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2015-02-04 | Readers 306 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

La foi inébranlable de la coiffeuse


La foi inébranlable de la coiffeuse

Vous avez entendu parler de Hazbîl, le « croyant » de Pharaon, évoqué dans le noble Coran (notamment dans la sourate 28 Le Récit au verset 20) qui cachait sa foi et qui avertit le Prophète Moussa(p) qu’on le recherchait, l’encourageant à fuir. Sa femme était la coiffeuse des filles de Pharaon. Elle les coiffait et leur coupait les cheveux.

Un jour qu’elle était occupée à couper les cheveux d’une des filles de Pharaon, le peigne tomba de sa main et elle s’exclama : « Par la [Grâce du] Nom de Dieu ! »

La fille de Pharaon l’entendit et lui dit : « Tu veux dire par « Dieu » mon père Pharaon ? »

La coiffeuse lui répondit : « Non ! Je veux dire mon Seigneur, ton Seigneur et le Seigneur de ton père. » En entendant cela, la fille de Pharaon la menaça d’un ton autoritaire de tout raconter à son père. Cela ne la fit pas revenir sur sa parole.

La fille, indignée, alla chez son père et lui raconta ce qui s’était passé. Pharaon fit venir la coiffeuse avec ses enfants et lui demanda : 

-« Qui est ton Seigneur ? »

-« Mon Seigneur et ton Seigneur, Dieu Très-Elevé » lui répondit-elle.

Pharaon suffoqua de colère et ordonna que l’on fabrique tout de suite un four en cuivre. Il ajouta : « Faites-y un grand feu ! Attisez  les flammes afin de la brûler ainsi que ses enfants. »

En effrayant la femme, il pensait pouvoir lui faire renier ses croyances. La coiffeuse ne broncha pas. Elle lui dit seulement : «  J’ai une demande à vous faire : que vous rassembliez mes os et ceux de mes enfants et que vous les enterriez dans un seul endroit. » Pharaon lui accorda : « J’ai un devoir envers toi, je le ferai. »

Puis il ordonna que l’on jetât d’abord dans le feu les enfants de la coiffeuse, un par un, devant elle, pour l’amener à lui faire reconnaître sa seigneurie. Elle resta ferme sur ses positions et ne le reconnut pas comme son Seigneur jusqu’au moment où arriva le tour de son nouveau-né, son dernier fils qu’elle portait encore dans ses bras. Quand les bourreaux essayèrent de le lui arracher pour le jeter dans le four, la mère en fut très troublée.

Le nouveau-né se mit alors à parler : « Ô mère, prends patience parce que tu es dans le vrai ! ». La mère et le nouveau-né furent jetés ensemble dans le feu.

Durant la nuit de son ascension aux cieux, le Messager(s) de Dieu passa par un endroit où il sentit une bonne odeur. Il(s) demanda à l’Ange Gabriel(p) : « Quelle est cette bonne odeur ? » Il lui répondit : « Elle provient des cendres de la coiffeuse de Pharaon et de ses enfants. » Et il lui raconta l’histoire de la femme de Hazbîl, la coiffeuse des filles de Pharaon.

D’après Bihâr al-Anwâr vol.13 Bâb 5 p163

www.lumieres-spirituelles.net     No23  - Rabi‘II  1432 – Mars-Avril 2011


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