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2015-02-04 | Readers 406 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Gurû Nânak Dev (1469-1539)


Gurû Nânak Dev 

(1469-1539)

Gurû Nânak Dev (1462-1539), vivant dans une Inde partagée entre Hindous et Musulmans, prétendit fonder  une nouvelle  religion (devenue la troisième en Inde), le  « Sikhisme », s’inspirant de la mystique soufie et de la spiritualité hindoue, prônant un Seul Dieu Suprême.

Il naquit le 15 Avril 1469, dans une famille hindoue appartenant à la caste marchande des « Khatri », à Talwandi, un village du Penjab, près de Lahore, dans l’actuel Pakistan. Dès son enfance, Nanak fut fasciné par la spiritualité et montra des dispositions peu ordinaires pour la connaissance des écritures sacrées miraculeuse, faisant preuve d’une intelligence précoce. C'est sans doute durant cette période qu'il découvrit l'enseignement de Kabbîr, un saint révéré aussi bien par les Hindous que par les Musulmans.

Une légende raconte qu’après avoir disparu dans les eaux pendant trois jours, il réapparut en prononçant l’Unicité de Dieu. Il composa le « Jap Ji » (le chant éternel), poème mystique, un résumé de son  expérience qu’il qualifia de « fusion » avec l'essence de toute chose.

Il voyagea dans toute l’Inde et dans de nombreux pays environnants comme  le Népal, Tibet, Sri Lanka, puis au cœur du monde musulman. Son premier disciple fut Mardana, un Musulman avec qui alla en pèlerinage à La Mecque, traversant l’Afghanistan, l’Iran et la péninsule arabique.

Enfin, il réunit une communauté et fonda un village Kartarpur (« la Ville du Créateur ») où il se consacra à l’enseignement. De nombreuses personnes se déplacèrent pour assister à ses leçons. Il rédigea l’« Adi-Granth » (Le Livre par excellence) qui devint le livre sacré de référence des Sikhs.

Gurû Nânak était opposé au système des castes et à toute forme de discrimination de sexe, de caste, d’ethnie ou de religion. « Tous les hommes sont égaux aux yeux de Dieu » disait-il. Et « Il n'y avait ni hindou ni musulman », mais des « sikhs » (c’est-à-dire « disciples » en sanscrit), et lui-même était leur maître (« gurû »).             

Nânak professait la croyance en la Souveraineté d'un Dieu Unique, Créateur qu’il appelait « Le Nom Vrai » ou « Vérité ». Il enseignait que « Le Nom Vrai », qui se manifestait de manières diverses, dans des endroits divers et par des noms divers, était éternellement « Un », Dieu Souverain et Omnipotent, à la fois Transcendant et Immanent, Créateur et Destructeur, Absolu, Infini, Eternel. Cause des causes, sans inimitié, sans haine. « Il ne s’est jamais incarné car il est au-dessus de la vie et de la mort. Il est Lumière. » Il rejetait toute croyance en ces « divinités » ou « esprits » ou autres idoles ou superstitions qui avaient envahi l’hindouisme et empêchaient la « réalisation du Soi ».

Nânak souscrivait également à la croyance en la « mayâ », l'illusion du monde physique. Bien que considérés comme des expressions de la Vérité éternelle du Créateur, les objets matériels tendent à ériger « un mur d'erreurs » autour de ceux qui ne vivent que dans un monde de désirs matériels. Ceci les empêche de voir le Dieu Vrai qui a créé la matière comme un voile autour de Lui, de sorte que seules les consciences spirituelles, libérées du désir, peuvent Le pénétrer.

Il disait : « O mon âme, tu es l'étincelle de la Suprême Lumière, connais ton Essence ». Toute sa philosophie va découler de cette manière de voir. En même temps, Nânak croyait à la « réincarnation »,  qui était évitable en renonçant aux vices, à l’égoïsme, aux plaisirs matériels, à une vie hors de Dieu et en accumulant du « karma », c’est-à-dire, en menant une vie intègre et honnête, en répétant, par exemple, sans fin le Nom de Dieu et ainsi s’unir à Lui. Pour lui, le but suprême de l’existence est la « libération », qui n’est pas dans un autre monde mais dans le fait d’être « réalisé par Soi-Même », en ce monde.

C’est pourquoi il disait que le salut ne signifiait pas d’entrer au Paradis après le Jugement dernier, mais de s'unir à Dieu et de se fondre en Lui, au point de récuser toute idée de Paradis ou d’enfer.

Aussi, prônait-il une manière d'être, de rendre service à l'humanité, d'engendrer la tolérance et la fraternité vis-à-vis de tous. Il  ne demandait pas le retrait du monde pour atteindre le Salut mais de « gagner sa vie à la sueur de son front et ensuite partager avec les autres »(Guru Granth, p. 1245)

Avant de mourir, il désigna le gurû que devait mener la communauté après lui. Il y en aura ainsi dix en tout dont les enseignements spirituels seront recueillis dans le « Siri Guru Granth Sahib ».

 « Seul le chant éternel révélé par le Maître peut nous permettre de rendre un réel hommage au Seigneur. Ô mon mental, accepte l’aide du Maître et éteins le feu qui te ravage ; lave-toi à la fontaine du verbe saint et apaise ton ego, ainsi que les désirs insatiables. » (Le Chant éternel)

www.lumieres-spirituelles.net     No52 – Ramadan 1434 – Juillet-Août 2013

 


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