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2015-02-04 | Readers 207 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Les maladies du cœur – 27- Autre critère de dangerosité d’une maladie (2)


Les maladies du cœur – Introduction

27-Le critère pour connaître la dangerosité d’une maladie(2)

Quand le Prophète ‘Issa(p) (Jésus) fut interrogé sur l’origine de la colère, il(p) cita : « L’orgueil (« at-takabbur »), l’arrogance (at-tajabbur ») et le mépris (al-muhaqqarat)  des gens. »

 

Nous avons vu précédemment que le principal problème de ces maladies de cœur réside en ce qu’elles prennent source de l’incroyance et qu’à leur tour elles l’alimentent. Et quand l’incroyance s’alimente de l’intérieur de l’individu, elle augmente et quand elle augmente, elle prend le contrôle du cœur de l’individu. Et quand elle prend le contrôle du cœur de l’individu, elle lui retire tout espoir de retour et de guidance. {Il est égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas, ils ne croient pas} (6/2). Ceux-là sont ceux qui ne croient pas en vérité, ceux-là qui sont arrivés au plus haut degré de l’incroyance qui donne alors naissance à cet orgueil, à ce sentiment de supériorité. Ensuite, cet orgueil et ce sentiment de supériorité se transforment en injustices, en violations des droits des autres, en crimes, ce qui rendent inespérés le retour, le repentir et la réforme.

L’incroyance a ses appels, ses mobiles, ses exigences. La première est celle d’apparaître sous forme de maladies. Et pour ces maladies de cœur, également il y a des appels ou mobiles qui apparaissent sous la forme de péchés et d’actes de désobéissance (à Dieu). Sauf que certaines de ces maladies de cœur appellent à l’injustice plus que d’autres, et que d’autres sont équivalentes à l’injustice, c’est-à-dire ne se distinguant jamais d’elle, comme l’hypocrise qui est une maladie du cœur et qui est en soi aussi un acte de désobéissance, un péché en tant qu’elle mène la société à l’égarement et à la déviation.

Cela est, si nous pouvons le dire, la règle générale pour comprendre toute maladie de cœur : sa relation d’un côté avec l’incroyance et de l’autre avec l’injustice. Ainsi, en comprenant cette règle, il est possible de connaître la voie pour résoudre le problème, en augmentant la croyance et en répondant aux appels de la croyance à l’intérieur de soi-même. Car l’individu, ou bien il répond aux appels de la croyance ou bien à ceux de l’incroyance.

C’est pourquoi, il est rapporté dans le hadith : « Il n’y a pas de croyant qui n’a pas dans sa poitrine pour son cœur deux oreilles : une dans laquelle l’ange inspire et l’autre dans laquelle « celui qui suggère  le furtif » [le shaytân] crache. Dieu soutient le croyant par l’Ange et Sa Parole (qu’Il soit Glorifié) : {Il les a assistés de Son Esprit}.(22/58 La discussion) ». (du Messager de Dieu(s) in Majma‘ al-Bayân vol,10 p571)

L’individu est en mouvement continuel, permanent, même s’il a des moments de repos et de calme. Et selon ce principe, l’homme est soit en état d’obéissance soit en état de désobéissance, même durant le sommeil. Si nous nous plaçons sur le plan juridique, nous dirons que même [le sommeil] qui est un ordre indifférent (ni obligatoire ni interdit, ni recommandé ni blâmable) peut être transformé en acte d’obéissance ou en acte de désobéissance. Ainsi, le mouvement de l’homme peut être descendant ou ascendant, rapide et fort ou au contraire lent. Mais le mouvement est inévitable dans la vie de l’homme. Dans sa vie quotidienne, il répond soit aux appels de l’incroyance soit à ceux de la croyance.

Si l’un d’entre vous veut savoir à quels appels (ceux de la croyance ou de l’incroyance) il répond, qu’il regarde ses actes extérieurs dans le monde de l’apparence   s’ils sont des actes justes ou des péchés – et qu’il les considère comme une fenêtre, des indications importantes pour la connaissance de son cheminement. Quand cet individu est dans un état d’obéissance permanent, continuel, de réussite pour les actes justes, cela signifie qu’il répond aux appels de la foi. Le contraire est également juste.

A la lumière de cette nouvelle règle générale dégagée, quelle est la maladie du cœur qui est la plus dangereuse ? C’est encore l’hypocrisie de façon absolue.

D’après la 6ème conférence donnée par  Sayyed Abbas Noureddine printemps 2006

www.lumieres-spirituelles.net     No54 –  Dhû al-Qa‘deh 1434 – Sept.-Octobre 2013


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