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2015-02-04 | Readers 325 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sourate al-Kawthâr (L’Abondance) CVIII (3)


Sourate al-Kawthâr  (L’Abondance) CVIII  (3)

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Bi-smi-Allâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,

Par [la grâce du] Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,

إِنَّاأَعْطَيْنَاكَالْكَوْثَرَ(١)

Innâ a‘taynâka al-kawthar

Nous t’avons certes donné l’Abondance (1)

فَصَلِّلِرَبِّكَوَانْحَرْ (٢)

Fa-salli li-rabbika wa-nhar

Alors prie pour ton Seigneur et sacrifie (2)

Reprenons verset par verset ..(en nous aidant de l’interprétation de cette sourate de Sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », et de celles de sheikh Makârem Shîrâzî dans al-Amthâl, et sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm»).

فَصَلِّلِرَبِّكَوَانْحَرْ      « Fa-salli li-rabbika wa-nhar »

Ce Bien abondant implique un remerciement grandiose. Alors, Dieu dit à Son Messager(s) : {Alors prie pour ton Seigneur et sacrifie}. Il est du devoir de la créature de remercier Dieu pour les biens octroyés et de ne pas faire preuve d’ingratitude, même si elle ne pourra jamais le faire à sa juste valeur. Et la réussite du remerciement est un autre Bienfait de Dieu (qu’Il soit Glorifié) qui nécessite à nouveau un remerciement. « Comment arriver à Te remercier, alors que pour Te remercier, j’ai besoin de Te remercier ? » (As-Sahîfah as-Sajjadiyyah, L’entretien intime de ceux qui remercient N°6 p442) Plus ! Dieu dit dans Son noble Livre : {Si vous remerciez, J’augmenterai certainement pour vous [Mes Bienfaits].} (7/14 Ibrahim).

Reprenons le sens des mots et approfondissons notre compréhension.

« fa » (= alors)  indique cette implication entre le Don grandiose de Dieu et Sa Demande présente dans ce second verset, comme un remerciement pour cette « Abondance ».

 «salli » : « prie » verbe « sallâ » à l’impératif pour exprimer la demande impérative de Dieu Tout-Puissant à Son Messager qu’il prie, acte d’adoration qui est la plus belle Louange de Dieu de façon absolue, le lien fondamental entre le Créateur et Sa créature.

 « li-rabbi-ka » :  l’ordre de la prière et du sacrifice est pour le « Seigneur ». Que le « Seigneur » soit suivi par l’adjectif possessif suffixe indique la différence entre le Seigneur adoré par le Prophète Mohammed(s) et les divinités et les statures adorées par les associationnistes. Et Celui qui donne, qui gère, qui veille sur les créatures est le Dieu de Mohammed. Dans l’évocation du « Seigneur », on peut voir un signe clair de l’obligation de l’intention de la proximité de Dieu dans les actes d’adoration, une indication de la sincérité (al-ikhlâs) envers le Seigneur dans les actes d’adoration, le secret du Don divin abondant.

«wa nhar  » : le sacrifice demandé indique à la fois le lien entre les créatures et le service rendu pour elles [en tant qu’elles vont manger la viande] et le lien avec le Créateur pour qui l’égorgement est fait. Et cela aussi est une « réussite » grandiose et une Grâce divine.

Même ! Beaucoup de Biens sont donnés lorsque  les deux liens (avec le Créateur et les créatures) sont établis, se développent et se maintiennent. C’est une règle « absolue ». Et il n’est pas dissimulé que [la réalisation de] ces deux liens (avec le Créateur et les créatures) indiquent un groupe de fonctions du Message qui est expression de la parfaite station du voyage et du cheminement en Dieu, de Dieu Tout-Puissant vers les créatures. Et le Prophète est l’intermédiaire entre les créatures et le Créateur, celui qui les appelle à Lui.

Rien n’indique dans ce verset qu’il y ait une limitation, une « contrainte ». Aussi, ce que disent certaines interprétations que ce verset est spécifique au Hajj, à la prière après le Tawaf et au sacrifice d’une bête effectuée le jour de l’Aîd al-Ad’hâ doit être considéré comme une des illustrations, une des applications (misdâq), une des preuves de ce verset coranique – la plus apparente, la plus éclatante –.

De même, il est évoqué d’autres interprétations pour ce mot « nahar » :

-L’orientation de la Qiblah durant la prière, parce que le « nahar » indique la gorge, le haut de la poitrine, en tant que les Arabes emploient ce mot pour orienter quelque chose. Ils disent : « Nos demeures « tatanâhir » », dans le sens qu’elles se font face.

Il est rapporté que l’Imam as-Sâdeq(p), interrogé sur l’interprétation de ce verset, indiqua de sa main et dit : « Ainsi. » C’est-à-dire qu’il indiqua la Qiblah de sa main au début de la prière (il leva sa main, plaçant sa paume face à la Qiblah). (Majma‘ al-Bayyân, vol.10 p550)

-Le fait de lever les mains jusqu’au niveau de la gorge lors du takbîr de la prière.

Il est rapporté dans ce sens que lorsque cette sourate a été révélée, le Prophète(s) demanda à l’Ange Gabriel(p) : « Qu’est-ce que cette « nahîrah » ? Le dernier jour du mois ? C’est-à-dire mon Seigneur m’ordonne de  m’orienter vers le nouveau mois ? »

L’Ange Gabriel(p) répondit : « Ce n’est pas une « nahîrah » (le dernier jour du mois). Mais Il t’a ordonné de lever tes bras lorsque tu te mets en état de sacralisation pour la prière lors du takbîr al-Ihrâm, , ainsi que lorsque tu t’inclines, lorsque tu lèves la tête de l’inclination et que tu te prosternes, car ainsi est notre prière et la prière des Anges dans les sept cieux. Pour toute chose, il y a une parure et la parure de la prière est de lever les bras ou mains au moment de chaque takbîr. » (Majma‘ al-Bayyân, vol.10 p550- Wasâ’il ash-Shî‘at, vol.6 p30 N°7263)

Mais la première interprétation citée (faire un sacrifice, immoler une bête) convient le mieux parce que l’objectif était de répondre aux actes des associationnistes qui adoraient et faisaient des sacrifices pour d’autres que Dieu.

Et rien n’interdit de réunir ces différentes interprétations. Surtout qu’il existe de nombreux propos dans les livres shiites et sunnites qui ont rapporté le fait de lever les bras. C’est pourquoi, il y a sans doute pour ce verset une compréhension synthétique qui regroupe ces sens également.

Ainsi, Dieu demande à Son Messager de L’adorer, les actes d’adoration (la prière et le sacrifice) étant voués à « son Seigneur », uniquement Lui, c’est-à-dire réservés au véritable détenteur des Bienfaits, qui est Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté) à la différence des prières et des offrandes des associationnistes faites pour leurs idoles ou leurs statues qu’ils adoraient, alors qu’ils voyaient que leurs bienfaits ne provenaient pas d’elles mais de Dieu. Même ! Le secret de ce Don divin abondant réside dans cette orientation vers le Seigneur Unique le Tout-Puissant.

www.lumieres-spirituelles.net     No46 – Rabi’ I 1434 – Janv.-Février 2013


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