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2014-12-27 | Readers 1030 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Rabbin Israël ben Eliezer (25/8/1698-22/5/1760)


 Rabbin Israël ben Eliezer  

(25/8/1698-22/5/1760)

Rabbin Israël ben Eliezer (appelé Baal Shem Tov ou le Besht par acronyme), est un rabbin juif mystique qui fonda le hassidisme au 18e siècle. Il naquit le 25 août 1698  à Okopie (en Ukraine près de la Pologne) dans une famille pieuse, modeste et hospitalière qu’il perdit tôt. Pris en charge par la communauté, il étudia la Tora et la Talmud (et secrètement le Zohar et la Kabale) et travailla comme assistant d’enseignant et gardien de la synagogue. A l’âge de 18 ans, il s’installa comme enseignant à Tluzt et ses qualités de médiateur au sein de la communauté juive furent tôt remarquées. Il se maria avec la fille et sœur d’un rabbin avec qui il eut deux enfants, Adèle et  Tzvi-Hirsh. Refusant le judaïsme « académique », aimant l’isolement, il alla habiter dans une petite maison dans les Carpates au contact de gens simples. Il apprit à utiliser des plantes à des fins médicales et apparut comme un simple guérisseur. Puis sa réputation de « faiseur de miracles » commença à se répandre.

A partir de 1734, il sortit du secret et commença à enseigner. Vers l’an 1740, il s’installa à Medzhiboz en Pologne et propagea sa science. Même l'élite spirituelle vint l’écouter. Il établit les normes de la Hassidout (« piété ») exprimant une nouvelle manière de servir Dieu, dans la communion joyeuse avec Lui. Medzhiboz devint le centre du mouvement hassidique. En 1746, le Besht révéla à ses disciples que, lors d’une élévation spirituelle, le Mashiah (Messie) lui garantit son dévoilement à l’humanité quand « les sources de ton enseignement (Hassidout) se répandront à l’extérieur » insistant sur l’importance de rester lié aux « Sources ». Plus tard, de grandes autorités rabbiniques, universellement reconnues, devinrent ses disciples et attestèrent de son érudition. Il mourut le 22/5/1760.

Dix thèmes principaux, empruntés à la Kabbale, forment la base de son enseignement et le fondement du Hassidisme : 1-la foi, 2-la confiance en Dieu, 3-la reconnaissance de Dieu en toute circonstance, 4-la prière, 5-l'étude sincère de la Torah, 6-l'amour du peuple juif (Israël), 7-la confiance aux Justes, 8-l'unité du peuple (juif), 9-la bonté, 10-la joie.

Tout en insistant sur la nécessité d'étudier la Tora, il privilégia la prière (faite avec enthousiasme et grande concentration d'esprit) à l'étude talmudique (la norme dans la communauté juive). Par elle, disait-il, « l'homme atteint un degré où il n'y a plus de séparation entre Dieu et lui, où ses pensées profanes sont sanctifiées. » Il recommandait la joie (Simha),  l'humilité (shiflout), l’embrasement de l'amour (hitlaavout) avec Dieu et aussi  entre les fidèles. Il mettait l'accent sur le salut individuel obtenu par la Dvekout, (l'union directe avec Dieu par la méditation mystique), réalisée uniquement quand le cerveau domine le cœur, quand la réflexion se reflète dans l'émotion,  quand l'homme a conscience que toute activité est acte de foi, qu’il agit avec la crainte de Dieu (sorte de scrupule mystique porté à chaque geste de sa vie quotidienne). Les Justes (Tsadik), cachés ou apparents, à qui Dieu donnait le pouvoir de changer le cours de la nature et faire des prodiges, pouvaient aider le simple fidèle à atteindre cette élévation spirituelle de l’âme, par leur exemple, leur parole et leur intercession. Elle n’est pas réservée, selon lui, à la seule élite intellectuelle.

Ses enseignements furent repris dans les écrits de ses disciples annotés de leurs propres interprétations, comme ceux de « Toldot Yaacov Yossef » et de « Shevah Habaal Shem Tov » et de « Shivchei-HaBesht ». Très vite, les cercle kabbalistiques d'Europe de l’Est se rattachèrent à la doctrine du Besht. Son principal disciple, Dov Baer de Mezeritch, le Grand Maguid, envoya ses disciples à travers l'Ukraine propager cet enseignement et transforma le modeste mouvement en un mouvement de masse. Au début du 19esiècle, la moitié des juifs d’Europe orientale appartenait au mouvement hassidique, malgré l'opposition radicale des  Talmudistes, attachés à la Tradition. La force du mouvement hassidique fut d’avoir popularisé le savoir de la Kabbale, des textes mystiques qui étaient jusqu’au XVIIIe siècle, réservés à un cercle d’initiés. On l’appela « Le juste qui modifia la conception de la Torah ».

Convaincus que les Juifs devaient attendre la venue du Messie pour retrouver la Terre sainte (la Palestine) et certainement ne pas la conquérir par la force, les Hassidim sont restés longtemps très antisionistes. Actuellement, sur les 1,8 million de Juifs ultra-orthodoxes, toutes tendances confondues, seuls 150 000 d’entre eux (notamment les Hassidim Satmar) s’élèvent encore ouvertement contre l’existence même d’un Etat juif et appellent à la destruction de l’« Etat d’Israël ».

www.lumieres-spirituelles.net     No20  Moharram  1432 – Déc. Janvier  2011


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