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2015-02-04 | Readers 275 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

L’importance du savoir


L’importance du savoir

Le bien n’est pas dans la multitude

de tes richesses ni de tes enfants,

mais réside dans l’étendue de ton savoir

et l’ampleur de ta mansuétude.  

du Prince des croyants(p), interrogé sur ce qu’est le bien (al-khayr)

in Nahjah al-Balâgha, Hikam n°94   

لَيْسَ الْخَيْرُ أَنْ يَكْثُرَ مَالُكَ وَوَلَدُكَ،

Laysa al-khayru an yakthura mâluka wa waladuka,

Le bien n’est pas que tes richesses ni tes enfants se multiplient,

laysa :  pour mettre une phrase nominale  à la forme négative sans valeur temporelle (= ne pas être) ; le « nom » auquel il se rapporte étant le mot suivant, introduisant une phrase verbale avec la particule « an ».

al-khayru : ce que l’on choisit et préfère à autre chose, d’où le « bien », le « meilleur » ;  au cas sujet avec un « ou » à la fin, parce que « nom de laysa ».

an : particule introduisant une phrase verbale, avec un verbe au cas présent (avec un « a »  à la fin («mansub»), qui est elle-même l’information (ou « khabar ») de « laysa ».

yakthura : forme passive (majhûl), le sujet étant ce qui suit, afin de maintenir inconnu le qui et le comment augmenter les biens, c’est-à-dire quels que soient les moyens employés (haram ou non).

mâluka : les biens, l’argent, richesses avec le pronom personnel possessif suffixe « ka », 2ème p.s.

waladu-ka : enfant en général indiquant ici tous les enfants à cause du verbe « multiplier » avec le pronom suffixe « ka » = tes enfants

وَلكِنَّ الْخَيْرَ أَنْ يَكْثُرَ عِلْمُكَ، وَأَنْ يَعْظُمَ حِلْمُكَ

wa lakinna al-khayra an yakthura ‘ilmuka wa an ya‘zhuma hilmuka

mais le bien est que ton savoir se multiplie et que ta mansuétude devienne grandiose

wa lakinna :  cette particule des « sœurs » de « kanna » coordonne deux phrases avec le sens de « mais » et est suivie d’un nom se terminant avec un « a » parce que « nom de lakinna ».

‘ilmuka : savoir + le pronom suffixe « ka » = ton savoir

ya‘zhuma : de « ‘azhuma » = devenir grand, énorme, grandiose, au présent avec « a » à la fin à cause de la particule « an » introduisant une phrase verbale qui est l’information (ou « khabar ») de « lakinna ».

hilmuka : nom du verbe « haluma » (dont le sens principal unique est : être indulgent, clément, patient,  dans le sens de se contrôler, de se maîtriser, de ne pas se laisser emporter par sa nature ou autres sentiments et d’acquérir une certaine quiétude, patience et sérénité.) =  mansuétude + le pronom suffixe « ka ».

Certaines gens croient que le bien, la considération viennent dans l’accumulation des biens et dans la multiplication des enfants, même si ce dernier point est devenu moindre. L’Imam(p) nous rappelle que le bien que l’on doit rechercher se situe au niveau du savoir qui nous permet de nous rapprocher de Dieu par une meilleure connaissance de Lui et de ce qui Lei satisfait et qui nous fait obtenir Son Pardon. L’autre point mentionné, la mansuétude. Il(p) nous montre comment nous devons nous comporter avec les autres : ne pas se mettre en colère pour la moindre petite chose, accueillir les choses avec une largesse d’esprit et un grand cœur, être patient, plein de mansuétude avec les autres.

www.lumieres-spirituelles.net     No42 Dhû al-Qa‘deh 1433 – Sept.-Octobre  2012


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