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2015-02-04 | Readers 338 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les maladies du cœur – Introduction (4) - La plus grave : l'incroyance


Les maladies du cœur – Introduction

4-La plus grave des maladies du cœur : l’incroyance  

L’existence de n’importe quel existant est une apparition (dhuhûr) de l’Existence divine. Il n’y a pas d’existence pour l’homme, en dehors de l’Existence divine. L’ensemble des existences a cette teinture divine, cet « entité » divine si l’expression est juste.

La dimension divine, la teinture Seigneuriale est ce que nous exprimons (avec la Louange de Dieu Très-Elevé), par la croyance ou foi (al-îmân), de sorte que la source de l’humanité, bien spécifiquement de l’humanité, est la croyance.

Certains vont plus loin et englobent l’ensemble des existants. Ils disent que tout existant a une part de « croyance ». Il n’est pas possible qu’il  y ait un existant qui ne soit pas orienté vers son Seigneur. Tout existant est créé selon le principe du Retour vers Dieu et l’orientation vers Lui, même si cette orientation varie en intensité, en force ou en faiblesse. C’est-à-dire même les pierres ! Nous croyons en cela.

Nous l’avons lu dans le « Rappel Sage » (le noble Coran) que les montagnes glorifiaient  Dieu et répétaient avec Daoud : {Et Nous asservîmes les montagnes à exalter Notre Gloire en compagnie de David, ainsi que les oiseaux.} (79/XXI Les Prophètes) et  {Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui [Daoud pour   glorifier Dieu].} 10/34 Saba’. De même, l’ensemble des cieux. Et quand Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté) leur demanda : {« Venez tous deux [le ciel et la terre], bon gré, mal gré ». Tous deux dirent : « Nous venons obéissants ».} (11/41 Les Versets Détaillés) et autres de ce genre qui se rapportent à la glorification des êtres et à leur langage que beaucoup, beaucoup de gens ignorent.

L’ensemble des êtres ont une dimension divine. Si ce niveau divin dans leurs existences, ce côté de lien à Dieu, venait à disparaître, rien n’existerait en ce monde. La source de toute chose, son principe, son cœur est sa dimension divine. Quelle est la dimension divine ? C’est tout ce qui se rapporte à l’orientation vers Dieu, la connaissance de Son Existence, de Sa Présence, la croyance en cela, le fait de sentir Sa Grandeur, Sa Beauté et Sa Majesté. C’est cela l’aspect divin, la dimension divine, le cœur des existences. Ainsi ce qui se rapporte au cœur de l’homme, à sa substance est ce que l’on peut considérer comme son existence ou sa dimension divine.

Maintenant, réfléchissons sur l’intérieur de l’homme, sur son cœur quand l’homme vit dans un état d’insouciance, de reniement, de déni, ces différentes formes d’incroyance (kufr). La plus grave des maladies du cœur, la plus grandiose est l’incroyance, qui est totalement à l’opposé de la croyance. Parfois aussi appelée « associationnisme » (shirk), elle est la plus grande injustice, la plus grandiose, la plus grave des maladies. Le Prince des croyants(p) disait à ce propos que la plus grave des maladies du cœur est celle de l’incroyance. Quand le cœur de l’« humanité » est privé de cette orientation (vers Dieu) de façon absolue, cet homme est appelé un « récalcitrant », un « renégat ». Pourquoi ? Parce qu’il est impossible que l’homme soit privé d’orientation vers son Seigneur de façon absolue. C’est pourquoi il a reçu cette appellation de « renégat ».

Durant notre vie matérielle en ce monde, il arrive qu’une personne soit privée de ses yeux, qu’elle ait perdu la vue. Elle n’a plus les moyens de voir ni de distinguer les choses. Mais est-il possible qu’un homme, même n’importe quelle existence en ce monde, arrive à un degré où il se trouve privé de la capacité de se tourner vers son Créateur, vers Dieu ? Apparemment c’est peut-être la même chose : l’un est totalement privé de la croyance comme l’autre est totalement privé de la vue. Sauf qu’il est impossible qu’il soit totalement privé de la disposition de se tourner vers Dieu Tout-Puissant. C’est pourquoi il est considéré comme un « récalcitrant », un « renégat ». Le pire degré d’incroyance est le déni (juhûd), c’est-à-dire nier avec le savoir, c’est-à-dire connaître la vérité et la refuser. C’est la pire des maladies du cœur. Nous y reviendrons la prochaine fois.

D’après la 1ère conférence donnée par  Sayyed Abbas Noureddine printemps 2006

www.lumieres-spirituelles.net     No29 - Shawwâl  1432 – Septembre 2011


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