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2015-02-04 | Readers 369 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Quand la terre se met à ... trembler de son tremblement.. (1)


«...Quand la terre se met à ... trembler de son tremblement.. » (1)

Trente ans après la victoire du peuple iranien sur le shah et son maintien au pouvoir grâce à sa foi, sa persévérance, et sa volonté inébranlables, un véritable séisme secoue le monde arabe, un profond tremblement de terre politique, social, sécuritaire. Par milliers, les peuples arabes descendent dans la rue pour réclamer le départ de leurs dirigeants despotes, corrompus, voleurs, traitres, vassaux des Etats-Unis et de l’entité sioniste, qui les ont affamés, humiliés, bafoués dans leur dignité.

« Dégage ! » « Irhal ! » hurlent-ils de toutes parts, découvrant leur force tous unis, jeunes, plus âgés, femmes, enfants, vieillards, musulmans, chrétiens, laïcs, paysans, citadins. Ils manifestent contre la répression, l’injustice, l’humiliation, pour la dignité, la liberté et l’indépendance. Le mur de la peur s’est écroulé !

Partant du cœur de la Tunisie le 18 décembre 2010, les manifestations populaires ont déferlé dans toute la Tunisie, puis, après leur victoire, se sont étendues dans tout le monde arabe. En Egypte, au Yémen, au Bahreïn, en Libye, et aussi en Algérie, au Maroc, en Jordanie, et ailleurs par milliers, ils descendent dans les rues, bravant les gaz lacrymogènes, les bastonnades, même ! les balles véritables, les roquettes, les bombardements aériens. Les centaines (voire les milliers) de martyrs et les milliers de blessés n’arrêtent pas leur marche !

Dégagé le despote tunisien Ben Ali, le 14/1/11 ! Dégagé le despote égyptien Moubarak, le jour-même de la célébration du 32ème anniversaire de la victoire de la Révolution islamique d’Iran, le 11/2/11 !

A qui le tour après ? L’un après l’autre, les verrous sautent.

Certains, surpris par la rapidité des changements, y ont vu la main des Etats-Unis soutenant, voire devançant les révoltes de la jeunesse pour garder le contrôle de la région, tant leur ingratitude et leurs ruses machiavéliques sont connues !

Non ! Ce sont de véritables mouvements révolutionnaires qui sont en train de changer la face du monde et de raviver les idéaux de justice, de liberté, de dignité et d’humanité ! Ils cristallisent les prises de conscience et les revendications accumulées tout au long des années et qui font éruption en ces jours. C’est le réveil des peuples, vigilants, pour une « démocratie » non pas aux couleurs occidentales mais aux leurs, arabes, patriotiques, musulmanes, croyantes !

Une ère nouvelle est en train de s’ouvrir, annonciatrice de la fin de l’hégémonie des  superpuissances avec leur avant-garde sioniste ancrée au cœur de la nation arabe, avec les portes des défaites à jamais fermées. Dieu a promis de donner la victoire aux croyants et Sa Promesse est Vérité. Tous ces évènements ne sont que des signes de cette Aide divine. Le mouvement continue, prenant des formes plus belliqueuses comme en Libye. À suivre..

 

Revenons au début des évènements.

Le 18/12/2010, les obsèques d’un jeune chômeur tunisien, Mohommed Bouaziz, vendeur de légumes par nécessité, qui s’était s’immolé pour protester contre la confiscation de sa marchandise par la police locale de Sidi Bouzid, au centre du pays, se transforment en de manifestations de colères dans tout le pays. La jeunesse, descendue dans les rues, affronte la police qui tire à balles réelles.

Elle est rapidement rejointe par les femmes, les vieillards, les enfants et une partie de la classe moyenne. Un mouvement populaire spontané apparait, qui s’accroît avec le nombre des martyrs et des blessés et les contacts internet. C’est la révolution du Facebook et de Twitter ! Mais une vraie, courageuse et sage, avec un message politique clair qui résume en un seul mot – Dégage ! « irhal ! » – son refus de l’oppression, de l’injustice, de l’humiliation, de la corruption, du pillage, de la faim ! Tout ce qu’incarnent Ben Ali et le clan de sa femme.

Le mouvement gagne les grandes villes jusqu’à arriver à la capitale Tunis le 8 janvier 2011. Trois semaines après le début du conflit, Ben Ali apparait pour faire de petites concessions, puis d’autres. Mais le peuple dans la rue exige son départ et, malgré le couvre-feu, les 219 martyrs et 510 blessés, envahit le centre de la ville. L’armée annonce qu’elle ne tirera pas sur le peuple. Le 14/1/11, Ben Ali s’enfuit avec sa femme Leila Trabulsi.

Cela ne suffit pas ! Le peuple tunisien, découvrant sa force, refuse tout gouvernement même provisoire comprenant des membres de l’ancien régime. Tandis que l’entité sioniste évacue secrètement ses agents et que les Etats-Unis dépêchent Feltman (connu des Libanais pour ses ruses maléfiques), les manifestations appelées « caravane de la liberté » continuent en scandant le mot d’ordre : « Le peuple veut la chute du gouvernement ! ». La pression populaire est maintenue.

Le soir du 27 janvier, les anciens du régime de Ben Ali sont enfin écartés des postes clés à l’exception du 1er ministre, qui le sera un mois plus tard avec les derniers restants. Des mesures sont annoncées : dissolution du parti de Ben Ali ; lancement d’un mandat d’arrêt contre Ben Ali et sa femme et saisie de leurs fortunes ; décret d’amnistie pour les prisonniers politiques et levée de l’interdiction de certains partis politiques et mosquées. On parle d’une « Assemblée constituante » pour assumer la transition. Une page est définitivement tournée en Tunisie !

Galvanisés par cette victoire, les peuples de la région se soulèvent. Et d’abord l’Egypte.

Dès le 25/1/2011, le peuple égyptien descend  dans les rues du Caire et de nombreuses villes d’Egypte pour réclamer la chute du régime de Moubarak. Les affrontements avec la police et les nombreuses arrestations n’empêchent pas la poursuite des manifestations qui deviennent quotidiennes avec des points forts les mardis, vendredis (après la prière de midi) et les dimanches, atteignant les « millions » de personnes.

Les manifestants s’installent sur la place Tahrir (« Libération ») au centre du Caire, que ni le couvre-feu, ni les agressions des sbires de Moubarak venus à pieds, à dos de chameau ou de cheval, armés de couteaux et d’armes à feu, ni les voitures de la police ou de l’ambassade américaine fonçant dans la foule, ni les 365 martyrs et plus de 5500 blessés n’arrivent à déloger.

Les jeunes, mais aussi les moins jeunes, les femmes et les enfants, musulmans, chrétiens, laïcs, des classes moyennes ou de classes plus modestes, sont dans la rue et réclament le départ de Moubarak. « Dégage ! - Irhal ! - Le peuple veut la chute du régime !» scandent- ils en cœur. Le pouvoir fait de timides concessions, mais ne cède pas alors que le monde entier dénonce les agressions (qui n’épargnent pas même les journalistes étrangers) et appelle à une transition politique immédiate.

C’est que l’explosion populaire égyptienne se situe au cœur du conflit qui oppose les superpuissances (avec à leur tête les Etats-Unis et l’entité sioniste) qui veulent maintenir leur hégémonie et confisquer cet élan populaire), aux peuples d’Iran, du Liban, de Gaza qui les ont devancés dans leur refus de l’oppression et qui, grâce à leur foi, leur détermination et leur volonté inébranlables ont remporté des victoires. Et dans cette guerre de volontés, celui qui détient la volonté la plus forte sort gagnant.

L’entêtement de Moubarak ne fait que renforcer la détermination des manifestants. Le vendredi 11/2/11, jour anniversaire de la victoire de la révolution islamique d’Iran, le départ de Moubarak est annoncé, mettant fin à 30 ans de despotisme, de corruption et d’humiliation. Le pouvoir est remis à l’armée qui doit assurer la transition vers un gouvernement civil élu.

Le monde arabe explose de joie. Il reste encore beaucoup à faire, mais le train est en marche. Des réformes sont engagées, des anciens ministres sont arrêtés pour corruption et détournement de fonds, un mandat d’arrêt ainsi que des demandes de gel des avoirs de la famille Moubarak sont lancés. Les opposants maintiennent le rassemblement du «million» sur la place Tahrîr tous les vendredis pour garder la pression jusqu’à la réalisation des objectifs de la Révolution.. Le monde arabe est en train de changer de l’intérieur.

L’attentat contre l’église copte au Caire, fin de 2010, commandité par Moubarak ! (selon les services secrets britanniques)

Ouverture du passage de Rafah avec Gaza le 22-2-11

En Iran, lors de son sermon de la prière du vendredi 4/2/11, l’imam Khâmine’î salue le soulèvement de «libération» en Tunisie et en Égypte qualifié d’«évènement- miracle». Il conseille les Egyptiens, en tant que frère et par  responsabilité de son engagement religieux, à « n’accepter pas moins qu’un régime populaire fondé sur la religion ».

 

Tunisie

-163 610km2

-10M5 ha

-99% musulmans

-Moyenne d’âge 30 ans

-2/3 population urbaine

-Taux de chômage 14% (30% de diplômés)

-Indépendance en 1956 après 75 ans d’occupation française

-1er pst Habib Bourguiba (parti unique, laïcité, interdiction des pratiques religieuses)

-renversé en 1987 par Ben Ali (Etat policier anti-islamique, corruption, clientélisme, établissant de relations « non-officielles » avec l’entité sioniste)

-Aide annuelle américaine de 12 M $ pour son armée.

-Fortune de Ben Ali et de sa femme évaluée à 10 - 20 Mds $.

Egypte

-1M1449 km2,

-84M5 ha

-90 % Islam, 9% Copte

-Ressources en pétrole et en gaz

-~ 40% popu. vit sous le seuil de la pauvreté

-Taux de chômage 15%

-Indépendance en 1922 du protectorat britannique royauté, création de l’entité sioniste).

-le 23/7/1952 République arabe avec J. Abdel Nasser (nationalisation du Canal de Suez.)

-A sa mort en 1970, Sadate lui succède (signature d’un accord de paix avec l’entité sioniste en 1979).

-Assassiné le 6/10/1981, Moubarak lui succède et continue la même politique de vassalité aux Etats-Unis et à l’entité sioniste.

-Aide annuelle américaine 1Md5 $ (achat d’armes US et blocus de GAZA)

-Fortune de Moubarak évaluée à 40-70Mds $.

www.lumieres-spirituelles.net     No23  - Rabi‘II  1432 – Mars-Avril 2011


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