1. La Prière
  2. L’invocation
  3. Le Coran
  4. L’Imam al-Mahdî(qa)
  5. Connaître Dieu
  6. La Voie de l’Éloquence
  7. Spiritualité des Infaillibles(p)
  8. L’Au-delà
  9. Méditer sur l’Actualité
  10. Le Bon Geste
  11. Des états spirituels
  12. La Bonne Action
  13. Exemples des grands savants
  14. Les Lieux Saints
  15. Notre Santé morale
  16. Notre Santé physique
  17. Notre Nourriture
  18. Expces Spirituelles des autres
  19. Le Courrier du lecteur
  20. Le Livre du Mois
  21. La Femme dans l'Islam
  22. Entretiens
  23. Éditorial
  24. Divers
2015-02-04 | Readers 353 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sourate an-Nâs (Les Gens) CXIV (6)


Sourate an-Nâs  (Les Gens) CXIV  (6)

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Bi-smi-Allâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,

Par [la grâce du] Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ (١) مَلِكِ النَّاسِ (٢)إِلَهِ النَّاسِ (٣)

Qul : a‘ûdhu bi-rabbi-n-nâsi, maliki-n-nâsi, ilâhi-n-nâsi,

Dis : « Je cherche refuge auprès du Seigneur des gens, (1) du Souverain des gens,(2) de la Divinité des gens,(3)

مِنْ شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ (٤)

min sharri-l-wawâsi-l-khannâsi

contre le mal de celui qui suggère, le furtif, (4)

Reprenons..(en nous aidant de l’interprétation de cette sourate de Sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », et de celles de sheikh Malârem Shîrâzî dans al-Imthâl, de sayyed Ja‘far al-Murtadâ, dans son Tafsîr sourate an-Nâs, et sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm», du commentaire du 39e Hadith de l’Imam Khomeynî(qs).

 

Après voir vu la nécessité de chercher une protection, une immunité auprès de Dieu en évoquant trois de Ses Attributs, nous devons savoir contre quoi nous devons nous protéger. C’est le sujet du quatrième verset et des suivants. Et dans un premier temps, nous sommes en train de voir la réalité du mal. Nous poursuivons cette étude en reprenant un hadith de l’Imam as-Sâdeq(p) dans lequel Dieu déclare avoir créé le bien et le mal, que l’Imam Khomeynî a commenté dans son livre « Arba‘în Hadîthann » en reprenant les mêmes idées fondamentales déjà citées et en les développant d’une autre façon.

مِنْ شَرِّ « min sharri »   

Il est rapporté de l’Imam as-Sâdeq(p) :

« Parmi ce que Dieu a révélé à Moussa(p) et a fait descendre sur lui(p) dans la Torah :

« Certes Je suis Moi Dieu – point de divinité autre que Moi !

J’ai créé la création et J’ai créé le bien

et Je l’ai fait passer dans/par les mains de ceux que J’aime.

Alors bienheureux celui dans/par les mains duquel Je l’ai fait passer !

Je suis Dieu – point de divinité autre que Moi !

J’ai créé la création et J’ai créé le mal

et Je l’ai fait passer dans/par les mains de qui Je veux.

Alors malheur à celui dans/par les mains duquel Je l’ai fait passer ! » »

(al-Kâfî, vol.1 Kitâb at-Tawhîd, Bâb al-khayr wa-sh-shar p204 H1)

Les mots, le « bien » et le « mal », selon le contexte de leur utilisation, signifient la perfection et le manque dans la substance (ou essence ou attributs) et dans l’existence et ses perfections. Tout ce qui est bien en soi (en fonction de son essence) revient à la réalité de l’existence ; et s’il est attribué à autre que l’existence, cela est en vue de l’existence.

De même le mal en soi est absence d’existence ou absence de perfection de l’existence. Son attribution à autre que cela, comme à des existences nuisibles, des animaux nocifs, est une application par « accident » [terme philosophique pour indiquer ce qui n’est pas en soi, absolu, nécessaire], de façon symbolique, pas en soi et en vérité.

La philosophie transcendantale [de Molla Sadra] a clairement prouvé que l’organisation du monde est dans le plus sublime niveau de perfection et de bien, au plus haut degré du Bien et de la Beauté.   (…)

A l’opposé de la réalité de l’existence, sont le néant ou la quiddité qui en soi ne sont rien, le faux pur, une convention pure. Ils n’ont d’affirmation que s’ils sont illuminés de la lumière de l’existence. Quand l’Existence projette son ombre sur leurs têtes et passe la main de sa Miséricorde étendue sur leurs faces, ils ont une apparition, des particularités et des effets. (…)

Ainsi l’ensemble des perfections sont le résultat de la Beauté du Beau absolu, la manifestation de la sainte lumière pour la Perfection absolue.

Ainsi l’ensemble des perfections proviennent et reviennent à l’Existence. (voir al-Asfar al-Arba‘at de Sadr Muta’lahine vol.1 Bahath Asâlah al-Ujûd)

Ce qui émane de la sainte Essence [Dieu] est la source de l’existence sans être limitée par les limites du néant ou de la quiddité parce que le néant ou la quiddité n’émanent de rien. (…)

Aussi l’ensemble des maux et des destructions ou catastrophes (comme la mort précoce, les maladies, les bêtes nuisibles, les calamités, les souffrances..) présents dans ce monde matériel de la nature, dans ce gouffre étroit, obscur, proviennent-ils de l’antagonisme, de la collision qui arrivent entre les existants.

Cet antagonisme n’est pas le résultat de l’aspect existentiel des existants, mais survient du fait de la présence de manques en ce monde et de l’étroitesse de l’emplacement des existants, et revient aux limitations et aux manques, extérieurs au cadre de la lumière de l’apposition (al-ja‘l), même ! qui sont en réalité sans apposition (al-ja‘l).

L’Existence est la Vérité. Elle est toute chose. Elle est exempte de tout mal, de tout défaut, de tout manque.

Les manques, les maux, les choses nuisibles reviennent au côté du manque et de la nuisance qui – même s’ils ne sont pas établis/apposés en soi – sont établis/apposés par « accident ».

En résumé, ce qui est créé et « apposé » (ja‘l) en soi par l’Essence de Dieu (qu’Il soit Glorifié) est le Bien et la Perfection. Et si les maux, les nuisances et autres pénètrent dans le Décret divin, c’est par « suite » (taba‘) et « entrainement ».

Le verset {Ce qui t’arrive en bien [vient] de Dieu et ce qui t’arrive en mal [vient] de toi-même .} (79/4 Les Femmes) indique  le premier niveau : l’Existence est l’origine de tout Bien et de la Perfection et le verset {Tout [vient] de Dieu.} (78/4 Les Femmes) indique  le second niveau, établi en soi et les maux et les manques établis par accident.

(tiré du 39e hadith commenté par l’imam Khomeynî, 40 hadîthann pp712-717)

De là on peut comprendre :

¡que le mal peut disparaître en évoquant des Noms de Dieu, en présence du Vrai, de l’Existence, de Dieu ;

¡que la présence du « mal » de celui qui suggère est un mal relatif qui révèle certes un manque au niveau de ceux qui le font, mais aussi au niveau de ceux qui se laissent influencés par ces « suggestions ».

¡que si l’individu suit les recommandations divines, ce mal peut déclencher en lui une prise de conscience de ses faiblesses et de la nécessité d’y remédier par l’éducation et la purification de son âme intérieure et en revenant à Dieu.

L’Objectif divin se sera réalisé : le retour à Dieu avec conscience, volonté et libre-choix.

www.lumieres-spirituelles.net     No31  - Dhû al-Hujjah  1432 – Novembre 2011

Articles précédents:

1439 (2017-2018)

1438 (2016-2017)

1437 (2015-2016)

1436 (2014-2015)

1435 (2013-2014)

1434 (2012-2013)

1433 (2011-2012)

1432 (2010-2011)

1431 (2009-2010)

1430 (2008-2009)