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2016-09-29 | Readers 513 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

De la nécessité de dénoncer le wahhabisme


De la nécessité de dénoncer ouvertement . .

. . la déviation (criminelle) wahhabite ?

La lettre de l’imam al-Khâmine’î(qDp)adressée aux pèlerins du Hajj de cette année n’est pas passée inaperçue, même dans la presse occidentale qui parle de « Passe d’armes entre l’Iran et l’Arabie Saoudite » ou de « Relance iranienne de la guerre des mots contre son ennemi saoudien ». En effet, cet appel capital et crucial de l’imam al-Khâmine’î (qDp)

lEst-ce parce que l’Arabie Saoudite a empêché les Iraniens d’aller au Hajj cette année (à l’instar de l’entité sioniste avec la mosquée d’al-Aqsâ en Palestine occupée) et qu’il était alors capital de rappeler que personne n’a le droit de contrôler arbitrairement la « Maison de Dieu » et d’y interdire l’accès. ((..que Nous avons établie pour les gens, qu’ils y soient résidents ou de passage.))(25/22 Hajj)

lEst-ce pour éviter que le massacre de Mina de l’année dernière ne tombe dans l’oubli avant le jugement et le châtiment des responsables de ce massacre (prémédité ou pas) et la compensation des familles des victimes ?

lEst-ce parce que l’impunité des exactions d’Al-é Sa‘ûd au nom du « wahhabisme » et le silence des Etats musulmans sont en train de mettre en danger toute la nation islamique, au point de devenir urgent, pour éviter qu’elle ne soit touchée par des catastrophes encore plus graves, de rompre le silence et d’isoler cette croyance déviée (le wahhabisme) – pourtant récusée dès son apparition par les savants musulmans – défendue par Al-e Sa‘ûd ?

lEst-ce parce que le moment est venu où il est nécessaire, pour mieux connaître la juste voie, de connaître ceux qui l’ont délaissée, sans crainte d’un affrontement armé direct entre l’Iran et l’Arabie Saoudite ni risque de divisions de la nation islamique ?

Aussi, l’imam al-Khâmine’î(qDp) insiste-t-il sur la nécessité, pour les peuples et gouvernements musulmans :

lDe se démarquer du wahhabisme et de le condamner comme une déviation récusée par les savants musulmans. Déjà, des centaines de savants sunnites, conscients du danger de l’expansion de cette déviation criminelle pour leur dogme et leur identité, ont exclu le wahhabisme de la famille sunnite, lors d’une conférence tenue à Grozny, fin août 2016.

lDe dénoncer l’ensemble des crimes saoudiens (et pas seulement le massacre de Mina de 2015) commis contre les Musulmans du Moyen-Orient, d’Afrique et d’ailleurs, directement ou par l’intermédiaire de ces groupes terroristes takfiris, formés et stipendiés par eux. lDe connaître la réalité infâme d’Al-é Sa‘ûd, non-croyante, suiviste, matérialiste, présentée par l’imam al-Khâmine’î(qDp) comme de « méprisables petits diables » qui « ont peur que les ambitions du grand satan [les Etats-Unis] soient mis en danger » ; des « égarés infâmes » qui « pensent que leur maintien sur le trône du pouvoir injuste passe par la défense des arrogants mondiaux, l’alliance avec les sionistes et les Etats-Unis, et les efforts pour satisfaire leurs demandes, sans reculer (s’abstenir) devant aucune trahison dans cette voie » ; « l’arbre maudit des tyrans » ; « cette descendance maudite » qui « ne mérite pas de gérer les lieux saints » ; ces gens « tellement effrontés », « sans cœur ».. lDe dénoncer leur utilisation du titre de «serviteurs des deux lieux saints» – qui ne leur accorde aucun droit mais des devoirs – pour accaparer la nation islamique et se préserver un rôle clef sur la scène régionale et internationale.

Les faits reprochés aux dirigeants saoudiens

(dans la lettre de l’imam al-Khâmine’î(qDp) du 5/9/2016)

1)Concernant le Hajj 2016

—d’avoir fermé la route de Dieu,

de la Mosquée sacrée, de la Demeure du Bien-Aimé, non seulement aux Iraniens mais aussi à d’autres peuples(1) et de réduire le Hajj à un simple voyage religieux et touristique ;

—d’avoir imposé des mesures de surveillance non naturelles avec l’aide des services de renseignement américains et sionistes, insécurisant pour l’ensemble des pèlerins la « Maison sûre de Dieu »(2) ;

—d’avoir mobilisé leurs moyens de propagande (leurs politiciens, en relation directe avec l’entité sioniste et les Etats-Unis, leurs muftis corrompus, délivrant des fatwas contraires au Coran et à la Sunna, et leurs journalistes, sans conscience professionnelle, prêts à mentir) pour imputer à l’Iran la responsabilité de l’interdiction du Hajj aux Iraniens, les accusant de s’être abstenus eux-mêmes de se rendre au Hajj et de chercher à « politiser le Hajj »(3). Ils accusent les autres des graves péchés qu’ils ont eux-mêmes commis(4) et cachent [derrière ces mesures] leur animosité et leur ressentiment contre la nation révolutionnaire d’Iran.

2)le massacre de Mina (2015)

—d’avoir tué les invités de Dieu (le Tout-Miséricordieux), le jour de l’Aîd al-Adhâ, à Mina (et avant à La Mecque), violant le caractère sacré, divin et sûr des lieux, alors qu’ils prétendent être « les serviteurs des deux lieux sacrés », que le drame ait eu lieu du fait de leur incompétence et de leur irresponsabilité ou par préméditation.

—La non-assistance à personnes en danger – comme en témoignent •la présence massive de forces de sécurité saoudiennes restées immobiles au lieu de porter secours aux survivants et rescapés, •l’enfermement des blessés dans des containers, avec les morts, privés de soin et même d’eau, •l’arrivée tardive des secours – est en soi un crime.

—de ne pas avoir, jusqu’à ce jour, •admis leur responsabilité dans les deux catastrophes (mais de l’avoir adossée aux pèlerins iraniens, tout en félicitant les organisateurs du Hajj) ; •présenté leurs excuses, ni dédommagé les familles des victimes (alors qu’ils ont dépensé d’énormes sommes d’argent pour acheter le silence des pays concernés) ; •assuré des poursuites judiciaires contre les responsables de ce massacre ; •formé un comité (international) pour enquêter sur les crimes.

3)l’ensemble de ses crimes

—d’avoir formé et équipé des groupes de malfaiteurs terroristes takfiris ;

—d’avoir soumis le monde de l’Islam à des guerres intérieures et aux massacres des innocents ;

—d’avoir mis à feu et à sang le Yémen, l’Irak, la Syrie, la Libye et d’autres pays(5) ;

—d’avoir tendu la main de l’amitié avec l’entité sioniste occupante, fermant les yeux sur les souffrances et les malheurs des Palestiniens ;

—d’avoir étendu l’ombre de leur injustice et despotisme sur les villes et villages du Bahreïn.

L’accusation du grand mufti saoudien sheikh Abd al-Aziz Sheikh contre les Iraniens, qu’ils «ne sont pas musulmans mais mazdéens (...) hostiles aux Musulmans et plus particulièrement aux sunnites »(6) ou celle des dirigeants saoudiens qu’ils veulent « politiser le hajj » ne font que confirmer leur duplicité.

« Le mutisme de la nation islamique envers les crimes d’Al-e Sa‘ûd est une grande catastrophe. »

(imam al-Khâmine’î(qDp) 7/9/2016)

La tragédie de Minadu 24/9/2015 (cf. N°75 de la revue L.S.)

Plusieurs milliers de morts ou disparus (certains enterrés avant d’avoir été identifiés, d’autres jetés et enfermés encore vivants dans des containers, privés de soin et d’eau jusqu’à ce que mort s’en suive), originaires d’Iran (477 morts), du Mali, du Nigéria, du Niger, du Kenya, du Sénégal, d’Egypte, d’Irak, du Yémen, d’Inde, du Pakistan, d’Indonésie..  Pourquoi seul l’Iran a réagi au drame de Mina ? Pourquoi ce silence des pays musulmans ? Pourquoi le mutisme des organisations de défense des droits de l’homme ? Pourquoi le refus de toute enquête ?

Ce qui est demandé aux peuples et gouvernements musulmans

concernant les « Haramayn »

lNe pas laisser ces dirigeants saoudiens sans jugement pour tous leurs crimes commis ou provoqués dans le monde et pour cela ériger un tribunal islamique.

lRetirer la gestion des lieux saints des Musulmans des mains d’Al-e Sa‘ûd et pour cela, la confier à un comité composé de l’élite du monde musulman.

lTout manque à ce devoir va exposer la nation islamique à des problèmes plus graves encore dans l’avenir !

Al-e Sa‘ûd et le wahhabisme

—Après avoir adopté le wahhabisme comme religion d’Etat, Al-e Sa‘ûd l’a diffusé et financé partout dans le monde (avec les pétrodollars), afin d’asseoir leur leadership sur tous les Musulmans. Et cela,

—avec le soutien de l’Occident qui voit en eux un moyen pour assurer le maintien de son hégémonie sur tout le monde (dont musulman), à contrer tout mouvement d’opposition à lui (quel qu’il soit, soviétique, iranien..) et même à combattre l’Islam de façon générale, en créant conflits internes, chaos, déstabilisation au sein des pays arabes et musulmans(7).

—"Un couteau dans le cœur des Musulmans, poignardé dans le dos." (Imam al-Khomeynî(qs))

1)aussi aux Yéménites, au Syriens (pour la 5e année, depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays). Quant aux Irakiens et aux Libanais, le nombre des visas a diminué, de plus distribués localement selon l’allégeance des parties à eux.

(2)port du bracelet électronique obligatoire (fourni par l’entité sioniste) comme pour les détenus..

(3)le grand mufti wahhabite saoudien n’a-t-il pas lui-même utilisé la tribune du Hajj pour vanter l’offensive criminelle saoudite contre le peuple yéménite, présentée comme un jihad, et pour clamer le soutien aux groupes terroriste takfiris ?

(4)((Et quand il est investi [pouvoir, argent] (ou se détourne), il parcourt la terre pour corrompre ce qu’il y a à l’intérieur et détruire les champs de semailles et tout ce qui en sort, et Dieu n’aime pas la corruption. Et quand on lui dit : « Crains Dieu ! », la puissance par le péché s’empare de lui. Son compte sera l’Enfer, et quel mauvais lieu de repos !)) (205-206/2)

(5)« Ils ont versé le sang des Musulmans avec le soutien des Etats-Unis et d’autres pays qui sont complices des crimes saoudiens. » (l’imam  al-Khâmine’î, 7/9/16)

(6)dans quelle mesure cette déclaration n’est-elle pas contraire aux efforts de l’Arabie Saoudite de redorer son image auprès des Etats-Unis et de l’Occident en général ? Le bruit que ce mufti serait limogé pour être remplacé par sh.Sadis est-il fondé ?

(7)en utilisant aussi, ces 2e ou 3e générations d’immigrés exclues de la société occidentale, sans envisager leur retour problématique.

www.lumieres-spirituelles.net  No81 - Moharram-Safar 1438 Octobre-Novembre  2016  

Le congrès de Grozny en Tchétchénie

(du 25-27/8/2016)

sur « les gens du sunnisme et la communauté sunnite »

Du 25 au 27 août 2016, s’est tenu à Grozny en Tchétchénie un congrès en présence de plusieurs centaines de savants et de grandes personnalités religieuses musulmans, venus d’Egypte, du Maroc, de Syrie, du Soudan, de Jordanie, du Yémen, de Russie et d’autres pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Inauguré par le mufti de la grande université d’al-Azhar (en Egypte), sheikh Ahmed at-Tayyeb, en présence des présidents russe et égyptien, le congrès avait pour objectif de définir l’identité « des gens du sunnisme et de la communauté sunnite ».

Une liste des mouvements authentiquement sunnites fut dressée de laquelle furent écartées les interprétations déformées et dangereuses de l’Islam, qui conduisent au terrorisme (tel le wahhabisme), l’Islam étant une religion de paix et de tolérance.

Il fut convenu que « les gens du sunnisme et ceux qui appartiennent à la communauté sunnite »

sont au niveau du dogme, les Ash‘aris et les Mâturides(1), au niveau du Droit (Fiqh), les quatre écoles sunnites de jurisprudence(2) et les soufis, au niveau de la connaissance, de la morale et de l’éthique, selon les méthodes de l’imam Junayd et des imams de la bonne direction.

Ainsi, le wahhabisme(3)fut exclu de la « doctrine du sunnisme, voire du cadre de la communauté sunnite», en tant qu’il promeut le takfirisme, ressuscite la doctrine d’Ibn Taymiyya (mort en prison en 1328), condamnée en son temps par l’ensemble du monde sunnite comme une résurgence d’une déviance extrémiste.

Une série de recommandations fut également prise pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme, comme : créer une chaîne de télévision au niveau de la Russie et un centre scientifique d’études religieuses en Tchétchénie, encourager l’étude dans les grandes institutions religieuses sunnites identifiéescomme la prestigieuse université d’al-Azhar en Egypte et celles de Qarawiyîn au Maroc, de Zaytouna en Tunisie et de Hadramouth au Yémen, excluant de fait les institutions saoudiennes dont l’université islamique de Médine.

Les pressions saoudiennes sur les participants ne se sont pas faits attendre, notamment sur le Maroc et l’Egypte et plus particulièrement sur le mufti d’al-Azhar, sh. Ahmed at-Tayyeb, pour qu’il retire la déclaration finale de ce congrès, faisant même courir le bruit de sa rétractation – ce qui serait contraire à la réalité scientifique, selon Dr Ahmed Karima, professeur de jurisprudence comparée à l’Université d’al- Azhar, les salafistes ayant été des intrus étrangers à la définition du sunnisme, telle établie il y a plus de 1300 ans.

(1)en référence d’Abû Mansour al-Mâturïdï, héritier du juriste hanafite Abû Ja‘far at-Tahâwî

(2)les 4 écoles de jurisprudence sunnites : hanafite, mâlikite, shâfi‘ïte, hanbâlite

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