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2014-12-27 | Readers 619 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

B/Des préliminaires à la prière - des règles pour retirer les impuretés (5)


Quelques règles de conduite intérieures pour retirer les impuretés (5)

(Relation des règles spirituelles et les lieux d’aisances)

D’après l’Imam as-Sâdeq(p),  Misbâh ash-Sharî’at  (« Flambeau de la législation ») :

« Les lieux d’aisance (Mustarâh = « Endroit de repos, de soulagement ») est appelé ainsi à cause du soulagement des âmes du poids des impuretés et de l’évacuation des opacités et des impuretés présentes en elles. Pendant qu’il est dans les lieux d’aisance, le croyant considère que celui qui se débarrasse des vanités de ce monde, aura une fin analogue. Alors, il va être soulagé par l’éloignement et l’abandon de ce monde. Il vide son âme et son cœur des préoccupations de ce monde, et s’abstient de chercher à rassembler et à prendre [des choses] de ce monde, comme il se débarrasse des impuretés, des selles, des souillures. Il pense à son âme, comment elle est parfois noble et comment elle peut parfois être misérable. Il sait qu’en s’accrochant au contentement de peu et à la piété, il bénéficiera du repos des deux demeures. Il sait que le repos se trouve dans le mépris de ce monde, dans le refus de chercher à y prendre du plaisir, dans l’élimination de la souillure [de l’accomplissement] des interdits et des choses confuses. Il se ferme à lui-même la porte de l’orgueil après la connaissance de cela. Il fuit les péchés et s’ouvre la porte de l’humilité, du regret, de la pudeur. Il s’efforce d’accomplir les ordres et d’éviter les interdits, demandant le retour et la bonne proximité. Il enferme son âme dans la prison de la peur, de la patience, de l’abstention des passions/instincts jusqu’à atteindre la Sécurité de Dieu, dans la demeure de la Permanence et goûter à la nourriture de Sa Satisfaction. Le soutien est cela et il n’y a rien en dehors de cela. »

Dans ce hadith, il y a une règle synthétique importante pour les gens de la connaissance et de la  [bonne] conduite : l’homme lucide, cheminant vers la Demeure de l’Au-delà, doit percevoir dans chacun des états ses parts spirituelles et ne pas négliger de se rappeler Son Retour. C’est pourquoi les sages disent : « Le Prophète  est au service du Décret comme le médecin est au service du corps. » En effet, les Prophètes les plus grandioses(p) et les nobles Proches-Elus(p), dans la mesure où ils ne voient que le Décret divin, qu’ils ne regardent que vers le « Côté » divin et que ce qui décide dans leurs cœurs est le monde immatériel du Décret divin, (ils) voient le cours de l’ensemble des choses entre les mains des Anges de Dieu qui sont les soldats de Dieu. Le médecin naturel, quant à lui, dans la mesure où il est loin de cette étape, éloigné de cette vallée, rapporte le cours des choses « naturelles » aux forces naturelles.

En résumé, l’individu cheminant doit avoir accès aux parts de son cheminement dans l’ensemble des états et dans chaque chose. Alors, quand il voit que les choses de ce monde sont  vaines et que tous les plaisirs du monde matériel sont éphémères et changeants aboutissant à la corruption et au déclin, son cœur s’en écarte facilement et son cœur se vide de toute préoccupation de ces choses et les évacue comme il évacue les souillures.

La profondeur du monde de la nature n’est que souillure et les expressions « impureté » et « saletés » dans la vision (qui est une porte de la révélation) renvoie à ce monde (dunia) et à l’argent. Et selon les révélations de l’Imam ‘Alî(p), le monde ici-bas est une « charogne », un « cadavre ».

Ainsi, comme le croyant vide son âme des excréments naturels, il soulage son cœur de l’attachement et de l’occupation de ce monde et retire de son cœur le poids de l’amour pour ce monde. Il réfléchit sur comment le fait de s’occuper de ce monde est une humiliation de l’âme après plusieurs heures et une contrainte au pire des états et aux plus scandaleux. De même, l’occupation du cœur par ce monde, après que fut soulevé le voile du monde matériel naturel, humilie l’homme et l’éprouve par les Comptes et les Châtiments. Alors, il sait que le fait de s’accrocher à la piété et au contentement de peu est obligatoire pour le repos des deux demeures ; que le repos se trouve dans le mépris et l’anéantissement de ce monde ici-bas. C’est pourquoi il ne se réjouit pas de ce monde. Et comme il se purifie des impuretés, le croyant se purifie (son âme) des impuretés des interdits et des confusions et suit les consignes données par l’Imam as-Sâdeq dans le hadith cité plus haut jusqu’à rejoindre Dieu dans la demeure de la Permanence et dans l’Ombre de Sa Sainte Essence, goûter dans cet état à la nourriture de la Satisfaction de Dieu Très-Elevé. Ultime espoir des gens de la conduite et il n’y a rien en dehors de cela..

(d’après Al-Adab al-Ma‘nawiyyah li-s-Salât de l’Imam al-Khomeynî(qs) – Maqâlat 2 – Chap 7 (5))

www.lumieres-spirituelles.net     No44 – Moharram 1434 – Nov.-Décembre 2012


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