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2015-02-04 | Readers 238 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les maladies du cœur – 22-Autre exemple de maladie : l’orgueil (at-takabbur) (2)


Les maladies du cœur – Introduction

22-Autre exemple de maladie issue de ces maladies « mères » :

l’orgueil (at-takabbur) (2)

 

Nous continuons notre propos sur l’orgueil. Nous nous demandions à quel moment le fait de voir une précellence chez soi se transforme-t-elle en orgueil. Supposons maintenant que l’homme voit que Dieu lui a donné le savoir et qu’Il l’a préféré aux autres à qui Il n’a pas donné ce savoir. {Louange à Dieu qui nous a favorisés par rapport à beaucoup de Ses serviteurs croyants} (15/27) était la parole des Prophètes Daoud(p) et Soulayman(p). Ainsi, si une personne ne peut pas voir la préférence divine pour elle quand elle se compare aux autres qui n’ont pas reçu cette faveur, ce serait de la stupidité. Même ! De l’ingratitude (kufrân) ! C’est dans ce sens que vient le verset du noble Coran : {Quant au Bienfait de Ton Seigneur, alors parle-s-en.} (11/93) Nous sommes loin de l’orgueil.

Alors quand cet ordre se transforme-t-il en orgueil ? Pour cela nous devons aller plus loin, savoir où se loge l’orgueil, d’où il provient de façon fondamentale, faire un pas vers l’intérieur de l’individu.

On parle d’orgueil quand la personne croit que ce qu’elle a comme faveur ou comme bienfait – même si réellement, elle est meilleure que les autres – provient d’elle-même. Là, cela se transforme en orgueil. Quand il ramène cette faveur qui lui est arrivé à son mérite personnel. Alors cet individu est éprouvé par l’orgueil. C’est pourquoi certains disent que l’orgueil vient du contentement de soi (« al-‘ujub »). Quand l’individu se voit lui-même meilleur que les autres, même si c’est vrai, de son point de vue, non pas au niveau de la manifestation scientifique et pratique et même matérielle.

Quand l’individu voit qu’il mérite cette faveur sans analyse détaillée, alors cela signifie qu’il a semé les graines de l’orgueil à l’intérieur de lui-même. S’il vit un état de prédilection sur les autres, alors il devient orgueilleux. Ainsi le contentement de soi est que l’individu voit que ce bienfait, cette faveur, ce perfectionnement ou quelque chose des perfections, même illusoires, provient de lui-même. D’habitude, la satisfaction de soi est à l’intérieur de soi, c’est-à-dire entre lui et lui-même, comme une appréciation intérieure. Mais quand il la situe au niveau du mérite personnel et qu’il commence à se sentir meilleur que les autres au niveau de son essence, alors cet individu est aussi un orgueilleux.

Mais si l’individu voit que Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté) l’a préféré aux autres (ou son peuple) par une distinction déterminée et qu’elle est vraie dans cette analyse, il n’est pas orgueilleux ou a un esprit de clan. L’important est qu’il ne voit pas cela comme provenant de lui-même (ni du peuple-même). Tant que l’individu trouve toutes ces qualités grandioses présentes en lui ou en son peuple et ne s’en attribue pas le mérite ni à son peuple, alors il n’est pas éprouvé par cette maladie.

Ainsi, même si l’individu a parfois des symptômes de cette maladie dans son comportement, dans ses actes, tant qu’il ne dit pas que cet ordre revient à son propre mérite ou à celui de son peuple, ce n’est pas une abomination mais ce qui est indiqué dans le verset {Quant au Bienfait de Ton Seigneur, alors parle-s-en}. (11/93) Et alors les effets sur la société sont de bons effets.

Il en est ainsi des Prophètes et des Messagers quand ils ont été préférés aux autres personens. Même ! Du Messager de Dieu, le Prophète Mohammed(s) quand il fut préféré aux autres Prophètes. Il(s) l’évoque mais ne s’en vante pas. C’est-à-dire, il dit : « Je ne le mérite pas ». Même ! Dans ses indications, dans son enseignement, le Prophète(s) insistait toujours sur le fait que ce qu’il lui arrivait était une pure Faveur de Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté).

Où apparaît le problème de l’orgueil ? Dans l’opposition à Dieu Tout-Puissant dans Sa Divinité. En s’attribuant à lui-même le mérite de ce bienfait c’est comme si l’homme disait : « C’est moi qui donne, qui crée, produis. » Il se met en position de concurrence avec Dieu Tout-Puissant. Vous pouvez dire que c’est de l’associationnisme à Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté). Il peut y avoir une conjugaison de plusieurs fondements, tout comme une conjugaison entre plusieurs maladies du cœur peut donner naissance à des actes, mais la cause fondamentale réside dans cette mise en position de rivalité avec Dieu.

D’après la 3ème conférence donnée par  Sayyed Abbas Noureddine printemps 2006

www.lumieres-spirituelles.net     No 49 – Jamâdî’ II 1434 – Avril-Mai 2013

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