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2015-02-04 | Readers 318 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Quand les Etats-Unis rassemblent leurs alliés pour sauver leur « peau » !


Quand les Etats-Unis rassemblent leurs alliés pour sauver leur « peau » !

Le début du second mandat du président américain Obama sera marqué par sa visite en Palestine occupée, du 20 au 23 mars 2013. Voyage qui a plus pris la forme d’une virée touristique que d’une mission d’instigation en vue de relancer un énième «plan de paix» dans la région, avec cette déclaration minimale : « La paix est possible ». Alors une visite pour rien ?

Un Obama pressé de resserrer les rangs de ses alliés et d’aplanir les divergences qui existeraient entre certains d’entre eux.

wCe fut avant tout une opération de charme vers l’entité sioniste occupante (sans doute dans le but d’amadouer leur principal allié dans la région et d’en finir avec son esprit de fronde et de chantage d’une éventuelle intervention militaire contre l’Iran) :

Ÿil se fit l’écho des menaces réelles ou mensongères diffusées par cette entité (des roquettes de Hamas et des missiles du Hezbollah, aux pseudo armes chimiques syriennes et nucléaires iraniennes);

Ÿil signa de nouveaux accords d’aide militaire de 40 milliards de dollars pour jusqu’en 2027 (en plus d’autres subventions en cours) ;

Ÿil n’exigea plus le gel de la colonisation des territoires palestiniens ;

Ÿil réaffirma son soutien « éternel » à l’entité sioniste.

wA l’Autorité palestinienne, il se contenta d’annoncer :

Ÿle déblocage d’arriérés de 500 millions de dollars gelés depuis des mois par le Congrès américain ;

Ÿla reprise du transfert des taxes dues, suspendu illégalement par l’entité sioniste en décembre 2012, (en représailles à l'octroi du statut d'Etat observateur à l'ONU à l'Etat de Palestine). Pense-t-il pouvoir ainsi acheter le silence palestinien contre l’occupation sioniste ?

ŸQuant aux Palestiniens de Gaza, il livra leur sort à la Turquie et au Qatar.

wEn Jordanie, il convainquit ses dirigeants de jouer pleinement leur rôle dans l’agression contre l’Etat syrien :

Ÿafflux de combattants étrangers entrainés chez elle par la CIA ;

Ÿaccueil d’un nombre plus grand de réfugiés syriens ;

Ÿpromesse d’une aide supplémentaire de 200 millions de dollars.

wEnfin, Obama régla le pseudo différend entre la Turquie et l’entité sioniste :

Ÿapparu après l’attaque par cette dernière de la flottille turque au large de Gaza qui avait provoqué la mort de 9 humanitaires turcs, le 31.5.2010 (cf. L.S.N°15).

ŸPrésentation des excuses du 1er ministre sioniste Nétanyahou au peuple turc avec l’engagement d’indemniser les victimes, acceptées par Erdogan qui éluda sa troisième exigence qui était la levée du blocus de Gaza.

ŸAlliance régionale nécessaire pour redonner du poids à l’influence turque dans la région, notamment dans le cadre des « révoltes arabes » et de la neutralisation des Palestiniens de Gaza (voir la visite d’Erdogan à Gaza en avril).

ŸDans ce cadre, à situer l’annonce de la fin du conflit qui opposait les Kurdes à l’Etat turc, avec l’aval des Etats-Unis qui continuent de faire miroiter à Erdogan la réalisation de son rêve d’une « Confrérie Islamique Ottomane ».

wPendant qu’en Afghanistan :

Ÿla prison de Bagram fut livrée aux autorités afghanes, après de longues tractations ;

Ÿle président afghan Hamid Karzaï visita le Qatar dans le cadre des négociations en cours, à moins de deux ans du retrait des forces de l’OTAN (pour discuter de l’ouverture d’un bureau de  représentation des talibans à Doha).

wEn même temps, il lança le coup d’envoi à une nouvelle escalade :

Ÿil demanda à l’Union Européenne d’inscrire le Hezbollah libanais sur sa liste d’organisations terroristes;

Ÿil envoya son secrétaire d’Etat John Kerry à Bagdad pour mettre en garde le premier ministre irakien contre les survols d’appareils partis d’Iran vers la Syrie (alors même qu’un avion cargo plein d’armespour les milices armées agressant la Syrie atterrissait à Ankara !).

Ÿil fit octroyer le siège de la Syrie au sein de la Ligue arabe à un pseudo « gouvernement intérimaire » (prélude au siège de la Syrie à l’ONU ?).

Une annonce claire de renoncement à un règlement pacifique du conflit en Syrie.

wSur le terrain, ces tentatives d’isolement de la Syrie de ses alliés sont accompagnées par :

Ÿdes livraisons accrues d'armes de la Turquie et des pays arabes à destination des milices armées en Syrie avec l'aide de la CIA : 160 avions cargos, en provenance de Jordanie, d'Arabie saoudite et du Qatar, un important stock d'armes acheté en Croatie par l'Arabie saoudite (selon le New York Times du 26/3/13) ;

Ÿl’ordre donné par le chef du PKK, Abdullah Öcalan, à ses combattants de quitter le pays.. pour soutenir les milices kurdes au Nord de la Syrie, dès l’annonce de la fin de la lutte armée contre la Turquie ;

Ÿles velléités de l’entité sioniste d’édifier une « ceinture de sécurité » en Syrie qu’elle confierait à des milices armées anti-gouvernementales, pour soi-disant se protéger des menaces chimiques syriennes.

Le décor est planté. En vue de déclencher la bataille décisive ?

ÆMenée par qui ?

wUne guerre ouverte des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’Entité sioniste contre la Syrie.. au moment où les troupes de l’OTAN s’apprêtent à quitter l’Afghanistan après l’Irak(1) ? En ont-ils encore les moyens ?

wUne guerre sous-traitée par la France et la Grande Bretagne (assimilant leurs intérêts à ceux de l’axe américano-sioniste) et leurs alliés locaux (Qatar, Arabie Saoudite, Turquie, entité sioniste) ?

ÆPour quoi ?

wIntimidation ou geste désespéré pour éviter la défaite politique pour les États-Unis (et ses alliés, l’Occident colonisateur, les pétromonarchies et la Turquie)?

wDernières tentatives pour modifier le rapport de force interne syrien avant de s’asseoir à la table des négociations (devenues inéluctables selon certains) lors d’un sommet russo-américain?

wMaintien de la pression sur la région par une guerre perdurant en Syrie et mobilisant totalement les ressources humaines, financières ou médiatiques (islamophobes) de toutes les parties impliquées, afin de neutraliser les parties en présence, Iran compris, avec toujours la perspective d’éliminer ou de détruire les irréductibles ?

 

ÆPourquoi cette urgence ?

Cette volonté pressante de remettre en ordre de marche cette région du Proche-Orient serait-elle dictée par la rivalité croissante avec la plus grande puissance industrielle et commerciale mondiale, la Chine (qui commence à apparaitre sur la scène politique syrienne de façon indépendante(2)) qui pousserait les Etats-Unis à aller plus avant vers l’Est et à vouloir former un cordon autour de la Chine et de la Russie ?

C’est que cette région représente une jonction entre les continents européen et africain d’un côté et le continent asiatique de l’autre (par laquelle passent de nombreux pipelines) et la Syrie le lien entre la mer méditerranée et l’Asie, le débouché de l’Asie vers l’Europe.

Assisterait-on aux préparatifs d’une guerre mondiale entre les grandes puissances économiques, avec, d’un côté, les Etats-Unis et leurs alliés – cherchant à imposer leur hégémonie sur les énergies et les ressources naturelles mondiales, pour assurer leur survie – et de l’autre, un monde multipolaire avec la Russie, la Chine et, à leurs côtés, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud et le phare de l’Islam, l’Iran ?

 (1)Les guerres en Irak et en Afghanistan vont coûter aux Etats-Unis 4.000 à 6.000 Milliards de dollars sur le long terme, et ainsi grever le budget du gouvernement pour les décennies à venir, selonune étude publiée jeudi 28.3.13 par une spécialiste de l’université de Harvard, Linda Bilmes)

(2)Le 1er novembre 2012, la Chine présenta son propre plan pour résoudre la crise syrienne. Ainsi, au moment où les Etats-Unis pivotent vers l’Asie, la Chine, elle, renforce sa présence au Moyen- Orient.. vers l’Europe.

www.lumieres-spirituelles.net     No 49 – Jamâdî’ II 1434 – Avril-Mai 2013


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