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2015-02-04 | Readers 292 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Répressions américano-sionistes et manifestations au Yémen


Répressions américano-sionistes avec leurs alliés.. et poursuite des manifestations au Yémen

Après la manifestation de l’éveil et de la conscience des peuples arabes musulmans, provoquant, entre autres, le retour progressif de l’Egypte dans le giron de la nation arabe et musulmane, les

contrecoups sont d’une extrême violence, à la hauteur de l’importance du séisme :

®intervention militaire directe occidentale en Libye où le peuple s’est vu confisquer son mouvement de revendications pacifique et s’est trouvé entraîner dans une guerre aux armes lourdes où le nombre des victimes se compte par dizaines de milliers, où une nouvelle réoccupation d’une terre arabe riche en pétrole par les puissances occidentales commence à prendre forme ;

®occupation du Bahreïn par l’Arabie Saoudite et répression sauvage du mouvement populaire pacifique. La monarchie locale, instaurée et maintenue grâce aux grandes puissances, n’hésite pas à décimer son peuple (arrestations par centaines, tortures, assassinats, descentes armées nocturnes dans les maisons, prises d’assaut des centres médicaux..) ni ne craint de raser des mosquées et autres lieux de culte, de brûler le noble Coran, avec l’aide du régime saoudien, qui se présente comme le « gardien des plus hauts lieux sacrés de l’Islam, La Mecque et Médine » ;

®tentatives de déstabilisation de la Syrie, en vue de renverser le pouvoir en place défavorable aux desseins américano-sionistes, en provoquant par-ci par-là des mouvements de révolte meurtriers, des sabotages, des assassinats.. sous la forme de mouvements de contestation présentant des revendications légitimes.

®Les médias occidentaux se font l’écho de ces nouvelles tentatives impérialistes aux relents colonialistes : chape de plomb (mutisme) sur ce qui se passe à Bahreïn et boucles d’informations permanentes sur la Syrie, quitte à diffuser des vidéos amateurs filmées ailleurs au Liban ou en Irak à d’autres moments, ou construites de toutes pièces.

Malgré cette sauvage répression, la volonté, la foi, la détermination et le sacrifice des peuples de la région s’intensifient.

C’est dans ce cadre général que le chef yéménite, Ali Abdallah Saleh s’accroche désespérément à un pouvoir qu’il exerce depuis plus de trente ans, malgré la contestation toujours plus vivante au sein du pays, plus de 150 martyrs et les atermoiements des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite.

La contestation contre le  régime yéménite débuta le 27 janvier 2011, quand des milliers de jeunes yéménites descendirent dans les rues de la capitale Sanaa, à l’exemple de la Tunisie et de l’Egypte, pour exiger le départ immédiat du président ‘Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis près de 33 ans. Ils l’accusent d’être responsable de la pauvreté et du chômage qui sévit dans le pays malgré ses richesses souterraines et de favoriser la corruption.

Ils décident d’occuper la place devant l’université de Sanaa, le président Saleh ayant envoyé ses supporters occuper la place Tahrir, pour éviter de se trouver face à une situation à l’«égyptienne». Jour après jour, la mobilisation contre le régime s’élargit. C’est d’abord l’opposition parlementaire qui rejoint le mouvement puis ce fut le tour des régions du nord et du sud. Des manifestations à!Saada (nord), à Aden (sud), à Taëz (sud-ouest) et dans d’autres villes apparaissent et se maintiennent malgré la répression sanglante.

Un mois plus tard, d’importantes tribus se joignent à la contestation suivis par de nombreux députés du CPG (parti unique du président Saleh).

Après le grand massacre du vendredi 18 février où plus de 50 martyrs tombent sous les balles de la Garde Centrale dirigée par un fils ou neveu de Saleh, Ali Mohsen al-Ahmar, l’un des principaux chefs de l’armée, annonce sa défection. Des dizaines d’officiers et de diplomates le suivent. Le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, demande à Saleh de se retirer. Des gouvernorats entiers rejoignent l’opposition.

Malgré tout cela, Abdallah Saleh, s’obstine au pouvoir. Il fait des promesses de réformes et d’augmentation de salaires, s’engage à ne pas briguer un nouveau mandat en 2013.

Puis, début mars, le ton change. Il accuse Israël et les Etats-Unis «d’orchestrer» la révolte arabe, évoque un « complot de partition du Yémen ». En même temps, il continue de réprimer dans le sang les manifestations avec des gaz toxiques et des balles réelles, organise des contremanifestations en sa faveur, en versant à chacun de ses supporters l’équivalent de 160 euros par journée de manifestation (presque l’équivalent d’un salaire mensuel), distribue des armes aux membres des tribus qui le soutiennent pour effrayer les jeunes contestataires.

Le nombre des victimes ne cesse d’augmenter. Deux jours plus tard, il limoge son gouvernement après la défection de plusieurs de ses membres. Il met en garde contre les risques de guerre civile et déploie des chars à Sanaa. Le 18 mars il proclame l’état d’urgence. Quelques jours plus tard, il se dit prêt à partir fin 2011.

Le lendemain, il annonce qu’il se défendra par « tous les moyens possibles », s’engage à « résister » à ses adversaires, mobilise ses troupes et met en garde contre le chaos.

Fin mars, il fait entrer en scène un nouvel acteur : la Qaïda dont il avait favorisé l’implantation et le développement au Yémen pour combattre les révoltes Houthistes au nord du pays (cf revue LS N°5). Après un affrontement entre son armée et des membres présumés d’Al-Qaida, il met en garde contre ce danger et assure qu’il n’est pas disposé à céder le pouvoir à une « minorité » et à des opposants qualifiés « de comploteurs ».

L’évocation de la Qaïda sert de prétexte à la Maison-Blanche pour intervenir. La nuit de dimanche à lundi (3-4/4/11), les monarchies arabes du Golfe réunies dans le C.C.G. (Conseil de Coopération du Golfe ) offrent leur médiation entre l’opposition et le pouvoir au Yémen, le gouvernement américain étant prêt à faciliter le départ du président Saleh.

Après maintes réunions, elles proposent la formation d’un gouvernement « d’union nationale », puis 30 jours après la signature de l’accord, « la remise du pouvoir au vice-président », « le départ du président » avec « des garanties pour lui et sa famille » (de ne pas être poursuivis en justice), « organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours », « réforme de la constitution par le parlement » suivie par la tenue « d’élections législatives ».

Après une monstrueuse manifestation de la «dernière chance» de l’opposition le vendredi 22 avril et le règlement des points de litige, un « accord de sortie de crise » est sur le point d’être signé par Ali Abdallah Saleh et l’opposition, malgré le scepticisme de la rue.

Mais le dimanche 1er mai 2011, Ali Abdallah Saleh refuse de signer, reportant à plus tard la conclusion d’un accord qui doit annoncer l’heure de son départ. Dans la rue, les manifestations continuent.

L’objectif principal des États-Unis : le maintien de leur présence militaire dans ce pays, nécessaire pour le contrôle du détroit de Bab al-Mandab, point stratégique et nœud central du transit pétrolier mondial. Pour cela, préserver des pions dans les deux camps afin d’être gagnants quelle que soit l’issue de la confrontation.

Le Yémen

-à la porte de Mandeb au sud de l’Arabie saoudite,

-24M ha Musulmans

-très pauvre malgré d’importantes réserves de Pétrole et matières 1ères

Nord du Yémen : -Domination ottomane jusqu’en 1918 et gouvernement zaydite jusqu’en 1962, date du coup d’Etat militaire pro-égyptien (nassérien) qui instaura la République Arabe du Yémen.

Sud du Yémen : -Occupation britannique en 1839, qui devint un protectorat en 1937 (le Protectorat d’Aden). Instauration de la République démocratique populaire du Yémen à son indépendance, le 30 novembre 1967.

Unification des deux parties, le 22 mai 1990, pour former la République du Yémen, avec comme président le chef de l’ex-Yémen du Nord (au pouvoir depuis 1978), Ali Abdallah Saleh, et pour capitale Sanaa. Multipartisme et liberté de presse en cours.

-Dès 1994 durcissement et monopolisation du pouvoir par Saleh et son clan.

www.lumieres-spirituelles.net     No25 – Jamâdî II  1432 – Mai  2011


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