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2015-02-04 | Readers 345 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

« Mon Dieu ! Ne me renvoie pas auprès des miens ! »


« Mon Dieu ! Ne me renvoie pas auprès des miens ! »

Tels furent les propos que Hind, l’épouse de ‘Amro ibn Jamûh, entendit prononcer lorsque ce dernier se mit en route, en larmes, pour participer au combat d’Uhud. C’était la première fois qu’il participait au « jihad » avec les autres Musulmans. C’est parce qu’il boitait que le Messager l’en exemptait.(17/48 Fatah). Le fait d’avoir envoyé ses quatre fils dans les rangs de l’armée du Prophète(s) n’avait pas éteint son désir de participer au « jihad ». Et cette fois-ci il avait pris sa décision : il participerait au combat avec ses fils auprès du Messager de Dieu(s).

Les membres de la famille d’Amro ibn Jamûh essayèrent de l’en dissuader quand ils l’apprirent, lui rappelant que non seulement le jihad ne lui était pas prescrit mais qu’en plus ses quatre fils y participaient. « Il n’est point nécessaire que tu partes toi aussi en campagne. »

« J’aspire autant que mes fils et pour la même raison, au Paradis perpétuel ! Eux ils peuvent partir et accéder aux faveurs du martyre et moi je dois rester à la maison près de vous ! C’est hors de question ! »

Malgré l’insistance de sa famille, ’Amro ibn Jamûh se rendit auprès du Prophète pour lui demander l’autorisation de partir au jihad. Il(s) lui rappela que Dieu l’en avait exempté. Il insista : « Par Dieu ! J’aspire à aller au Paradis avec cette jambe boiteuse ! » Alors, le Prophète(s) demanda à la famille d’Amro ibn Jamûh de ne pas s’opposer à son départ. « Vous ne pouvez pas l’empêcher de partir. Il aspire au martyre, peut-être que Dieu le lui accordera. »

‘Amro ibn Jamûh combattit aux premiers rangs, s’infiltrant au cœur des rangs ennemis en criant : « J’aspire au Paradis ! ». Un de ses fils avançait derrière lui et tous deux combattirent avec une grande ardeur jusqu’à être tués et rejoindre la Proximité de Dieu.

A la fin du combat, nombre de femmes sortirent de Médine pour s’informer du cours des évènements et retrouver qui leur mari, qui leur fils, qui leur frère.. Aïcha, l’épouse du Prophète(s), était parmi elles. Elle aperçut Hind qui tirait avec force sur la bride de son chameau qui, chargé de trois dépouilles, ne voulait pas avancer. « Quelles sont les nouvelles ? » lui demanda-t-elle. « Louange à Dieu ! Le Prophète est encore en vie !{Dieu a renvoyé les incroyants avec leur rage..}(25/33 Les Partis) »

« Qui sont ces dépouilles ? » « Ce sont celles de mon frère, de mon fils et de mon mari. Je les ramène à Médine pour les y enterrer. Mais mon chameau ne veut pas avancer.  » « Peut-être la charge est-elle trop lourde pour lui ? » « Non ! Il est très fort. D’habitude, il prend des charges deux fois plus lourdes ! » Elle essaya à nouveau de le faire avancer, mais le chameau s’agenouilla, marquant nettement son refus d’avancer. A la fin Hind se résigna à revenir à Uhud, peut-être y avait-il là un secret qu’elle voulait exposer au Messager de Dieu(s). A ce moment-là, le chameau se redressa et repartit comme si de rien n’était.

Elle se rendit auprès du Prophète(s): « Ô Messager de Dieu ! Il se passe une chose surprenante. J’ai chargé les dépouilles sur le dos de cet animal pour les emmener avec moi à Médine et les y enterrer. Mais le chameau ne m’obéit pas, tandis que quand je pris la décision de revenir à Uhud pour vous voir, il me suivit docilement. » Le Messager lui demanda si ‘Amro ibn Jamûh ne lui avait pas demandé quelque chose avant de partir. Elle se rappela la phrase de son mari et la cita au Prophète(s). « C’est donc cela ! L’invocation sincère de ce martyr a été exaucée et Dieu ne veut pas que sa dépouille retourne à Médine. On trouve parmi vous les Ansars, des gens que Dieu exauce lorsqu’ils L’invoquent. Ton mari, Amro ibn Jamûh, était de ceux-là. » lui dit le Messager de Dieu. Il(s) ordonna que les trois corps soient enterrés à Uhud. Puis, le Prophète(s) dit à Hind : « Ces trois hommes seront ensemble dans l’Au-delà. » Elle lui dit : « Ô Messager de Dieu ! prie Dieu que je les rejoigne moi aussi ! »

Tiré deQussas al-Abrâr de Shahîd Motaharî, N°105  pp186-189

www.lumieres-spirituelles.net     No37  - Jamâdî II  1433 – Avril-Mai 2012


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