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2015-02-04 | Readers 296 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Pierre de Bérulle (1575-1629)


Pierre de Bérulle

(1575-1629)

Quoique cardinal et homme d'État français, Pierre de Bérulle fut l'initiateur en France d'un puissant mouvement spirituel chrétien catholique et l’un des fondateurs de l'Ecole française de spiritualité.

 

Pierre de Bérulle était issu d’une illustre famille de magistrats de la région de Troyes en France. Il naquit au château de Sérilly le 4 février 1575 et étudia chez les Jésuites puis à la Sorbonne à Paris. Encore jeune, il écrivit un Discours sur l'abnégation intérieure. Peu après son ordination, en 1599, il aida le cardinal Duperron dans sa controverse avec les protestants et convertit de nombreuses personnes au catholicisme.

Cependant, très vite influencé par la mystique d'Ignace de Loyola, et par le milieu du renouveau catholique qui fréquentait le salon de sa cousine Madame Acarie, il va introduire en 1604 en France, avec l’aide de cette dernière, l’ordre des « Carmélites » réformé par sainte Thérèse d’Avila. Puis, après avoir travaillé à la réforme des maisons religieuses, il va former, en 1613, un corps de prêtres qui vivraient en commun, prieraient ensemble, se communiqueraient les difficultés de leur tâche dans le monde, et se soutiendraient mutuellement : la Société de l’Oratoire de Jésus (selon le modèle italien), en dépit des intrigues des Jésuites. Ces préoccupations mystiques ne l’empêchèrent pas de devenir un homme d'État, un médiateur auprès de la cour et un cardinal (deux ans avant sa mort).

L'année 1607 fut décisive pour sa vie mystique. D'abord axé sur les Grandeurs et les Perfections de Dieu, Pierre de Bérulle va, à l'occasion d'une retraite en 1602, puis d'une « grâce mystique » en 1607, concentrer son attention sur la personne de Jésus, « Verbe incarné » selon son expression, parfait adorateur de Dieu  appelé « le Père », modèle et moyen de ce que doivent être l’attitude et les dispositions des gens envers Lui.

La personne de Jésus (son humanité, ses dispositions intérieures, les mystères de sa vie) se trouve désormais être au cœur de son existence, de son enseignement spirituel. Si l'homme ne peut se réaliser qu'en se situant par rapport au Dieu Infini dans l'adoration et l'amour, il ne peut accomplir cette œuvre qu'en s'unissant d'abord à la personne de Jésus, qu’il qualifie de  « Dieu et Homme », parfait adorateur en même temps que « Fils » (selon son expression) tout aimant. Les mystères de sa vie sont des lumières, des appels, des grâces qui doivent être perçus et vécus (travail, souffrance, relations, joies, peines, solidarités, partage). Les êtres humains ne peuvent s’accomplir qu'en lui (Jésus).

Dans cette logique de nécessaire dépendance à Jésus pour le laisser revivre sa vie de « Fils de Dieu » au sein des hommes, Bérulle ira jusqu'à proposer aux Oratoriens, aux Carmélites et à des personnes qu'il dirige un « vœu de servitude » à Jésus-Christ, doublé d’un « vœu de servitude » à la Vierge Marie dont il découvre la grandeur incomparable élevée par la maternité divine à un degré inouï d'union au Père, au Fils et à l'Esprit Saint.

Il composa par la suite le « Discours de l'Etat et des grandeurs de Jésus » en 1623, qui est la somme de ses contemplations mystiques, reliant l'humanité du Christ à l'Etre essentiel de Dieu et qui lui valut le titre d'« Apôtre du verbe incarné » décerné par le Pape. Il composa d’autres ouvrages comme  « L'élévation sur Sainte Madeleine »,  « La vie de Jésus ».

Début octobre 1629, il mourut subitement en célébrant la messe. Il fut par la suite considéré comme l'initiateur de « l'École Française de Spiritualité » qui marqua le clergé français, à travers de nombreuses familles religieuses.

www.lumieres-spirituelles.net     No45 – Safar 1434 – Déc.-Janvier 2013


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