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2015-02-04 | Readers 299 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Le verset d’al-Kursî - 255/II (4)


Le verset dal-Kursî  (4) 255/II

بسم الله الرحمن الرحيم،

Bi-smi-llâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,

Par [la grâce du] Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

اللَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ  لَا تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلَا نَوْمٌ  لَهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الْأَرْضِ مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلَّا بِإِذْنِهِ

Allâhu lâ ilâha illâ huwa al-hayyu al-qayyûmu lâ ta’khudhuhu sinatunn wa lâ nawmunn lahu mâ fî-s-samâwâti wa mâ fî-l-ardi  man dhâ-l-ladhî yashfa‘u ‘indahu illâ bi-idhnihi,

Dieu, point de divinité autre que Lui, le Vivant, le Sustentateur. La somnolence et le sommeil ne s’emparent pas de Lui. Sont à Lui ce qu’il y a dans les cieux et dans/sur la terre. Qui intervient auprès de Lui si ce n’est qu’avec Sa Permission ?

يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ

ya‘lamu mâ bayna aydîhim wa mâ khalfahum

Il sait ce qu’il y a devant eux et ce qu’il y a derrière eux,

وَلَا يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِنْ عِلْمِهِ إِلَّا بِمَا شَاءَ

wa lâ yuhîtûna bi-shay’inn min ‘ilmihi illâ bi-mâ shâ’a

alors qu’ils n’embrassent rien de Son Savoir sauf de ce qu’Il veut.

يَعْلَمُ     « ya‘lamu »

« ya‘lamu » (Il sait) : le pronom personnel à la 3ème personne du masculin singulier est à l’intérieur du verbe et renvoie à Dieu (« Allâhu » ou « al-Qayyûmu »). Ici, il s’agit du Savoir de Dieu.

 

مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ      « mâ bayna aydîhim wa mâ khalfahum »

« Mâ » : pronom relatif indiquant habituellement des choses.

« bayna aydîhim » : littéralement « entre leurs mains »,  puis a le sens de ce qu’il y a « devant eux » (de « présents »), puis, par extension, pour désigner « ce qui est à venir » et parfois le contraire.

« wa mâ khalfahum » : littéralement « derrière eux » puis, par extension, pour désigner ce qui est passé. Et parfois pour dire le contraire « ce qui est à venir ».

« him » ou « hum » : pronoms personnels à la 3ème personne du masculin pluriel attaché ou « suffixe », désignant des personnes. (le « hum » est devenu « him » à cause de la préposition attaché « bi »). A qui ou à quoi renvoie ces pronoms personnels ? Selon l’apparence, ils renvoient « ce qu’il y a dans les cieux et dans la terre » à cause de leur forme au pluriel.

وَلَا يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ    « wa lâ yuhîtûna bi-shay’inn »

« lâ yuhîtûna » : l’idée fondamentale : garder qqch, veiller sur qqch avec une idée de supériorité puis par extension « régner », « embrasser » (fig), « comprendre »

مِنْ عِلْمِهِ   « min ‘ilmihi »

« min » : article partitif : quelque soit le savoir auquel on accède, il n’est qu’une infime goutte d’eau du Savoir infini, illimité de Dieu.

«‘ilmi-hi » : le « hi » est un pronom personnel attaché « suffixe », renvoyant à Dieu (« Allâhu » ou « al-Qayyûmu ») selon la plupart des commentateurs : Son Savoir.

إِلَّا بِمَا شَاءَ      « illâ bi-mâ shâ’a»

« illâ » : particule d’exception : après avoir nié toute possibilité d’« embrassement » de Son Savoir, Dieu en affirme la possibilité..

.. selon Son Vouloir « bi-mâ shâ’ », rappelant que c’est Dieu qui donne de Son Savoir à qui Il veut et ce qu’Il veut.

Certains ont vu dans ce passage du verset un rappel et une insistance sur le fait que les intercesseurs ne peuvent agir qu’en conformité avec l’Ordre divin et qu’ils ne savent que ce que Dieu a voulu leur fait connaître, puisqu’Il est l’Unique Savant tout comme Il est le Seul Vivant et le Seul Tout-Puissant. Il est Unique. Pas de divinité autre que Lui.

Reprenons..(en nous aidant de l’interprétation de ce verset de Sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », et de celles d’Ibn ‘Arabî et de Sadr Muta’lahîna, ainsi que des indications présentes dans la traduction du Coran de Yehia Alawi (Christian Bonaud, Voilà le Livre.)

يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ    « ya‘lamu mâ bayna aydîhim wa mâ khalfahum »

Plusieurs interprétations  ont été apportées à l’expression « ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux » :

-ce qui fut avant eux et ce qui sera après eux (et qui est caché pour la majorité des gens) ;

-ou le contraire, parce que l’on fait face à l’avenir et on tourne le dos au passé ;

-ou bien les choses de ce monde (parce qu’elles sont « entre nos mains ») et celles de l’Au-delà (qui, nous étant cachées, sont comme dans notre dos) ;

-ou le contraire (car on se dirige vers l’Au-delà et on laisse ce monde-ci derrière nous) ;

-ou encore ce que l’on perçoit par les sens (et qui est comme « devant nous ») et ce que l’on saisit par l’intelligence (et qui est « derrière » le monde des sens) ;

-ou enfin, ce qui est perçu de façon totale (en tant que présent devant soi, connu) et ce que l’on ne perçoit pas (donc situé « derrière soi », parce qu’inconnu, loin, qui va se passer dans l’avenir – « al-ghayb »).

En tout cas, il y a là une indication d’un savoir différent de notre savoir matériel acquis par apprentissage, d’un savoir inspiré par Dieu selon Son Vouloir.

وَلَا يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ    « wa lâ yuhîtûna bi-shay’inn »

L’emploi ici de « Ihât» pour mettre en évidence la totale connaissance, la maîtrise de la Seigneurie et du Pouvoir divin, la totale gestion la plus parfaite sous l’Autorité du Vouloir Divin, par le savoir.

مِنْ عِلْمِهِإِلَّا بِمَا شَاءَ   « min ‘ilmihi illâ bi-mâ shâ’a»

Le Savoir visé ici, reçu selon Sa Volonté, n’est pas ce savoir acquis dans le sens d’une accumulation de renseignements indiquant quelque chose d’autre (qui se fait cependant aussi avec la Volonté de Dieu), mais l’essence même des choses.

L’Imam Sadeq(p) (le sixième Imam) disait : « Le savoir nest pas une accumulation de savoirs acquis mais est lumière qui se situe dans le cœur  de celui que Dieu veut diriger. » Puis il(p) ajouta : « Aussi, si tu veux la science, demande dabord, à lintérieur de toi-même, l’essence de ladoration, puis demande à Dieu le savoir par son utilisation et quIl te fasse comprendre. Alors Il te fera comprendre. »

Et le Savoir tout entier est pour Dieu et on ne trouve pas de savoir dans le monde qui ne soit pas de Son Savoir. Et si les « intercesseurs » sont les Imams d’Ahle al-Beit(p) après le Prophète(s), comme nous l’avons vu précédemment, on peut comprendre le propos de l’Imam as-Sâdeq(p) quand il dit : « Par Dieu ! Je sais ce qu’il y a dans les cieux et ce qu’il y a sur terre , ce qu’il y a au Paradis et en Enfer, ce qui a été et ce qui sera jusqu’au moment où l’Heure se dressera. » Il se tut puis il ajouta : « Je le sais du Livre de Dieu. » (al-Kâfî, vol.1 p61 & 229)

www.lumieres-spirituelles.net     No23  - Rabi‘II  1432 – Mars-Avril 2011


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