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2015-02-04 | Readers 278 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Dans les rues de Karbalâ’ (3) – le Campement de l’Imam al-Hussein(p)


Dans les rues de Karbalâ’ (3)

– le Campement de l’Imam al-Hussein(p)

En sortant du mausolée de l’Imam al-Hussein(p), à Karbalâ’ (au sud de Bagdad) et en vous dirigeant vers le sud, dans les ruelles attenantes, vous trouverez l’emplacement du campement de l’Imam al-Hussein(p). Un splendide bâtiment a été construit à la place des tentes de toile pour matérialiser cet endroit. Un porche d’entrée recouvert de faïence à dominante bleue, illuminé d’une guirlande de lumières rouges, donne sur une seconde porte ouvrant sur une Husseïniyyah située au centre du sanctuaire avec deux prolongements latéraux qui depuis ont été plafonnés.

Tout de suite, à l’entrée, collée au porche, une coupole indiquant la tente d’Abû Fadl al-‘Abbas. Puis en allant vers la gauche, la tente de ‘Alî al-Akbar avec sa mère Layla et au fond celle de Qassem, fils de l’Imam al-Hassan(p) et neveu de l’Imam al-Hussein(p).

Vers la droite, les tentes des femmes et des enfants des compagnons de l’Imam al-Hussein(p).

Au centre, un second joli porche donne accès à la Husseïniyyah,  avec tout de suite en entrant la tente de Sayyidati Zeinab marquée par une petite coupole dorée, sous la seconde coupole bleue à l’extérieur. Derrière, le lieu de prière de l’Imam al-Hussein(p), symbolisé par une pierre blanche sculptée recouverte d’une grille, et au fond, une nouvelle plaque indique l’emplacement de la tente de l’Imam ‘Alî fils de Hussein(p), là où il était caché aux yeux des soldats de Yazîd  avec son fils Mohammed encore tout jeune enfant. Tous deux étaient présents à Karbalâ’. Cet évènement allait s’inscrire dans leur mémoire, dans leur chair, dans leur esprit, allait circulé dans leurs veines.

Imaginez l’Imam as-Sajjâd(p), jeune homme, dans la fleur de l’âge, alité (parce que gravement malade) par décret divin, assistant, impuissant, au massacre de son père, de son oncle, de ses cousins, de leurs compagnons et ne rien pouvoir faire, ne rien devoir faire!

Pire ! Imaginez-le voir les sbires de Yazîd entrer dans les tentes, attraper les femmes et les enfants, les violenter, les emmener de force enchaînés les uns aux autres, trainés dans les rues de Koufa puis dans les villes du Pays de Sham, exposés aux rires et aux sarcasmes des ignorants. Sa tante Zeinab, la sœur de l’Imam Hussein(p) le protégeant des soldats d’Omar fils de Sa‘ad qui voulaient le tuer, alors que c’est lui qui aurait dû la protéger !

Quelles souffrances ! Quels supplices ! Qui d’autre aurait pu supporter une telle catastrophe ! Si ce n’était sa foi, sa soumission, sa confiance en Dieu et sa conscience de la nécessité d’un tel état de chose pour la survie de l’Islam, il serait mort de chagrin.

Ils furent tous emmenés vers Koufa. Quand ils quittèrent Karbalâ’, la terre bénie de Karbalâ’ n’était plus que désolation, malheur, affliction : les corps laissés à même le sol, sans tête et sans sépulture.. les tentes pillées puis brûlées d’où montaient des colonnes de fumée.. le ciel s’était assombri, le soleil était devenu rouge de sang ; les bêtes féroces rôdaient autour hurlant de désespoir et les oiseaux rapaces voltigeaient tout autour dans les cieux. Le Temps s’était arrêté. Il s’immortalisa dans la conscience des partisans des  Imams(p), transmis de père en fils jusqu’à ce jour.

Après avoir dénoncé haut et fort les crimes de Yazid pour rétablir la Vérité, l’Imam as-Sajjâd(p) se consacra à l’éducation de cette nation malade qui avait laissé son Imam se faire massacrer par les pires ennemis de l’Islam, au moyen d’invocations (as-Sahifah as-Sajjâdiyyah), summum de sublimité et de spiritualité.

Que la Paix soit sur toi, ô Sayyidati Zeinab, la mère des calamités, la montagne de la patience !

Que la Paix soit sur toi, ô Imam ‘Alî fils de Hussein, la parure de ceux qui adorent Dieu !

Un majlis tenu en ces lieux avec ses « nadbiyâts » dénouent les cœurs des visiteurs, transforment leurs larmes de tristesse en des perles d’amour et de détermination pour venger un tel crime.

www.lumieres-spirituelles.net     No69  - Safar 1436 – Nov. Décembre 2014


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