette glorification particulière de Dieu.

LES FAVEURS DE CETTE SOURATE

Il est rapporté d’un des compagnons du Prince des croyants(p)  que le Messager de Dieu(s) aimait cette sourate. (Majma‘a al-Bayân, vol.10 p472)

Il est rapporté d’un des compagnons du Prince des croyants(p) : « J’ai prié derrière lui pendant vingt nuits. Il ne récitait que cette sourate [après al-Hamd]. Il dit : « Si vous saviez ce qu’il y a de bienfaits [en cette sourate], l’homme la réciterait vingt fois par jour ! En la lisant c’ est comme s’il lisait les Livres de Moussa et d’Ibrahim qui est intègre. » » (Nûr ath-thaqalayn, vol.5 p544)

Selon le Prophète(s), à celui qui récite la sourate al-A‘lâ, Dieu accorde, pour chaque lettre qu’il a révélée à Ibrahim(p), Moussa(p) et Mohammed(s), dix bienfaits (hasanat). (Nûr ath-thaqalayn, vol.5 p553)

Et selon l’Imam as-Sâdeq(p), à celui qui récite la sourate al-A‘lâ dans les prière obligatoires et surérogatoires, il sera dit, le Jour du Jugement, d’entrer au Paradis par la porte de son choix. (Nûr ath-thaqalayn, vol.5 p553)

www.lumieres-spirituelles.net     No67 - Dhû al-Hujjeh 1435 – Octobre 2014


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