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2015-02-04 | Readers 209 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Zhâng Jué (140-184)


Zhâng Jué  

(140-184)

Zhang Jiao ou Zhang Jue (140-184), est le fondateur de la branche taoïste « Taiping »  (« grande paix ») qui régna après le renversement des Han dans l’Est de la Chine.

Originaire de « Julu » dans le Hebei, Zhang Jiao ou Zhang Jue fut appelé« Grand Professeur » ou « Grand Guérisseur ». On le présenta aussi comme un partisan du Taoïsme, un descendant du fondateur du Tianshi Dao (qui instaura les « Maîtres Célestes »), même comme un sorcier.

La tradition raconte que lorsqu’il grimpa, un jour, dans les montagnes à la recherche de plantes médicinales, il rencontra un vieil homme à l’apparence jeune, avec un gros bâton de marche, qui lui faisait signe de le rejoindre dans une grotte. Il se présenta à lui avec un ouvrage de trois volumes en provenance du « Ciel » et lui dit : « Ce livre s’appelle « L’Art essentiel de la Grande Paix ». Quand tu en auras maîtrisé le contenu, tu représenteras le Ciel en répandant ces connaissances et tu sauveras l’humanité. Si tu commences à avoir de secondes pensées, les conséquences seront terribles pour toi. » Jue lui demanda comment il s’appelait. Le vieil homme répondit : « Je suis le vieil esprit immortel des terres du sud. » Puis il disparut dans l’air.

Après avoir reçu et étudié ce livre, Jue le mit en pratique nuit et jour et fut connu pour être le « taoïste de la grande paix ». De nombreuses personnes se joignirent à lui, qui arborèrent un foulard jaune en signe de ralliement, d'où leur nom, les Turbans jaunes. Jue nomma ses frères Zhang Bao et Zhang Liang, respectivement « général de la terre » et « général des humains » alors que lui-même était le « général du ciel » ; ils représentaient les « trois mondes » qui composent l'univers. Il se sentait investi par le ciel pour soulager la misère des gens et les guérir par la foi.Il leur écrivait des talismans (fu) sur de la soie ou du papier, les brûlait et en mélangeait les cendres à de l'eau qu'il donnait à boire aux malades..

Au printemps de l'an 184, il provoqua, dans l’est de la Chine, une révolte contre la dynastie Han décadente et corrompue, au nom de la « Voie de la Grande Paix » (Taiping dao). Ce soulèvement fut réprimé dans le sang par l’empereur Han allié aux chefs régionaux. Cependant, en dépit de cette défaite, il contribua à  la chute des Han et  le « Tianshidao » fut officiellement adopté par la dynastie Wei (220-265) qui succéda aux Han et qui instaura une organisation de type « taoïsme religieux » des « Trois Royaumes ». Le taoïsme se répandit dans toute la Chine du nord. Zhang Jiao mourut de maladie cette même année et peu de temps après ses frères furent tués au combat. Des insurrections sporadiques persisteront néanmoins jusqu'en 192.

Plusieurs siècles plus tard, des « sectes » rebelles se rattachant à la secte du lotus blanc ou au « mingjiao »  le diviniseront, au point que son nom ne pouvait pas être prononcé.

Les Turbans Jaunes

L'organisation révolutionnaire des Turbans jaunes (Huangjin), d'inspiration taoïste, fut le premier mouvement de masse politico-religieux de la Chine et contribua beaucoup, bien que noyée dans le sang, à l'établissement du taoïsme populaire et communautaire. Les dernières décennies de la dynastie des Han (~ 206-220) furent une période de désintégration politique et sociale d'une ampleur inconnue jusque-là. La population paysanne, affamée et décimée par des épidémies de peste, quitta ses terres et chercha à survivre sous la forme de groupes itinérants (liumin). C’est dans cette ambiance que Zhang Jue répandit son message reçu « L’Art essentiel de la grande Paix » et donna naissance à un mouvement de contestation religieux, spirituel, taoïste dans la partie Est de l'empire (provinces du Shandong, du Hebei et du Shānxi).

www.lumieres-spirituelles.net     No42 Dhû al-Qa‘deh 1433 – Sept.-Octobre  2012


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