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2015-02-04 | Readers 389 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Victoire des 1600 détenus Palestiniens prêts à « mourir de faim pour être libres » !


Victoire des 1600 détenus Palestiniens

prêts à « mourir de faim pour être libres » !

Grâce à leur ténacité et à leur unité, les palestiniens détenus dans les geôles sionistes, en grève de la faim pendant près d’un mois (et plus pour certains), ont obtenu la satisfaction de leurs revendications !

Le 17 avril 2012, le jour des Prisonniers Palestiniens, plus du tiers des 4700 détenus palestiniens entamèrent une grève de la faim illimitée, qu’ils poursuivirent jusqu’à ce jour, le 14 mai 2012, aux dépens de leur vie, malgré le silence des grandes puissances et de leurs agents dans la région et le mutisme des médias.

Certains détenus palestiniens les avaient précédés pour protester contre les punitions collectives que les « Services Pénitentiaires Israéliens » (IPS) leur avaient infligées à la suite de la capture du soldat sioniste Gilad Shalit par le mouvement Hamas à Gaza en 2006. Ils avaient suspendu leur mouvement au vu de l’accord sur l’échange de prisonniers conclu entre Hamas et l’entité sioniste, ces punitions devant être levées avec la libération de ce dernier. Mais plus de six mois s’étaient écoulés depuis cet accord et aucun changement n’était intervenu. Aussi, ces prisonniers avaient-ils repris leur grève de la faim comme Khader Adnan, Hana Shalabi et huit autres détenus. Les deux premiers furent libérés après 66 et 43 jours de grève de la faim et les autres continuèrent jusqu’à ce jour (soit durant 77 jours), se trouvant à la porte de la mort. Ils furent rejoints par ce vaste mouvement de la grève de la faim collectif entamé le jour de la libération de Khader Adnan, le 17 avril.

Les réclamations des détenus :

1)d’une part, la suppression de toutes les punitions collectives infligées après la capture du soldat sioniste par Hamas en 2006, notamment l’interdiction de visite des familles de Gaza à leurs prisonniers ;

2)d’autre part l’abolition des mesures carcérales relevant de l’apartheid, l’isolement carcéral et la « détention administrative ».

C’est que le détenu palestinien qui résiste contre l’occupation sioniste ne bénéficie pas du statut de « combattant ou opposant politique » ni de celui de « prisonnier de guerre », les autorités d’occupation sionistes refusant d’appliquer au peuple palestinien les conventions de Genève qui reconnaissent le droit à la résistance d’un peuple sous occupation et qui imposent à l’occupant des obligations vis-à-vis de l’occupé. Aussi, le détenu palestinien est-il considéré comme un détenu de droit commun (c’est-à-dire comme un voleur ou un criminel) ou comme un « terroriste » (concept flou justifiant toute torture, détention arbitraire, assassinat). Sa situation est semblable à celle qui prévalait aux opposants et militants politiques de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid.

Après avoir essayé de briser ce mouvement de grève de la faim par tous les moyens, allant des attaques brutales jusqu’au sein des cellules, la confiscation des effets personnels, le transfert en de lieux secrets, l’isolement carcéral, l’interdiction des visites des familles et des avocats, les autorités d’occupation sionistes durent céder. Elles durent reconnaître le «Comité central pour la direction des grévistes» (regroupant l’ensemble des organisations

palestiniennes) et accepter de signer un accord en la présence d’un représentant égyptien, donnant satisfaction aux principales revendications des détenus.

Bien sûr ! Reste à s’assurer de son application ! Ce n’est pas la première fois que les Autorités sionistes ne tiennent pas leurs engagements. A bout de souffle, elles menacent déjà de ne pas l’appliquer en cas « d’activité contre la sécurité à l’intérieur des prises ou de reprise de grèves de la faim. » Leur annonce à grands bruits de la fin de la grève de la faim des détenus palestiniens montre à quel point elles étaient embarrassées par cette grève,

malgré le silence des medias qu’elles avaient réussi à imposer.

Du côté palestinien, c’est plutôt le silence, en contraste avec la joie de la rue palestinienne. Certains prisonniers hésiteraient-ils d’arrêter la grève de la faim avant la réalisation des engagements pris ? Entre temps, les (ex-)grévistes de la faim ont été rassemblés dans la prison d’Ashkalon. Une dernière tentative des autorités sionistes d’isoler les grévistes ?

Dans cet accord du 14 mai 2012, les autorités sionistes s’engagent à :

1)lever toutes les punitions collectives infligées depuis 2006 et notamment à permettre aux familles de Gaza de visiter leurs proches détenus en Palestine occupée d’ici un mois ;

2)mettre fin à l’isolement carcéral, mesure qui doit être effective dans les 72 heures ;

3)ne pas renouveler la «détention administrative» et à libérer tout prisonnier palestinien à l’issue de leur période de détention en cours ; ainsi le gréviste de la faim de 77 jours, Thaer Halahleh devra être libéré le 5 juin 2012 et Bilal Diab le 11 août 2012 ;

4)remettre les dépouilles de 100 martyrs palestiniens.

En tout cas, ce mouvement de grève de la faim est un véritable acte de résistance :

Il montre la bravoure et la détermination des Palestiniens à résister malgré la répression sioniste et le silence complice international ;

Il met à jour le véritable visage de l’entité sioniste qui se prétend être « la seule démocratie au Moyen-Orient » ;

Il révèle l’hypocrisie de l’Occident et de leurs agents dans la région comme l’Arabie Saoudite, le Qatar et même la Turquie qui, d’un côté, parlent de démocratie, de liberté et de droits de l’homme et de l’autre se taisent une fois de plus sur un combat légitime au regard du droit international et humanitaire ;

Il confirme que, dans cette guerre des volontés, la détermination, la foi, la remise en Dieu et l’unité des rangs sont les secrets de la victoire.

Qu’est-ce que la « détention administrative » ?

Les autorités d’occupation sionistes utilisent des «Arrêtés d’Urgence de Défense» adoptés par le Royaume Uni en 1945 en Palestine (alors placée sous son mandat) pour lutter contre les groupes armés sionistes, et dénoncés alors par nombre de juristes dont le docteur Moshe Dunkemblum (qui siégera plus tard à la Cour Suprême d’Israël) comme « légalisant le plus parfait arbitraire des autorités militaires et administratives (…) dépouillant les citoyens de leurs droits et conférant aux autorités des pouvoirs illimités. »

La « détention adminitrative », un de ces arrêtés depuis confirmé par la « Haute Cour d’Israël », permet la détention de Palestiniens pour une durée allant jusqu’à 6 mois, renouvelable indéfiniment, sans motif d’accusation. En d’autres termes, c’est une détention sans charges ni preuves, ni véritable procès, ni défense, à durée indéterminée.

Cette pratique a été codifiée dans le droit international et par l’ONU comme étant un crime d’apartheid.(*) Aujourd’hui, cette mesure concerne plus de 322 Palestiniens et certains depuis denombreuses années.

(*)Cf. La Convention internationale de 1973 sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid.

Des détenus palestiniens au 77e jour de la grève de la faim :

Huit détenus avaient commencé la grève de la faim dès la fin février et sont arrivés à la porte de la mort. Ils étaient déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir la suppression de la « détention administrative » indéfiniment renouvelée. Notamment Thaer Halahleh et Bilal Diab, accusés d’être affiliés au Jihad Islamique. Ils avaient été transférés au centre médical de la prison Ramleh avec Hasan Safadi, Omar Abu Shalal, Jaafar Azzedine, Mahmoud Sarsak et Mohammad Taj (qui exigeait d’être traité comme un prisonnier de guerre).  Enfin, Abdullah Barghouti fut placé en isolement à la prison  Rimon. Il devrait bientôt en sortir à la lumière de l’accord qui vient d’être signé.

Autres exemples de détenus palestiniens grévistes de la faim

*Ahmed Al-Hajj Ali, un des 27 députés placés en détention administrative, le plus âgé d’entre eux avec ses 75 ans, en grève de la faim illimitée depuis le 14 mars 2012. Malgré son état de santé, sa détention administrative venait d’être renouvelée.

*Ahmad Sa‘adat, le secrétaire-général du Front populaire pour la Libération de la Palestine, placé en isolement depuis plus de trois ans (mars 2009), en grève de la faim depuis le 17 avril bien qu’âgé de près de 60 ans. Il fut transféré dans une prison-hôpital près de Tel-Aviv le 29 avril. Sa vie serait en danger.

www.lumieres-spirituelles.net     No38 - Rajab 1433 – Juin 2012


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