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2015-02-17 | Readers 388 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Sourate al-A‘lâ (le Très-Haut) 87 (7)


Sourate al-A‘lâ  (le Très-Haut) 87  (7)

الأعلىسورة

بسْمِاللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الْأَعْلَى(1)الَّذِي خَلَقَ فَسَوَّى(2) وَالَّذِي قَدَّرَ فَهَدَى(3)وَالَّذِي أَخْرَجَ الْمَرْعَى(4)فَجَعَلَهُ غُثَاءً أَحْوَى(5)سَنُقْرِؤُكَ فَلَا تَنسَى(6)إِلَّا مَا شَاء اللَّهُ إِنَّهُ يَعْلَمُ الْجَهْرَ وَمَا يَخْفَى(7)وَنُيَسِّرُكَ لِلْيُسْرَى(8)فَذَكِّرْ إِن نَّفَعَتِ الذِّكْرَى(9)سَيَذَّكَّرُ مَن يَخْشَى(10)وَيَتَجَنَّبُهَا الْأَشْقَى(11)الَّذِي يَصْلَى النَّارَ الْكُبْرَى(12)ثُمَّ لَا يَمُوتُ فِيهَا وَلَا يَحْيَى(13)

Bi-smi-Allâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,Sabbihi-sma rabbika al-a‘lâ al-ladhî khalaqa fa-sawwâ wa-l-ladhî qaddara fa-hadâ wa-l-ladhî akhraja-l-mar‘â fa-ja‘alahu ghuthâ’ann ahwâ. Sanuqri’uka fa-lâ tansâ illâ mâ shâ’a-llâhu innahu ya‘lamu-l-jahra wa mâ yakhfâ wa nuyassiruka li-l-yusrâ fa-dhakkir in-nafa‘ati-dh-dhikrâ. Sayadhdhakkaru man yakhshâ wa yatajannabuhâ al-ashqâ al-ladhî yaslâ-n-nâra al-kubrâ thumma lâ yamûtu fîhâ wa lâ yah

Par le Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux ! Glorifie le Nom de ton Seigneur le Très-Haut, (1) Qui a créé et agencé harmonieusement,(2) Qui a donné la mesure et guidé,(3) et Qui a fait pousser le pâturage(4) puis l’a rendu du foin sombre ! (5) Nous allons te faire réciter [le Coran]de sorte que tu n’oublieras pas (6) sauf ce que Dieu veut car Il connait ce qui est apparent et ce qui est caché (7) et Nous te faciliterons pour la voie la plus facile, (8) alors rappelle car le rappel est utile. (9)Celui qui craint [Dieu] s’ [en]rappellera (10)  et s’en écartera le très misérable (11) qui tombera dans le grand feu (12) où il ne mourra pas ni ne vivra. (13)

قَدْ أَفْلَحَ مَن تَزَكَّى(14)وَذَكَرَ اسْمَ رَبِّهِ فَصَلَّى(15)

Qad aflaha man tazakkâ wa dhakara-sma rabbihi fa-sallâ

A réussi celui qui se purifie, (14) qui évoque le Nom de son Seigneur et qui  alors prie. (15)

Reprise de la sourate verset après verset en nous aidant des interprétations de cette sourate de sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzan », de sheikh Makârem Shîrâzî dans al-Amthâl, de sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm», de docteur Mahmoud Bostani dans « al-Tafsîr al-binâ’î lil-Qorân al-karîm », de sheikh Ibn ‘Arabî dans son « Tafsîr al-Qurân » et de la compilation traduite par sh. Ishak Vazirhoussen, « Tafsir é Hoda ».

Nous sommes en train de voir les versets de la seconde partie, les uns après les autres. Après avoir vu qu’il y avait trois catégories de gens, reste à savoir ce qu’ont fait ceux de la première catégorie pour que le Rappel leur soit profitable.

قَدْ أَفْلَحَ مَن تَزَكَّى(14)    Qad aflaha man tazakkâ

-« Qad aflaha » : la 4e forme dérivée du verbe « falaha » (Couper, fendre, d’où labourer) = avoir la victoire/le bonheur après avoir tranché ; sortir de quelque chose (-) vers quelque chose de (+). « Qad » au début de ce verset pour affirmer et renforcer le sens du verbe au passé qui suit.

tazakkâ » : 2e forme dérivée du verbe « zakiya » au « dî » (passé, 3ème p. m. s.). Son sens fondamental est la purification du point de vue de retirer ce qu’il faut retirer et faire sortir ce qui doit sortir, épurer. Tous les autres sens comme « l’accroissement » ou « la perception de l’aumône légale » ou « la pureté » sont des sens dérivés de ce principe mais ne constituent pas l’idée fondamentale. Il se différencie du mot « at-tat’hîr », en tant que ce dernier se place du point de vue de la pureté à l’opposé de l’impureté ou de la souillure et de celui d’at-tahdhîb, en tant que ce dernier se place du point de vue du bon ordre et de l’absence de mélange.

La clef de la réussite du salut du châtiment et de l’accès au Bienfait éternel s’appuie sur trois principes fondamentaux. Le premier est la purification. Et ici, la purification prendra plusieurs sens ou plutôt plusieurs niveaux, si l’on tient compte des indices présents dans les versets précédents :

a)la purification des croyances de tout associationnisme ;

b)la purification du cœur des vices moraux ;

c)l’accomplissement les actes d’obéissance à Dieu (les bons actes) :

Ÿnotamment la « zakât al-fitra », l’aumône de la rupture du mois de jeûne de Ramadan, donnée le jour de l’Aïd d’al-Fitr, avant la prière de l’Aïd. Ce sens est rapporté dans plusieurs propos rapportés d’Ahle al-Beit(p) et par les sunnites. (cf. Nûr ath-Thaqalayn, vol.5 p556 H19 et 20) Cependant, cette interprétation pose problème, le jeûne du mois de Ramadan avec la zakât al-fitra » été légiféré à Médine alors que la majorité des commentateurs disent que la sourate est mecquoise. Sayyed TabâTabâ’î résout le problème en disant que le début de la sourate est mecquoise mais que la fin est médinoise. Mais, cela veut dire que c’est ce sens de  « tazakkâ » qui est privilégié alors que pour d’autres, il ne constitue qu’une des corroborations du sens général, absolu du verset.

Ÿet aussi la « zakât » dans le sens de faire l’aumône de façon générale, pas uniquement à la fin du mois de Ramadan. La dépense dans la Voie de Dieu est une purification des biens financiers, comme les petites ablutions pour la prière représentent la purification de ce qu’ont accompli le visage, les mains et les pieds.

Tous les sens sont plausibles et vont dans le sens de la purification, au niveau des croyances, du cœur, des actes, du corps, de tout attachement à ce monde éphémère en faveur de l’Au-delà et du retour à Dieu Tout-Puissant.

Ainsi, celui qui a gagné est celui qui a réussi à purifier son âme, de ses vices et des ténèbres de son corps, à atteindre ses dispositions et à évoquer le Nom de son Seigneur, c’est-à-dire le Nom particulier avec lequel il a été éduqué par émanation de Sa Perfection, qui demande à son Seigneur, de la langue de ses dispositions, comme le Savant pour l’ignorant, le Guide pour l’égaré, Celui qui pardonne les péchés.

Il est en Vérité sa propre essence qu’il avait négligée à cause des voiles des effets (des actes) et des formes, des défauts de l’âme et des autres ténèbres, comme Il (qu’Il soit Glorifié) dit : {Ils ont oublié Dieu. Dieu fit qu’ils s’oublient eux-mêmes.}(67/9 Le Repentir) C’est-à-dire, Dieu a fait qu’ils oublient eux-mêmes Dieu.

وَذَكَرَ اسْمَ رَبِّهِ فَصَلَّى(15)     wa dhakara-sma rabbihi fa-sallâ

dhakara-sma rabbihi » : verbe « dhakara » (rappeler, raconter, faire mention, évoquer) à la 3e p. m. s. = qui rappelle le Nom de son Seigneur.

fa-sallâ » : prier, faire la prière (spécifique de l’Islam). La particule « fa » qui introduit le verbe indique que la prière vient après le rappel.

Après s’être purifié, il a évoqué Dieu et L’a connu. Il a demandé sa perfection qui lui est spécifique par le Soutien seigneurial et la Réussite divine. Alors {il pria}. Il a adoré Son Adoré qui est Dieu qui se manifeste à lui sous la forme de ce Nom particulier, par lequel il connait son Seigneur après sa vision par ses perfections en puissance en lui.

ŸCertains ont dit que la prière est une branche du Rappel de Dieu, la véritable prière se faisant avec la présence du cœur, sinon elle n’est pas acceptée.

ŸD’autres ont limité le « dhikr » au niveau de la parole, de la répétition de « Dieu est plus Grand » ou du Basmalah au début de chaque acte ou d’autres évocations, alors que, pour d’autres, il en est qu’une corroboration.

Les deux autres principes fondamentaux donnés dans ce verset sont : le rappel du Nom de Dieu et la prière.

Ainsi, ces deux versets mettent en évidence et confirment les trois niveaux pratiques pour faire partie de ceux pour qui le rappel est utile :

1)purifier le cœur des croyances corrompues ;

2)garder vivant, dans le cœur, le Rappel de Dieu, de Ses Attributs, de Ses Noms;

3)s’occuper à Son Service et dans Sa Voie (du Tout-Puissant).

www.lumieres-spirituelles.net     No71  - Jumâdî I & II 1436 – Mars-Avril 2015


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