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2015-04-19 | Readers 483 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Halte aux raids saoudiens au Yémen !


Halte aux raids saoudiens au Yémen !

Depuis le 26 mars 2015, l’Arabie Saoudite, la «gardienne» des hauts lieux saints de l’Islam, bombarde sans répit – à la façon de l'entité sioniste – son pays voisin, le Yémen, faisant des milliers de morts et de blessés parmi les civils. Ce ne sont pas que les positions militaires de l’armée yéménite et de AnsarAllah qui sont visées, mais aussi et surtout les quartiers résidentiels, les écoles, les aéroports, les camps de déplacés, les hôpitaux, les mosquées, les dépôts de nourriture.. toute l’infrastructure du pays !

Qu’est-ce qui a poussé l’Arabie Saoudite, ou plutôt la famille de Sa‘oud, à déclencher une telle «tempête de fermeté» au nom de soi-disant défendre la légalité d’un président qui a donné sa démission sous ses propres conseils, «tempête de fermeté» que les agressions sionistes contre les peuples palestinien et libanais n’avaient pas suscitée ?  

Pourquoi ?

1-Aurait-elle été attaquée (le pays ou les lieux saints de La Mecque et Médine) ou spoliée de ses richesses ?

Non ! Le peuple yéménite n’a vu de sa manne pétrolière que la misère, la corruption et l’humiliation !

Non ! Jusqu’à maintenant, malgré des bombardements continus et le blocus imposé, aucune force militaire yéménite n’a envoyé de missile contre l’Arabie
Saoudite !

2-Aurait-elle accepté d’être, cette fois-ci, l’exécutantdirect (et pas que le financier ou le commanditaire de bandes armées aux couleurs de l’Islam) du complot américano-sioniste dans la région, de démembrer le Yémen et de le rendre «failli» à l’instar du pays situé de l’autre côté du Golfe d’Aden, la Somalie, pour garder la place de leadership dans le contrôle des ressources pétrolières et des voies de passage ?

Une coalition entre plusieurs pays ne se constitue pas en un jour, surtout si c'est pour accepter de suivre l’Arabie Saoudite sous le commandement de l’entité sioniste !

3-Ou serait-elle tombée dans un piège tendu par les grandes puis­sances occidentales américano-sionistes en vue de démembrer et d’affaiblir.. l’Arabie et/ou (pourquoi pas?) s’accaparer les quelque deux mille milliards de dollars déposés dans les banques occi­dentales sous un quelconque prétexte ?

Halte à L’agression saoudienne au Yémen !

Non aux ingérences étrangères !

La résolution de la «crise yéménite» ne peut qu’être pacifique,

par un véritable «dialogue inter-yéménite équitable

sous supervision de l’ONU».

†La famille Sa‘oud s’imagine-t-elle qu’elle aura un avenir meilleur que celui de Saddam Hussein qui était comme elle l’agent des grandes puissances ? Son agression meur­trière n’a fait que mettre à découvert son véritable visage et sa fin proche qui sera la défaite et la honte.

Et le peuple yéménite ?

lAprès trois semaines d’agression, le peuple yéménite saigne mais résiste avec patience et lucidité et ne plie pas. Quoiqu’appartenant à des camps opposés, la plupart des Yéménites se sont ligués contre l’agression étrangère, sont descendus dans les rues de Sana’ pour demander l’arrêt des bombardements, dénoncer le complot américano-sioniste et même, maudire la famille Sa’oud !

lLe Haut Comité Révolutionnaire, regroupant les comités révolutionnaires de la majorité des Provinces, riposte aux agressions saoudiennes

-d'une part, en développant, d’une part, une politique de solidarité, de partenariat et de paix entre les différentes tribus (confessions confondues) pour le salut et la souveraineté du pays ;

-d’autre part, en repoussant les attaques lancées par Aqpa, Daesh et des forces spéciales recrutées auprès de certaines tribus ou parachutées par l’Arabie Saoudite.

lAnsarAllah(1)que les Saoudiens voulaient abattre est apparu comme le défenseur des déshérités, capable de ramener l’ordre et de sauver l’intégrité territoriale du pays. Les frappes saoudiennes n’ont fait qu’étendre son influence sociale, politique, militaire, plus vers le sud et l’est du pays !

†Jusqu’où va aller l’Arabie Saoudite ?

Va-t-elle lancer une invasion terrestre avec des troupes arabes de la coalition ? (Elle a déjà parachuté des armes et des forces héliportées étrangères.) Le conflit risque de durer de longues années, avec une défaite assurée pour elle !

Va-t-elle chercher à internationaliserdavantage le conflit ?

Déjà les grandes puissances ont montré leur hypocrisieen votant au conseil de sécurité de l’ONU, non pas l'arrêt des raids saoudiens, mais des sanctions contre les agressés (dont un embargo sur les armes), les sommant d'arrêter de se défendre et combattre réellement les «takfiris» !

Rappel des faits précédant l’agression saoudienne

Malgré l’accord signé le 21/9/2014(1) entre le président Hadi et les représen­tants des factions politiques yéménites, le président Hadi continuait sa politique américano-saoudienne et la Qaïda du Yémen (AQPA), stipendiée par l’Arabie Saou­dite, multipliait les attaques suicides en des lieux populaires, prônant une «guerre sainte» contre les « Shi’ites ».

AnsarAllah, d’un côté, riposta aux attaques qaïdistes, tout en appelant les tribus des provinces à l’unité nationale, au partenariat et à la paix. Ainsi, il nettoya de la présence takfirie les régions où les affrontements éclataient, étendant son influence jusque sur la ville por­tuaire de Hobeida sur la mer rouge (située à 230km à l’ouest de Sanaa).

Et de l’autre, il augmenta la pres­sion sur Hadi pour qu’il appliquât l’accord signé. Il prit le contrôle de la ville de Sanaa sans rencontrer de résistance de la part des forces gou­vernementales, puis, prit d’assaut le palais présidentiel, le 20/1/15.

Après deux jours de violents combats, un accord de «sortie de crise» fut signé le 21/1/15. Hadi s’engagea à nouveau à faire partici­per toutes les parties yéménites et à amender la constitution. Pressé par l’Arabie Saoudite, le gouvernement donna sa démission, le lendemain, suivi par Hadi, en vue d’isoler Ansa­rAllah et de créer un vide politique.

Mais AnsarAllah, après de vaines tentatives auprès de Hadi pour le faire revenir sur sa décision, mobili­sa les comités révolutionnaires pré­sents dans les provinces et réunis dans le «Haut Comité Révolution­naire» ; il organisa une conférence nationale avec tous les mouvements, parties, tribus, dirigeants militaires yéménites où il appela à la formation :

1-d’un Conseil National de transition (qui sera formé le 6/2/15) ;

2-d’un Conseil Présidentiel de transition de cinq membres (qui devra choisir la personne qui for­mera le gouvernement) ;

3-d’un Gouvernement de transition (formation, le 20/2/15, d’un «Conseil populaire transitoire» regroupant divers groupes rivaux).

Ces nouvelles instances devront

garantir toutes les prestations en respectant les règles du dialogue et l’accord de paix et de partenariat dans les deux ans à venir ;

élaborer une nouvelle constitution qui sera soumise au référendum ;

organiser des élections, législatives et présidentielle.

De monstrueuses manifestations populaires appuyèrent ces initiatives.

Le Yémen entre dans un proces­sus d’auto-détermination

à l’abri de toute tutelle étrangère.

Les Etats Unis hostiles à ce proces­sus de démocratisation, quittent le pays (ambassade, bases militaires), se heurtent par deux fois au véto russe en vue d’imposer des mesures  coercitives contre les Houthis du Yé­men sous le chapitre 7 de la charte de l’ONU et poussent l’Arabie Saou­dite à s’impliquer davantage au Yé­men.

L’Arabie Saoudite envoie des ren­forts et des armes sophistiquées à AQPA, les encourage à établir un émirat qaïdiste à Ma’rîb (fief de l’AQPA et région riche en pétrole qu’elle considère comme ses ré­serves). Des takfiris (saoudiens et d’autres nationalités) de Daesh sont envoyés au Yémen, via l’aé­roport d’Aden et la frontière sud saoudienne et de nouvelles milices sécessionnistes sont formées et ar­mées contre AnsarAllah.

Les attaques takfiries, les assassi­nats et les attentats suicides contre des civils s’intensifient. A la de­mande saoudienne, l’ex-président Hadi s’enfuit de Sanaa à Aden le 21/2/15 en vue de rassembler et armer des «sympathisants» avec les 500 millions de dollars saou­diens (quitte à menacer le pays de division), revient sur sa démission le 24/2/15 et appelle à l’aide saou­dienne.

AnsarAllah, fidèle à sa politique de dialogue et de refus des ingérences exté­rieures et des takfiris, nettoie de la présence takfirie la par­tie occidentale du Yémen, côté mer rouge (Baïda et l’aéroport de Ta’ez passant sous son contrôle), arrive aux portes d’Aden et promet la fin de la famille Sa‘oud si elle intervient directement au Yémen.

Le 25/3/15, l’armée yéménite, les forces révolutionnaires (d’AnsarAl­lah), soutenues par les habitants du sud, entrent à Aden. Hadi s’envole vers l’Arabie Saoudite. Le lende­main, l’Arabie Saoudite prend ce prétexte pour envoyer ses avions bombarder le peuple yéménite qui ose refuser la tutelle américano-saoudo-sioniste.

(1)cf.la revue No67. L’accord « pour la paix et un partenariat national » fut signé le 21/9/14 en présence de l’émissaire de l’ONU, du président Hadi et de représentants des factions politiques (dont AnsarAllah) et prévoyait : lla nomination sous trois jours d’un nouveau premier ministre ; lla formation dans un mois d’un nouveau gouvernement ; lle droit de regard des Houthis et des autonomistes du Sud sur les décisions du président Hadi, notamment sur le choix des ministres ; lla baisse des prix du carburant ;  lla révision du découpage du Yémen. Il mettait en échec la structure bâtie par les pays du Golfe et les Américano-sionistes.

www.lumieres-spirituelles.net No72 - Rajab - Sha’bân1436 - Mai - Juin 2015

DÉCOUVRIR DES RÈGLES DIVINES

Libération de Tikrit

par les forces populaires croyantes

Le 31 mars 2015, les forces populaires («hashd sha’bî») (sunnites et shi’ites), l’armée et la police irakiennes, conseillées par les gardiens de la Révolution Islamique Iranienne et soutenues par la République Islamique d’Iran, libérèrent la ville de Tikrit, sans l’aide des forces de la coalition occidentale. Tikrit – ville natale et fief de Saddam Hussein, située à 150 km au nord de Bagdad sur la route de Mossoul – fut facilement occupée par Daesh le 11 juin 2014 du fait de la corruption ou de la lâcheté des forces de sécurité locales.

Ainsi, près d’une trentaine d’années après la guerre imposée par Saddam Hussein à la République Islamique d’Iran naissante et au peuple iranien (22/9/1980 – 20/8/1988), soutenue par les grandes puissances occidentales américano-sionistes, financée par les pétrodollars saoudiens et causant plus d’un million de victimes, le bastion de ce tyran sanguinaire sera libéré des forces takfiries par ceux-là mêmes qu’il avait sauvagement combattus et sera placé sous leur protection !

{Et Nous avons voulu favoriser

ceux qui ont été humiliés sur terre,

en faire des guides et en faire les héritiers.} (5/28 Le Récit)

Et cela, malgré les tentatives des forces américaines d’annuler cette victoire :

-en essayant de raviver les divisions d’ordre confessionnel (shi‘ite/ sunnite), ethnique, tribal ou idéologique ;

-en bombardant les positions des forces alliées (provoquant des martyrs dans leurs rangs) et en parachutant des armes pour les bandes armées (Qaida, Daesh..), sous le couvert de bombarder leurs positions ;

-en lançant une campagne de dénigrement contre les Shi’ites, les accusant d’avoir pillé et saccagé la ville alors qu’ ils en assuraient en fait la  protection.

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