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2015-02-04 | Readers 576 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

B/Les préliminaires à la prière - Des moyens de purification


B/Des règles de conduite à propos des préliminaires à la prière

Des moyens de purification

Sache que pour l’individu cheminant vers l’accès à la Destination la plus élevée et la station de la Proximité Seigneuriale, il y a, de façon générale, deux chemins.

Le premier – qui a la primauté et le fondement – consiste à cheminer vers Dieu en s’orientant vers la Station de la Miséricorde absolue, notamment de la Miséricorde très-Miséricordieuse, qui est elle une Miséricorde qui permet à tout existant d’atteindre sa perfection lui convenant.

Une ramification de cette Miséricorde très Miséricordieuse et de sa Manifestation est l’envoi des Prophètes et des Messagers(p) qui sont les guides des voies, qui prennent les retardataires par leurs mains. Même ! La demeure de la réalisation, du point de vue des gens de la connaissance et des détenteurs des cœurs, est la forme de la Miséricorde divine – et les créatures sont en permanence noyées dans la mer de la Miséricorde de Dieu Très-Elevé, mais n’en tirent pas profit.

Le Livre divin grandiose – qui est descendu du monde du Mystère divin et de la Proximité seigneuriale et qui, pour notre intérêt, nous les délaissés, et pour notre salut, nous les emprisonnés dans la prison de la nature, les enchaînés dans les chaînes des passions de l’âme et les espoirs, est apparu sous forme de mots et de paroles – est une des plus grandioses manifestations de la Miséricorde divine absolue. Et nous sommes sourds, aveugles, nous n’avons rien profité de lui et nous n’en profitons pas.

Le Messager, le sceau, le Walî absolu le plus noble – qui vint de la station de la Sainteté Seigneuriale et du Lieu de la Proximité et de l’Intimité divines vers la demeure de l’étrangeté et du dépaysement, et qui fut éprouvé par la fréquentation de gens comme Abu Jahel et de pires que lui – est la Miséricorde étendue et la Générosité divine absolue dont l’avancée vers ce petit cercle était pour la miséricorde des existants et des habitants du monde le plus bas et leur sortie de cette demeure de l’étrangeté et du dépaysement. Le Messager(s) fut comme le pigeon à collier qui se jeta de lui-même dans les filets pour sauver ses compagnons.

Il est alors nécessaire que le cheminant vers Dieu voie, dans la purification par l’eau de la Miséricorde, une forme pour profiter de la Miséricorde divine descendante. Tant que le profit est facilité, il est nécessaire qu’il le fasse. Et si ses mains en sont coupées à cause d’un manque en soi, ou d’une déficience de sa part, ou du manque d’eau de la Miséricorde, il ne lui reste plus qu’à se tourner (vers la Miséricorde) avec humilité, indigence, pauvreté et manque. S’il place l’humiliation de son assujettissement au centre de ses préoccupations, s’il se tourne vers Dieu en se contraignant lui-même, pauvre, humble, en faisant sortir de lui son orgueil, son amour pour lui-même, alors une porte de la Miséricorde s’ouvrira pour lui. La terre de la nature se transformera en une terre de Miséricorde. La terre devient un moyen de purification et devient apte à recevoir la Miséricorde et la Bonté de Dieu Très-Elevé. Et plus son regard sur l’humilité de son âme se renforcera, plus l’homme sera apte à recevoir la Miséricorde. Cela concerne le premier chemin.

Par contre, si l’homme veut parcourir l’autre chemin, en ne comptant que sur lui-même et sur ses actes, alors il va tout droit à sa perte, parce qu’il est possible qu’il ne soit pas pris par la main. Il est comme l’enfant qui s’enhardit à marcher tout seul, fier, ne comptant que sur lui-même. Un tel enfant  ne bénéficiera pas de la bienveillance de son père qui le laissera compter sur lui-même. Par contre s’il hésite ou se sent impuissant à côté de son père bienveillant et qu’il arrête totalement de compter sur lui-même et sur sa force, il sera sous la bienveillance de son père qui le prendra par la main. Même ! Il le prendra dans ses bras et le fera marcher de ses pas.

Il serait même préférable pour une telle personne qui souhaite vraiment le cheminement vers Dieu de « se casser les jambes », de renoncer à compter sur lui-même et sur ses actes, d’annihiler son soi pour devenir sujet de la Providence permanente divine, pour faire circuler l’eau de la Miséricorde en lui, faire que sa langue intérieure appelle la Présence de la Sainteté Seigneuriale, être humble, indigent, nécessiteux. {N’est-ce pas Lui qui répond au nécessiteux quand il L’invoque et qui dissipe le mal.}. (62/27 La Fourmi)

(d’après Al-Adab al- Ma‘nawiyyqh li-s-Salât de l’Imam al-Khomeiny(qs) – Maqâlat 2 – Chap 4)

www.lumieres-spirituelles.net     No34  - Rabî‘ I 1433 – Février 2012


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