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2015-02-04 | Readers 232 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Yajnavalkya (-630 – -585)


Yajnavalkya (-630 -585)

Yajnavalkya était un sage hindou et l’un des maîtres de l’école védique du sixième siècle avant JC. La tradition brahmanique le plaça parmi ses « prophètes » (« rishi »)  les plus importants.

Peu de choses sont connues sur la vie de Yajnavalkya. Il semble qu'il fut un réformateur (~ vie s. env.) opposé au ritualisme, qui tendait à prévaloir à cette époque. On le voit discuter des matières théologiques aussi bien avec des femmes qu’avec des guerriers. Il apparaît dans les textes de la tradition, notamment dans le « Śata-patha-Brāhmaṇa » et la « ḄṛhadĀraṆyaka-upaniṣad ». Il est dit qu’il aurait « vu » la Samhitā (collection d'hymnes liturgiques) du Yajur Veda Blanc (Vājasaneyī-Samhitā).

Ses préceptes, contenus dans ses ouvrages « Brihadâranyaka-Upanishad », « Shatapatha-Brâhmana » et « yājñavalkyasmṛti.»,révèlent la richesse et la profondeur de ses connaissances. Il rédigea aussi l’ouvrage Krishna Yajur Veda et fut le promoteur, à la suite de son maître Uddālaka, de la théorie selon laquelle le « Brahman » (l'« Absolu ») est au cœur de la nature humaine, sous la forme de l'« âtman » (l'« âme »). Yajnavalkya passa pour l'un des maîtres du Vedānta non dualiste (advaita-vedānta).

Ce serait lui qui aurait introduit l’idée de la « réincarnation » qui n’existait pas à l’âge védique dans  l’hindouisme du VIe siècle av. J.C. et il serait le premier à l’avoir théorisée, d’une façon discrète au début si l’on en croit le dialogue qui est rapporté entre lui et un certain Artabhaga  dans l’ouvrage Brihadâranyaka-Upanishad, III.2.13.

Des anecdotes relatives à sa vie sont rapportées.

Notamment celle avec ses deux femmes au moment où il voulait se retirer du monde pour accomplir la quatrième étape de sa vie.

Vers la fin de sa vie, il décida d’entrer dans ce qui constitue le quatrième ashrama ou quatrième étape de l’existence spirituelle, c’est-à-dire le Sannyasa (la vie de renonçant). Il informa ses deux épouses, Maitreyi et Katyayani, de son projet d’austérité ou de renoncement dans les Himalayas, puis il leur demanda de partager entre elles tous ses biens et de vivre heureuses dans l’ashram.

Katyayani, qui était d’une intelligence commune, n’y vit pas d’inconvénients et accepta, mais Maitreyi, qui possédait une grande faculté de discernement, fit part à son mari de ses doutes sur la valeur des biens matériels et leur capacité à lui apporter le vrai bonheur.

Yājnavalkya approuva en disant : « Ceux-ci peuvent te procurer une vie matérielle confortable, mais ne peuvent te donner la connaissance du Soi. » Maitreyi, dont la quête spirituelle était sincère, demanda à son mari quelle était la source du véritable bonheur et comment on pouvait acquérir la connaissance du Soi.

Il est rapporté ailleurs,dans le Brihadāranyaka Upanishad, un dialogue où Yajnavalkya expose à sa femme Maitreyî la nature du « Soi » et celle des relations mondaines.

« Ô Maitreyī, tu étais déjà chère à mon cœur auparavant, mais la recherche que

tu entreprends te rend encore plus chère. Écoute ce que j’ai à te dire :

Ce n’est pas le mari que la femme aime, mais le Soi qui est en lui ;

Ce n’est pas la femme que le mari aime, mais le Soi qui est en elle ;

Ce n’est pas l’ami que l’on aime, mais le Soi qui est en lui ;

Ce ne sont pas les divinités que l’on aime, mais le Soi qui est en elles ;

Ce n’est pas la chose que l’on aime, mais le Soi qui est en elle ;

Seul le Soi existe partout. Il ne peut être connu, car il est lui-même Celui qui connaît. »

www.lumieres-spirituelles.net     No25 – Jamâdî II  1432 – Mai  2011


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