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2016-04-07 | Readers 416 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

L’erreur commise par le savant ash-Shûshtari


L’erreur commise par le savant ash-Shûshtari

« Il y a environ une centaine d’années, vivait un savant grandiose de Shûshtar. Il était occupé, comme tous les autres savants à enseigner, à arrêter des jugements et à s’occuper d’autres affaires comme autorité de référence. Un jour, quelqu’un frappa à sa porte au milieu de la nuit. Quand le sayyed lui demanda qui il était, il répondit : « Ouvre la porte ! Je suis une personne qui a affaire avec toi ! »

Quand le sayyed ouvrit la porte, il vit un tisserand. Il lui demanda ce qu’il voulait. Le tisserand lui dit : « Le jugement d’un tel que tu as proclamé à partir d’assertion de témoins de détenir les registres fonciers d’un tel pour telle personne n’est pas juste. Ces registres fonciers sont pour un petit orphelin et le document l’attestant est enterré à tel endroit. La voie que tu as suivies est erronée et cela ne te convient pas. »

Le savant ash-Shûshtarî demanda : « Est-ce que je me suis trompé ? » Le tisserand répondit : « C’est comme je t’ai dit. » et il partit. Le savant resta plongé dans ses pensées. Il décida de vérifier ses dires qui s’avérèrent justes : le titre de possession de l’orphelin  était bien à l’endroit indiqué et les assertions des autres étaient des faux témoignages. Sayyed prit peur pour lui-même et se dit en lui-même : «  Et qui sait si beaucoup de jugements que j’ai décrétés n’étaient pas de cet ordre ! »

La nuit suivante, au même moment, le tisserand frappa à la porte et dit : « Sayyed ‘Alâ ash-Shûstarî, la voie n’est pas celle que tu parcours ! » La troisième nuit, il revint de même et lui dit : « Ne tarde pas ! Prépare les meubles de la maison pour le voyage (c’est-à-dire vends ta maison) et fais moi l’honneur de te déplacer à Najaf. Fais ce que je te dis ! Et attends-moi dans six mois à Wadî as-Salâm à Najaf. »

Six mois après, au lever du soleil, il alla à Wadî as-Salâm et trouva le tisserand. Il avait comme surgi de la terre. Il lui prodigua des recommandations et disparut. Le sayyed entra dans la ville de Najaf, suivit les recommandations données et attint un niveau élevé qu’il n’est pas possible de décrire.

Et selon une autre version qui donne plus de détails, le tisserand se serait présenté comme étant « un des Abdâl et des agents du Détenteur du Temps » et lui aurait annoncé qu’il [le tisserand] allait mourir la semaine suivante, lui demandant de venir chez lui à ce moment-là. Il aurait ajouté que l’Imam al-Mahdî(qa) lui avait ordonné de le mettre à sa place à Najaf pour qu’il fasse ce qu'il faisait. Le vendredi suivant, le savant se rendit chez lui et le trouva effectivement mort. Il pria sur lui, l’enterra et devint « un des abdâls » après lui. »(1)

(1) racontée dans le livre Bayân al-A’imat, vol.1 p25

 (rapporté par sayyed at-TabâTabâ’î (qs) in Madrasat al-‘Urafâ’, vol.1 pp37-40)

www.lumieres-spirituelles.net     No78  - Rajab-Sha'ban 1437 –  Avril-Mai  2016


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