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2015-02-04 | Readers 304 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

« Restaurer les Maisons de Dieu au Sud du Liban »


« Restaurer les Maisons de Dieu au Sud du Liban »

Alors que le Liban était encore sous l’autorité de l’Empire ottoman, les notables de Jabal ‘Âmel de la famille ‘Alî Saghîr avaient fait construire une mosquée à Tyr et avaient placé les parties attenantes de la mosquée en « waqf » (sorte de « legs pieux »). Mais le gouvernement ottoman considéra aussi la mosquée dans ses « waqfs », et la plaça sous sa juridiction et son administration. Il y nomma un imam pour annoncer la prière, la diriger, faire des sermons et autres services. Cet imam n’aimait pas les shiites (pourtant nombreux à Tyr) et commença par les empêcher de pratiquer librement leur culte : de faire leurs petites ablutions et la prière comme ils le voulaient. Petit à petit, il les exclut de la mosquée et arriva le jour où il les en chassa et leur fit du mal. Les habitants shiites de la région de Tyr n’avaient plus de mosquée pour prier, faire la prière de groupe, notamment celle du vendredi.

C’est alors que Sayyed Abd-al-Hussein Sharafeddine arriva à Tyr. Il n’était pas question pour lui d’accepter une telle situation. Il appela les gens à la prière de groupe chez lui, dans sa maison, puis dans les cours des maisons des croyants qui le proposaient. Il se mit à donner des cours après chaque prière, à faire des sermons, à rappeler aux croyants leurs obligations religieuses et à dénoncer les exactions de l’empire ottoman à leur encontre puis celles de l’occupant français. A la fin, un croyant offrit sa maison (et sa cour) pour en faire un lieu de prière fixe qui demeura la mosquée des Shiites pendant plus de 21 ans.

En même temps, Sayyed Sharafeddine mena de nombreuses démarches auprès des autorités ottomanes pour récupérer l’une des terres mises en « waqf », placées sous l’autorité du sultan Mohammed Rashâd. Il se heurta au refus du pouvoir ottoman qui ne voulait reconnaître aucun droit à sa communauté. Mais Sayyed tint tête, resta ferme, convaincu de l’Aide de Dieu. Il savait que l’empire ottoman en fin de règne, divisé par des querelles intestines, devant faire face aux nouvelles grandes puissances d’alors, la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne, serait obligé de céder.. A la fin, il acquit gain de cause : il put récupérer une terre et même obtenir une mosquée (qui existe encore à l’heure actuelle dans la vieille ville de Tyr) pour mener la prière de groupe.

Quand les forces d’occupation françaises prirent la place des autorités ottomanes, elles fermèrent la mosquée, aidées en cela par les notables locaux. Sayyed ‘Abdel-Hussein n’arrêta pas pour autant de mener la prière de groupe. Un croyant lui offrit une maison à cette fin. Il acheta une maison tout à côté, en fit abattre les murs et fonda ainsi une nouvelle mosquée « al-Qâ’im » (au centre de la vieille ville de Tyr). Rien ne pouvait l’empêcher d’accomplir ce qu’il considérait comme son devoir : « Restaurer les maisons de Dieu sur terre. »

D’après Bughat ar-Râghibîna

www.lumieres-spirituelles.net     No25 – Jamâdî II  1432 – Mai  2011

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