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2014-12-27 | Readers 313 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

18-Pourquoi l’incroyance est-elle à l’origine des maladies de cœur ?


Les maladies du cœur – Introduction

18-Pourquoi l’incroyance est-elle à l’origine des maladies de cœur ?

Nous avons rappelé que l’ensemble des maladies du cœur et des comportements déviés prennent naissance de la mauvaise relation avec Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), relation qui se loge dans le cœur, que ce soit au niveau des convictions, de la pensée, de quelque chose de plus profond en relation avec le cœur. N’importe quelle déviation ou mauvaise chose qui frappe l’individu dans sa relation avec Dieu Tout-Puissant sur l’ensemble de ces niveaux, va se manifester durant sa vie sous une forme déviée ou vile comme la maladie du cœur ou le péché ou quelque chose de cette sorte.

A propos du secret de cet ordre, il est important de se demander pourquoi l’incroyance (avec ses subsidiaires) qui tourne autour de ce que nous avons appelé une mauvaise relation avec Dieu Tout- Puissant, est cause de la naissance des maladies du cœur, des corruptions et des vices moraux.

Précédemment, en cherchant à connaître ce qu’était la réalité de l’homme, il nous était apparu que la réalité de l’homme, la réalité de tout existant est Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), considéré comme le « Principe » (al-mabda’), l’Emanant (al-mufîd). L’homme n’est autre que l’expresion de l’Emanation permanente, continue de Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté). Il n’est pas possible que l’homme, quelle que soit sa situation, soit à l’égal de Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), de quelque façon que ce soit, même si l’homme est un récalcitrant, un renégat. L’homme n’est pas un existant face à Dieu Tout-Puissant. L’existence du renégat provient aussi de Dieu et se dresse en Lui.

Le cœur de l’homme (c’est-à-dire son for intérieur, sa réalité), est ce qui parle de sa relation et de son lien avec Dieu Tout-Puissant. Si l’homme refuse, dénie, nie Dieu, cela signifie que le principe de son existence, de sa réalité est touché par la maladie. Ou, d’une façon plus précise, cette réalité en son for intérieur se manifeste dans les faits sous la forme de Coercition, de Majesté, de Punition dont la manifestation dans l’Au-delà se fera selon la forme de châtiments, jusqu’à être un châtiment éternel. C’est-à-dire, si l’homme était uniquement, et uniquement, apparence du déni, sa réalité serait celle de l’Enfer, du feu, c’est-à-dire la réalité de la Majesté. C’est pourquoi il serait dans l’Au-delà parmi les habitants de l’Enfer.

Cela revient donc aux Vérités (Réalités) et non pas à une sorte de considération qui dirait que l’homme, parce qu’il n’a pas cru en Dieu, serait touché par telle ou telle maladie. Non ! Dans ce monde dont nous parlons, les questions ne sont pas de l’ordre de la considération, comme cela arrive habituellement sur terre devant les tribunaux partiels.  Ce que le juge arrête comme punition pour un présumé coupable (même s’il est innocent), qu’il y ait ou non une relation directe, de cause à effet, entre le péché et le crime d’un côté et la sanction, le châtiment de l’autre, arrive dans le monde de la considération. Alors qu’en ce qui concerne la relation avec Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté), on ne peut pas considérer cet ordre de cette façon, de sorte que l’on dise que parce que l’homme n’a pas cru en Dieu, il va être victime de corruptions ou de vices.

Non ! Il y a là-bas un état ou une relation de cause à effet entre l’incroyance et la naissance des vices, des corruptions morales et des maladies de cœur. Il existe une relation de cause à effet de sorte que l’on peut dire que ces maladies sont l’apparition de cette incroyance dans un de ses niveaux. Elles sont l’incroyance sous de nombreuses différentes formes. Quand nous allons analyser en profondeur ces maladies, nous allons découvrir que derrière chaque vice (moral), se trouve une incroyance déterminée, parfois elle est la manifestation totale de l’incroyance et parfois l’incroyance s’y dissimule au point qu’il faut creuser pour la découvrir dans la maladie. Mais l’ensemble de ces maladies ont leur origine et naissent de l’incroyance présente dans l’individu (qui peut prendre de nombreuses formes comme par exemple le déni (al-juhûd), l’ingratitude (al-kufrân-ce qui est à l’opposé du remerciement)...)

Toutes ces différentes formes de l’incroyance présente dans le fond de l’homme vont apparaître, selon un degré, un niveau de l’âme, sous la forme de maladies morales, de cœur, certaines proches (apparentes), d’autres plus lointaines, mais toutes étant de l’incroyance présente dans le for intérieur de l’homme.

D’après la 3ème conférence donnée par  Sayyed Abbas Noureddine printemps 2006

www.lumieres-spirituelles.net     No44 – Moharram 1434 – Nov.-Décembre 2012

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