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2015-02-04 | Readers 347 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sourate al-‘Asr (le Temps) CIII (5)


Sourate al-‘Asr  (le Temps) CIII  (5)

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

Bi-smi-Allâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,

Par [la grâce du] Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

وَالْعَصْرِ(١)  إِنَّ الْإِنسَانَ لَفِي خُسْرٍ (٢)

Wa-l-‘asr ! Inna al-insâna la-fî khusrinn

Par le Temps ! (1)  Certes l’homme est vraiment en perte (2)

إِلَّا الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ (٣)

Illâ al-ladhîna âmanû wa ‘amilû as-sâlihâti wa tawâsaw bi-l-haqqi wa tawâsaw bi-s-sabri.

Sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, se recommandent mutuellement la vérité et se recommandent mutuellement la patience. (3)

Reprenons verset par verset  ..(en nous aidant de l’interprétation de cette sourate de sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », et de celles de sheikh Makârem Shîrâzî dans al-Amthâl, de sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm» et de shahîd Motaharî dans son livre « Drûs mina-l-qurân »).

 

Nous avons vu précédemment que tout le monde est en perte. Cependant à cette règle générale, des gens font exception. Qui sont-ils ? Ou quelles conditions ont-ils suivies pour ne pas faire partie des perdants ? 

C’est à ces questions que va répondre le troisième verset qui commence par cette particule d’exception ou d’exclusion « illâ ». Comme nous l’avons vu précédemment, ce verset contient quatre conditions coordonnées par trois conjonctions de coordination « wa ». C’est-à-dire ces quatre conditions doivent être réalisées ensemble pour ne pas faire partie des perdants. Elles ne sont pas au choix. La première condition est la foi.

إِلَّا الَّذِينَ آمَنُوا« Illâ al-ladhîna âmanû »   

« Sauf ceux qui croient»

N’importe quelles croyances sont acceptées ? ou des croyances déterminées ?

-Dans ce verset, la foi est évoquée de façon absolue, c’est-à-dire elle inclut l’ensemble des croyances en commençant par celle en Dieu, uniquement Lui, en Ses Attributs, en l’ensemble de Ses Messagers (et Légataires) et de Ses Messages, en l’Au-delà, au Jour de la Résurrection, du Jugement dernier, etc.. les fondements de la Religion de Dieu, l’Islam.

-La foi est le fondement, la base, le pilier qui façonne toute existence humaine, qui donne vie à toutes les activités de l’individu. En d’autres termes, les actes des hommes sont la manifestation de leurs croyances et de leurs pensées.

On peut constater que l’ensemble des Prophètes(p) ont commencé par réformer les croyances des nations et des peuples, avant toute chose. Ils ont combattu l’associationnisme de façon particulière en tant qu’il est à l’origine de toutes sortes de défauts, de misères, de disputes sociales.

La foi est comparée à une lampe qui éclaire les meubles d’une pièce, les actes qui, effectués avec la foi, renvoient à leur tour cette lumière.

Aussi, la foi est-elle indissociable des actes. Reste à déterminer quels sont les actes demandés et cela constitue la seconde condition.

 « wa ‘amilû as-sâlihâti »  وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ

« accomplissent les bonnes œuvres»

Le noble Coran évoque « as-Salihât » au pluriel avec l’article défini « al- » pour indiquer le sens général et global, pour mettre en évidence la nécessité de faire de bonnes actions, des actes vertueux dont de bons résultats sont attendus, au pluriel et ne pas se contenter d’une seule bonne action, quelle qu’elle soit.

De même, on peut constater qu’il n’y a aucune « contrainte », de signe qui limiterait le sens de « as-Salihât ». Le mot « as-Salihât » est évoqué de façon absolue, sans doute pour montrer qu’il ne s’agit pas seulement des actes d’adoration (comme la prière, le jeûne, le hajj), ni uniquement la dépense dans la voie de Dieu (comme l’aumône, la zakât, le khoms), ni que le jihad dans le chemin de Dieu, ou la recherche du savoir. Non ! Il faut considérer toutes les bonnes actions, les choses vertueuses qui ont en charge de pousser vers le perfectionnement de l’âme, l’éducation morale, la Proximité de Dieu, l’avancée de l’ensemble de la société humaine. Elles comprennent aussi bien les petites actions (comme enlever une pierre sur le chemin des hommes) que les grandes actions (comme sauver des millions de gens de l’égarement et de la déviation, diffuser le Message de la Vérité et de la Justice dans toutes les contrées du monde). La condition déterminante qui fait que ce sont de bonnes actions : la sincérité (al-ikhlâs) (envers Dieu).

-Interrogé sur ce passage du verset , l’Imam as-Sâdeq(p) répondit : « Il s’agit de faire du bien et de traiter avec égalité les frères en Dieu. »

-Dieu (qu’Il soit Glorifié) ordonna également à Ses Messagers de faire de bonnes actions :

{Ô les Messagers, mangez des bonnes choses et faites le bien.}(51/23 Les Croyants)

Comment connaître les bonnes actions ?

Les actions se différencient selon le sujet, les conditions de temps, de la situation des gens. Même la prière qui est indiscutablement une bonne action, peut passer au second plan, par exemple pour sauver quelqu’un de malade ou qui est en danger de mort.

Ainsi les bonnes actions sont celles que l’on peut accomplir d’une bonne façon, d’une façon profitable. Elles peuvent varier selon les gens, le temps, le lieu. On ne mettra pas un spécialiste en médecine comme ministre de l’économie ni un économiste à la place d’un médecin. Faire une bonne action c’est agir selon ses capacités en fonction de ce qui est le mieux pour les gens et la société.

Ainsi, la perte de l’homme ne vient pas d’un mal venant de l’extérieur, car cela touche tous les êtres humains, mais vient avant tout, de l’intérieur. Elle vient de ce que l’homme ne s’est pas soucié de se construire en croyant et en faisant de bonnes actions, de se rendre lui-même un être humain en réalité. Pourtant, Dieu (qu’Il soit Glorifié) nous encourage dans Son noble Livre à faire de bonnes actions en nous promettant une bonne vie : {Quiconque fait une bonne action, mâle ou féminin, étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie.} (96/16 Les Abeilles)

Et Il (qu’Il soit Glorifié) nous fait part des regrets de ceux qui ont quitté ce monde sans avoir fait de bonnes actions. Ils insistent pour revenir sur terre et disent : {Mon Seigneur ! Fais-moi revenir [en ce monde]* afin que je fasse du bien dans ce que j’ai laissé*.} (99-100/23 Les Croyants)

C’était la seconde condition pour ne pas faire partie des perdants.

www.lumieres-spirituelles.net     No53 –  Shawwal 1434 – Août-Septembre 2013


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