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2015-02-04 | Readers 267 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

En Syrie : « Une guerre entre le front de l’athéisme .. et celui de la résistance ..


En Syrie : « Une guerre entre le front de l’athéisme .. .. et du colonialisme et celui de la résistance et du combat. »  Imam Khâmine’î 24/7/12

A nouveau, la Syrie occupe les devants de la scène politique internationale : une guerre frontale, ouvertement terroriste, sans aucune ambiguïté sur ses origines, a été ouverte au cœur de la Syrie, contre le pouvoir syrien. D’abord les faits :

L’attaque

ÆL’offensive a commencé par un attentat au siège du bâtiment de la Sécurité nationale à Damas, frappant la tête du pouvoir de Bashar al-Assad, le 18 juillet 2012. Opération hautement planifiée, organisée et exécutée par les services de renseignements américano sionistes, avec des complicités locales, utilisant une technique hypersophistiquée et les ambassades française et américaine limitrophes, comme quartier général et salle d’opérations militaires.

Les tués ne sont pas moins que le ministre de la défense et chef-adjoint de l’armée, son vice-ministre,

le vice-président syrien, le ministre de l’Intérieur et le chef de la Sécurité nationale.

Des « martyrs qui incarnent la Syrie qui a soutenu la résistance », déclara le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan NasrAllah, lors d’un meeting tenu le même jour encommémoration de la victoire de 2006.

Aucun communiqué de protestation ne sortira du Conseil de sécurité de l’ONU, réuni alors pour discuter de la question syrienne..

ÆImmédiatement après, des groupes armés lancent des opérations de commandos endifférents endroits de la capitale, alors qued’autres tentent d’occuper des postes-frontières.Alep, la 2de ville du pays située au norddu pays, non loin de la frontière turque, estégalement le siège d’opérations militaires.

ÆLe tout sous les feux des mass-médias mobilisés au maximum pour créer l’évènement, provoquer la panique et pousser la population civile à l’exode ainsi que pour mobiliser l’opinion publique internationale. Le Qatar tente d’acheter des personnalités politiques syriennes avec ses pétrodollars.

ÆCes attaques terroristes mettront fin à la mission diplomatique de Kofi Annan qu’on oblige à démissionner. La solution négociée n’est pas à l’ordre du jour.

La riposte

Æ Le pouvoir syrien lance un appel pour faire face au danger qui menace le pays et

déclare que c’est une « invasion étrangère qui ne dit pas son nom ».

ÆDans les deux heures qui suivent l’attentat, les martyrs sont remplacés et une nouvelle « cellule de

crise » est créée.

ÆL’armée syrienne descend en force pour « nettoyer » tous les quartiers de Damas. Plus de mille miliciens sont tués en quelques jours, révélant leurs multiples nationalités. Une « internationale aux couleurs de l’islam », des jeunes, embrigadés et endoctrinés, et des mercenaires entraînés dans des camps secrets américains en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar, par des experts militaires anglais, français, sionistes, américains.. subsidiés et armés par l’Arabie Saoudite et le Qatar..

ÆLes postes-frontières sont dégagés et des accords avec les pays frontaliers sont établis pour renforcer le contrôle des frontières.

ÆLes miliciens se retirent sur Alep où les combats s’intensifient. Ilsarrivent à établir un couloir avec

la Turquie permettant l’arrivée de renforts et d’armes, même lourdes avec lesquelles ils pilonnent l’aéroport d’Alep.

Une longue et dure bataille de rues est engagée à Alep. Quartier par quartier, l’armée syrienne combat ces miliciens armés qui battent retraite, en laissant derrière eux beaucoup de morts et de destructions.

L’« internationale aux couleurs de l’islam » : desMarocains,Algériens,Tunisiens,Libyens,Jordaniens,Irakiens,Qataris,Saoudiens,Yéménites,et mêmedes Palestiniens,Libanais, sans parler de ceux originaires de Turquie, du Bangladesh, d’Afghanistan, du Pakistan, du Soudan, de la Somalie, de la Tchétchénie.. Et parmi eux, des Syriens, gagnés au wahhabisme..

ÅPourquoi cet acharnement de l’Occident contre la Syrie ?

ÆQue représente la Syrie pour lui : un enjeu politique ? économique ? géostratégique ? un danger (en tant que maillon central du front de résistance allant de l’Iran au Liban) ?

ÆLes Américano-sionistes et alliés, en faiblesse croissante, malgré des moyens matériels élevés à leur disposition

pensent-ils pouvoir assurer leur sécurité en alimentant l’insécurité ? se sauver de  la faillite en désintégrant la Syrie et en provoquant le chaos dans la région ?

ÅQuelles tactiques déploie l’Occident ?

Réalisant que la partie syrienne ne sera pas facile à gagner, l’Occident cherche-t-il à :

—épuiser ce pays, son pouvoir, son armée et son peuple et à désintégrer son identité nationale, par un harcèlement armé quotidien tout azimut (attaques, attentats) ?

—utiliser des minorités régionales comme les Kurdes ?

—provoquer des différends frontaliers *entre la Syrie et la Turquie pour permettreà l’Otan, dont la Turquie fait partie, d’intervenir sous le prétexte de la défendre ? (Mais, jusqu’à quel point les Etats-Unis sont-ils prêts à s’engager directement au Moyen-Orient à trois mois des élections présidentielles ?)

—aiguiser les divisions internes (d’ordre confessionnel, tribal etrégional), avec l’aide de groupesextrémistes musulmans, salafistes,wahhabites, ou de la Qaïda, créés pareux, pour entraîner le pays dans desconflits sans fin qui le déchireront et le détruiront ?

—désintégrer le tissu social en procédant à des enlèvements et à des liquidations de personnalités éminentes de la société syrienne comme des journalistes, des économistes, des hommes religieux, des cinéastes, des scientifiques.. ?

Cette attaque révèle que les grandes puissances ne vont pas s’arrêter là et que la question de la Syrie est vitale pour la défense de leurs intérêts. Il est certain que la région va encore passer par de graves crises.

Alors quel avenir ?

ÅLe front de la résistance tient bon, maintient encore et toujours son option pour la solution pacifique et la négociation, tout en se préparant au pire.

ÆLe gouvernement syrien résiste à toutes ces pressions, conscient de l’enjeu de sa résistance.

ÆLe peuple syrien ne se reconnait pas dans ces vagues de terreur, la plupart du temps d’origine étrangère, et est mal à l’aise face à ces milices qui se revendiquent du salafisme, commettent des massacres et prônent l’établissement d’une république islamiste en Syrie.. Pris entre les feux, il est poussé à un exode qu’il ne désire pas et ne voit pas dans cette « opposition » de voie où tracer son avenir.

De plus en plus, il prend conscience de l’ampleur du complot international contre son pays pour avoir tenu tête au diktat américano-sioniste dans la région – il est le seul pays frontalier de l’entité sioniste à ne pas avoir signé de traité de capitulation avec elle – et pour avoir soutenu la résistance islamique au Liban contre l’armée d’occupation sioniste.

ÆLes peuples de la région manifestent de plus en plus leur désir de voir s’ériger des gouvernements qui les représentent, défendent leurs intérêts et expriment leurs volontés, non pas des régimes capitulards vendus aux grandes puissances moyennant des compensations financières. Ils prennent conscience de l’enjeu de cette guerre déclarée contre la Syrie.

ÆC’est qu’à l’heure actuelle, la Syrie porte la bannière du soutien du front de la résistance et du combat contre l’athéisme et le colonialisme.

ÆAussi, c’est un devoir religieux et politique :

—de résister et de tenir bon face aux plans desennemis de la nation (avecà leurs têtes les Etats-Unis et l’entité sioniste) ;

—de rechercher lUnité interconfessionnelle et le dialogue entre les différentes parties : entre les pays de la région (Turquie compris) / entre les différentes composantes de la société syrienne / avec les grandes puissances qui s’opposent à l’hégémonie américano-sioniste ;

—d’établir de bonnes relations de voisinage fondées sur la paix, le respect mutuel et les échanges

commerciaux, économiques, technologiques, scientifiques ;

—de soutenir le front de résistance à l’incroyance (ou l’athéisme) et au colonialisme dont le nouvel acte

se joue à l’heure actuelle sur la scène syrienne ;

—de rester vigilants et lucides face aux complots en cours, et d’envisager toutes les alternatives, sans même négliger des démonstrations de force, car c’est le seul langage que comprennent les ennemis ;

—de ne pas se laisser duper par leur propagande mensongère;

—de croire en Dieu et de compter sur Lui, car la victoire viendra sûrement. C’est une promesse divine.

www.lumieres-spirituelles.net     No41 – Shawwal 1433 – Septembre 2012


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