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2015-02-04 | Readers 376 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Augustin d’Hippone (354-430)


Augustin d’Hippone  (354-430)

Augustin d’Hippone, un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone (actuelle Annaba, Algérie), est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental (après saint Paul) et le penseur le plus lu en Occident.

Augustin naquit le 13 novembre 354 d'un père citoyen romain et d'une mère chrétienne berbère, Monique, à Thagaste, (ville d'Afrique du Nord de l’ancien royaume de Numidie, appartenant à l’empire romain, actuelle Souk-Ahras, Algérie), et décéda le 28 août 430 à Hippone. Son tombeau se trouve à l’heure actuelle à Pavie.

A 16 ans, il partit étudier à Carthage, où il fut un temps attiré par le manichéisme puis par l’astrologie, en quête du Sens et de la Vérité. Se rendant à Rome puis à Milan, il rencontra l’évêque Ambroise qui lui fit découvrir la pensée de Saint Paul et il se convertit au christianisme selon Paul en avril 387 à l’âge de 33 ans, tournant définitivement le dos à sa jeunesse mouvementée. L’année suivante, il rentra à Thagaste où il devint le défenseur de l’orthodoxie chrétienne, écrivant d’innombrables lettres et sermons contre les manichéens et autres « hérétiques » de son temps, et de nombreux traités de philosophie et de métaphysique.

En 395, Augustin fut consacré évêque d’Hippone (Annaba en Algérie), où il passa le reste de sa vie, et établit un règlement ecclésiastique qui régit encore actuellement de nombreux Ordres ou congrégations religieuses. Il installa dans sa propre maison une petite communauté fraternelle (qui donna l’ordre des chanoines de Saint Augustin).

Il profita de la fermeture des temples païens en 399 pour rédiger la Catéchèse des Débutants, et de la chute de l’Empire de Rome par les Goths en 410, pour expliquer la signification du christianisme dans l’histoire et celle de l’histoire pour le christianisme « afin de justifier les voies de la Providence, en ce qui concerne la destruction de la grandeur romaine », le tout devant s’achever « par la perfection, la glorification et l’apothéose de la cité de Dieu ». Son œuvre « La Cité de Dieu » fera de lui  le théoricien de l’histoire du christianisme.

Il laissa une œuvre immense, des lettres, traités et sermons pour défendre sa conception du christianisme.

- Les Confessions qui racontent sa jeunesse et sa conversion.

- La Cité de Dieu (De Doctrina christiana) citée plus haut.

- Dialogues sur la philosophie de Platon, contre les Académiciens et le scepticisme dogmatique, présentant une synthèse du platonisme, du néoplatonisme (Plotin) et du christianisme.

- 113 traités sur tous les domaines dont le « Fond secret de l’âme »,  la « Théorie de la Trinité », la « Vie bienheureuse » où il explique que la béatitude ici-bas consiste dans la parfaite connaissance de Dieu. Il y fait l’éloge de la raison tout en notant son impuissance à comprendre la nature des réalités divines. Aussi, a-t-on besoin de l’autorité de la Parole de Dieu, de l’Ancien et du Nouveau Testament et de la foi (qui est selon lui croyance en quelque chose d’invisible).

- Quelque 218 lettres (correspondances avec des évêques, laïcs, ministres, empereurs).

- Près de 500 sermons et petits traités de théologie morale  (sur le mensonge, le jeûne, le culte des morts, etc).

- D’innombrables commentaires des Écritures (notamment sur la 1e Epitre de St Jean).

Découvrant, au cours de sa vie, l'infini de l'Amour de Dieu (qu’il distingue de l’amour de soi, en tant qu’il renvoie au mouvement naturel de l’âme vers Dieu, « plus intime à moi-même que moi-même ») et de Sa Miséricorde, Augustin est revenu très souvent sur la question de la "Grâce", de la "gratuité" de l'Amour de Dieu qui ne doit rien à nos mérites. Ce qui lui a valu le surnom de "le Père de la Grâce". 

*Cependant, ce fut lui qui introduit la notion de péché originel (« la désobéissance d'Adam imputée à tous les hommes ») dans son traité consacré au Libre arbitre, pour expliquer la mort des enfants par exemple. Ainsi, chaque être humain est foncièrement pécheur à l'état de nature. Seul le baptême peut l’en sauver, reprenant là les idées de St Paul.

Son œuvre laissa sa marque dans la spiritualité chrétienne notamment auprès d’Anselme, Bonaventure, Thomas d’Aquin, Maître Eckhart, en donnant les bases théoriques sur lesquelles elle va se développer.

www.lumieres-spirituelles.net     No22  - Rabî‘I 1432 – Février-Mars 2011


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