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2015-02-04 | Readers 333 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les maladies du cœur – 20-Distinguer les maladies morales de leurs effets


Les maladies du cœur – Introduction

20-Distinguer les maladies morales de leurs effets

-1-Nous nous sommes efforcés de rassembler les maladies du cœur dont la principale particularité est d’être intérieure, qu’elles se manifestent ou pas au niveau des actes. Parfois les actes se qualifient par la maladie de cœur elle-même, totalement, comme par exemple pour l’avarice. Nous disons qu’un tel est avare ou se comporte de façon avare, c’est-à-dire que l’acte de l’avarice s’effectue devant nous. Mais il est possible qu’une personne soit avare mais que son avarice n’apparaisse pas.

-2-C’est pourquoi, il nous semble important de distinguer entre ce que l’on appelle les maladies du cœur ou morales et les vices pratiques, les péchés, les actes de désobéissance ou les mauvais actes de toute sorte. Pourquoi délimiter  ces distinctions ? Bien sûr le premier objectif est de découvrir ces maladies pour pouvoir les traiter et les soigner. Il est à supposer que si nous arrivons à cerner les maladies de cœur du point de vue pratique, elles viendront à mourir, à disparaître. C’est une supposition.

-3-Certaines maladies du cœur ne sont pas des maladies du cœur ou morales mais des « vices pratiques » ou des « comportements déviés », ou encore des « effets » qui n’ont pas de réalité chez l’individu. Par exemple, dans les propos rapportés, sont évoquées des questions comme la lourdeur d’esprit (al-balâdat), l’oubli, la stupidité (al-ghabâwat), l’inattention (as-sahû), la bêtise (al-hamâqat), la faiblesse, la débilité (al-Khawr), la tiédeur (ou paresse, al-futûr), l’ignorance (dans le sens du contraire du savoir), le doute, les insinuations, les mauvaises pensées. En réfléchissant sur chacune de ces questions, nous trouvons que derrière chacune de ces questions se trouve une maladie du cœur et qu’elles ne sont que des effets de ces maladies morales présentes dans l’individu, non pas des maladies en soi.

-4-Pourquoi nous ne les appelons pas actes de désobéissance au lieu d’effets ? Parce qu’ils sont des méfaits qui n’arrivent pas totalement au [niveau] du péché. Autres exemples qui sont évoqués dans les propos rapportés et s’ils n’avaient pas été évoqués dans les propos rapportés, nous ne les aurions pas inclus dans notre recherche : la fatigue (« at-ta‘b » - dans le sens de « fatiguer les autres » mais sans atteindre le degré de l’injustice ou de l’agression) ; le bavardage (al-hadharama - sans parler de choses interdites).

-5-En essayant de les regrouper pour les étudier, nous sommes donc arrivés à ce résultat : il y a les maladies du cœur (les maladies principales (les troncs) et les ramifications) qui toutes tournent autour du pivot de l’incroyance, et les effets de ces maladies « troncs » dans le cœur de l’individu.

-6-Parmi les effets, il y a :

-ceux qui sont non voulus, non choisis, automatiques ou spontanés qui sortent nécessairement chez l’individu (comme la bêtise, le doute, les insinuations). L’homme peut cependant prendre le contrôle de ces effets non pas par des voies directes mais indirectes. Car on ne peut pas dire à une personne : « Ne doute pas ! » ou « N’aie pas de fausses insinuations » pour que la personne s’arrête de douter ou d’avoir de fausses insinuations. Mais nous devons lui dire : « Va en ton for intérieur et extirpe telle question. » Et il arrêtera alors de douter. L’interdiction de douter qui est évoquée dans les propos rapportés ne concerne pas l’acte même de douter mais vise justement les préliminaires. Pourquoi ? Pour remonter aux maladies mères, à la source qui est l’incroyance ;

-ceux qui sont volontaires, choisis chez l’individu. On peut alors distinguer ceux au niveau du comportement (athâr sulûkiyyah) et ceux au niveau des actes extérieurs (athâr fa‘liyyah). Nous y reviendrons

D’après la 3ème conférence donnée par  Sayyed Abbas Noureddine printemps 2006

www.lumieres-spirituelles.net     No47 – Rabî‘ II 1434 – Fév.-Mars 2013

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