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2015-02-04 | Readers 485 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

A son réveil, il se mit à réciter le Coran par cœur


A son réveil, il se mit à réciterle Coran par cœur

Ce jour-là, il y a une centaine d’années, dans un petit village du centre de l’Iran, un jeune et pauvre paysan Karbalâ’i Kâzem attendait depuis l’aube que le vent se lève pour battre le blé et que d’un souffle, il sépare les grains de la paille. En vain. Le crépuscule commençait à pointer et Karbalâ’i Kâzem, immobile devant un tas d’épis fraîchement cueillis, pensait aux pauvres du village à qui il ne pourrait pas apporter une part de sa récolte et qui allaient devoir supporter la faim encore ce soir. Il se résolut finalement à prendre le chemin du retour. Dans la semi-pénombre, une voix vint briser le silence : « Karbalâ’i Kâzem ! Tu ne nous as rien donné cette année, nous aurais-tu oubliés ? » La pensée que ce père de famille, croisé au hasard du chemin, allait encore rentrer chez lui les mains vides fit naître en lui une tristesse indescriptible. Il retourna sur ses pas malgré lui, afin de réunir tant bien que mal quel-ques grains. Chargé de son petit ballot de blé et du fourrage pour ses chèvres, il reprit le chemin du retour.

A mi-chemin, il décida de s’arrêter quelques instants dans un jardin abritant plusieurs tombes d’Imâmzâdeh (descendants d’Imâms duodécimains, enterrés en cet endroit) pour s’y reposer. Après une courte visite aux saints hommes dans le sanctuaire, Karbalâ’i Kâzem s’assit sur un banc extérieur. C’est alors qu’il aperçut à l’horizon deux jeunes hommes vêtus de blanc à l’extérieur du sanctuaire, au visage rayonnant. Ils marchaient dans sa direction et quand ils arrivèrent à sa hauteur, l’un des deux l’appela par son nom : « Karbalâ’i Kâzem ! Viens réciter la Fâtiha avec nous dans le sanctuaire ! » Il leur répondit poliment qu’il avait déjà effectué sa visite et qu’il devait rentrer chez lui nourrir ses chèvres. Mais l’homme insista : « Pose ton fourrage ici et viens réciter avec nous la Fâtihah. » Karbalâ’i Kâzem finit par accepter. Malgré leur apparence d’être des étrangers, ils connaissaient parfaitement les lieux. Une fois entrés dans le sanctuaire, ils récitèrent la Fâtiha puis la sourate at-Tawhîd.

Ensuite, ils se mirent à réciter des versets coraniques qu’il ne connaissait pas. L’un des hommes se tourna vers lui : « Karbalâ’i Kâzem ! Pourquoi ne lis-tu pas avec nous ? ». Ce dernier répondit d’une petite voix : « Monsieur, je n’ai pas été à l’école, je ne sais pas lire… » Il lui dit alors : « Regarde cette inscription ! Tu peux lire ! » Karbalâ’i Kâzem leva la tête et découvrit une inscription en lettres blanches, lumineuses qu’il n’avait jamais vue auparavant. Il baissa la tête, confus : « Je vous le dis, je ne sais pas… » L’homme le serra alors vigoureusement contre lui puis lui dit : « Lis maintenant ! »

Et dans une confusion indescriptible, les arabesques lumineuses trouvèrent un sens… Karbalâ’i Kâzem se mit à lire d’une voix claire : { Inna rabbakum AllâhuVotre Seigneur est certes Dieu… qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S’est établi sur le Trône..}(54/7 Al-A’raf) L’homme souffla ensuite sur son visage et pressa le Coran contre son cœur. Karbalâ’i Kâzem releva la tête pour l’interroger mais les deux hommes avaient disparu, ainsi que l’inscription lumineuse. Saisi d’un effroi indescriptible, Karbalâ’i Kâzem perdit connaissance. Il ne revint à lui qu’à l’aube, le corps tout endolori, se demandant ce qu’il faisait là. Il rentra rapidement au village. Sur le chemin, des mots arabes lui vinrent à l’esprit… bientôt suivis du souvenir de l’évènement de la veille qui fit renaître en lui une crainte intense.

Il alla nourrir ses chèvres, porta le petit ballot de blé chez l’homme qu’il avait croisé la veille et se rendit chez l’imam du village, Shaykh Sâber ‘Arâqi pour lui raconter ce qui lui était arrivé la veille. L’imam, d’abord sceptique, finit par amener le Coran. Il lui demanda de lire le début d’une sourate. Kâzem Karbalâ’i se mit à réciter la suite, avec une prononciation et une maîtrise parfaites. Puis une autre sourate, puis une autre.. d’une voix claire, sans aucune hésitation. L’imam connaissait Kâzem Karbalâ’i. Il le savait analphabète. C’était un prodige. Cet événement fit grand bruit à l’époque en Iran et donna un souffle nouveau au Message révélé quelques centaines d’années plus tôt à un homme illettré lorsque, au fond de la grotte de Hira, l’Angle Gabriel lui souffla : « Iqrâ ! » (Lis !).

(Tiré de la revue Téhéran-Amélie Neuve-Eglise 9/2/2010)

www.lumieres-spirituelles.net     No38 - Rajab 1433 – Juin 2012


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