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2015-02-04 | Readers 1389 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Max Beauvoir « prêtre vaudou » haïtien


Max Beauvoir « prêtre vaudou » haïtien

Max Beauvoir est  le « chef suprême de la religion vaudoue », ou un « hougan » (prêtre) de Haïti qui  pratique le « culte des esprits ».

Max Beauvoir (74 ans, élevé chez les pères, diplômé de chimie à l’université de Reims, franc-maçon), se présente comme le « chef suprême de la religion vaudoue en Haïti », depuis la cérémonie qu’il a organisée le 7 mars 2008, dans le but de « retourner aux sources » et de montrer au monde qu’ils sont « des hommes guidés par les esprits, vers le chemin du savoir et de la fraternité. » Il se fait aussi appeler « atî » (« le grand arbre de la forêt dont l'ombre protège les petits »). Aux occasions, il met son costume blanc d’apparat, comme au jour de son « sacre » ou aux jours de fêtes de « Makaya » (consacrées aux bains pour se purifier pour l’année à venir).

Max Beauvoir revendique un « vaudou » œuvrant pour le bien, lié à une vision des relations de la personne dans l’univers, avec elle-même (concept des quatre transformations de l’âme), avec les autres (à travers la participation aux cérémonies de culte, la communion spirituelle dans le respect des équilibres et l’osmose avec la nature et les différentes formes de vie), et avec  l’« ascendance » (l’ensemble des « divinités », forces invisibles, esprits de la nature et des ancêtres  (les « Iwas » ou « loas », les djinns) dont les hommes essaient de  concilier la puissance ou la bienveillance par l’intermédiaire de procédures permettant d’entrer en relation avec eux). Il récuse toute pratique du mal, de la magie noire, de la sorcellerie attribuée aux esprits maléfiques et aux « Bokors » (faux prêtres qui agissent avec leurs disciples en vue de nuire).

Ces cérémonies ont lieu au temple (« Houmfor ») où des statues représentent ces « divinités », comme celle-ci,   en bois de « Dambala » avec une canne représentant le « dieu serpent » ayant la particularité de priver la personne qu'il « possède » de la parole ou de l'usage de ses jambes, dit-on. Au centre du temple, une salle de danse où les « loas » se manifestent, et autour du socle du « potaumitan » qui représente le chemin que prennent les esprits pour se manifester aux humains, des offrandes et des nourritures ont été disposées. L’autel est couvert d’objets emblématiques (« wangas » ou fétiches) destinés à capter les esprits. Par terre, des figures symboliques (des « vèvès ») sont tracées à la craie ou avec de la farine pour les attirer.

Aux bruits des tambours, les prières, les danses, la musique et les libations commencent. Arrive le moment du sacrifice de l’animal,  habillé de symboles multiples, nourri et parfumé avec des potions préparées par le « Houngan ». Le rythme des tambours s'accélère, emportant les initiés dans une transe spirituelle. Le sacrificateur goûte au sang de l’animal égorgé et les initiés y trempent leurs mains puis l’animal est présenté face aux quatre points cardinaux, offert symboliquement aux « loas ». Les chants et danses redoublent de puissance. C'est alors qu’un des « loas » entre dans le corps (le « chevauche ») de l'un des initiés qui se met à danser avec frénésie, différemment selon le « loa » invoqué. (Chaque fidèle serait lié, par héritage ou prédilection, à un ou plusieurs « loas ».) C’est par de telles techniques mystérieuses que s’effectue le « transfert de la maladie à l’animal » et que l’âme du fidèle est « soigné » par le « hougan ».

Durant de telles cérémonies organisées chaque année pour les morts durant leur mois et animées par les « guédés » Baron Samedi, la divinité des morts, et sa femme, Grande Brigitte, les morts, dont on dit que l’esprit rejoint la mer, se manifestent pour faire passer des messages aux participants réunis, vêtus de blanc, prendre possession de l’un d’entre eux en transe et se réincarner. À en croire le « hougan » Max Beauvoir qui a construit son temple sur la côte, « l’âme revient seize fois sur la terre pour huit vies en homme et huit vies en femme. Puis elle devient un pur esprit qui circule à la vitesse de la lumière et protège les vivants ».

Le vaudou haïtien tire ses racines des pratiques religieuses et magiques africaines associées au culte catholique et à certaines pratiques des premiers habitants de l’île.

Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos vivaient sur  l’île de Haiti quand les Espagnols y débarquèrent à la fin du XVe siècle pour y exploiter son or. En quelques décennies, la population indigène fut exterminée et fut remplacée par des centaines de milliers d’esclaves noirs achetés d’Afrique pour suppléer aux besoins en main d’œuvre. Les Français firent de même quand ils prirent la place des Espagnols. Après la révolution française en 1789, les esclaves se révoltèrent et obtinrent l’abolition de l’esclavage en 1793. Quelques années plus tard, au terme d’une rude bataille pour la liberté et l’indépendance, et moyennant un lourd prix, les anciens esclaves obtinrent l’indépendance. Haïti fut le premier pays à obtenir l’indépendance. Mais, non reconnu, abandonné de tous, il sombra dans la misère.

www.lumieres-spirituelles.net     No35  - Rabî‘II 1433 – Fev.-Mars 2012


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